‹ Julien l'Apostat (volume 4)Chapitre 276 sur 298 · Perrot, De GalaUa provincia roinana, p · texte numérisé non relu

Perrot, De GalaUa provincia roinana, p

JULIEN A PfiSSlNONTE ET A ANCYRE. 339

fonctionnaires nés en pays latins qui y séjournaient^* Ancyre n'était pas seulement l'une des villes où florissait le culte officiel de Rome et d'Auguste : celui de Cybèle y était aussi en honneur^. Si Ton en croit un document hagiographique, la déesse aurait été adorée là sous les traits de Minerve Bérécynthe, et son culte s'y serait joint à celui de Diane, également populaire en Galatie^. Les rites célébrés en Thonneur de ces déesses avaient probablement un caractère orgiastique : on parle de processions conduisant leurs statues au bain sacré, parmi les danses, les chœurs de chanteuses, les orchestres de femmes^. Il semble qu'à Ancyre les païens aient été moins tièdes que nous ne les avons vus à Pessinonte, ou que la restauration de l'idolâtrie par Julien ait plus vite réveillé en eux le fanatisme. On le voit par le rôle qu'ils jouèrent dans le procès instruit, pendant les premiers mois de 362, contre un prêtre catholique, nommé Basile, que depuis longtemps son zèle pour l'orthodoxie avait mis en évidence.

u Basile, écrit Thistorien Sozomène, était un intrépide défenseur de la foi chrétienne. A l'époque où Constance monta sur le trône, il avait déjà résisté courageusement aux ariens^. Pour ce motif, les sectateurs d'Eudoxe lui interdirent de tenir des assemblées reli-

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