‹ Julien l'Apostat (volume 4)Chapitre 293 sur 298 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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attendre la nouvelle réforme, avait donné le sophiste Ecebole * . Hais d*aatres, qui étaient à la tête de renseignement public, sacrifièrent courageusement leur situation à leur foi. On cite parmi eux Victorinus, qui professait à Rome avec éclat ^, et Prohœresius, qui enseignait à Athènes^. ProhaBresius avait été jadis appelé en Gaule, puis à Rome, par Constance : son savoir et son talent y avaient obtenu un tel succès qu'une statue lui fut élevée sur le Forum, avec cette inscription : (( Rome, reine du monde, au roi de Téloquence ^. » Il avait ensuite occupé une chaire à Athènes, où probablement Julien fut un de ses élèves, en même temps que saint Basile et saint Grégoire de Nazianze. Dans une lettre de 361, Julien Tappelle « Thomme aux discours abondants et rapides comme le fleuve dont le cours se répand dans les campagnes, » le proclame « rival de Périclès par Téloquence, » et Tinvite à devenir son historiographe^. Après redit de 362, il rougit d'exclure de l'enseignement public un maître de ce renom et de ce mérite, et lui fit offrir de garder sa chaire à l'université d'Athènes. Prohœresius ne voulut pas d'une faveur déshonorante, et refusa noblement de séparer son sort de celui des autres professeurs chrétiens^.

La législation sur l'enseignement est un des faits révélateurs de la persécution de Julien. Elle en montre le caractère. Ce n'est pas, comme aux siècles précédents, la persécution violente et sanglante, bien que, en des

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