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s. c Disperaum perThracias militem. » Ibid., 12. 4. ihid., 10.
Puisque Constance avait pris la résolution de défendre l'Empire contre les Perses avant de défendre son trône contre Julien, il lui avait fallu masser d^abord des troupes sur les points menacés par ceux-ci. Il s'y était résigné au point, on Ta vu, de faire venir les garnisons de Tlllyrie, ne laissant guère, dans TEiirope centrale, de soldats qu*à Sirmium. Mais il avait cependant essayé, quoique sans succès, de faire garder par des Barbares les passages des Alpes. Il avait si bien réussi à mettre TAfrique romaine en état de défense, que bien que Julien se fût rendu maître de la Sicile, les garnisons de cette lie, formées en corps de débarquement, ne purent trouver un point de la côte africaine où l'on ne fût prêt à les repousser ^ Il avait rassemblé en Thrace des forces suffisantes pour arrêter Julien au seuil de cette province. S'il n'avait point, comme on le lui a reproché^, placé des soldats au Pas de Sucques, c'est sans doute parce que cette position, imprenable pour qui venait de Thrace, était au contraire, d*après Ammien, presque impossible à défendre contre qui venait d'IUyrie ^. On devra donc, pour être juste, écarter de Constance le reproche d'imprévoyance. Hais on l'excusera malaisément de celui d'illusion. II parait certain que Constance considérait Julien comme une quantité négligeable. Il se tenait pour assuré de le vaincre, et cette opinion était partagée par tout son entourage^. Il n'attendait que l'heure où il aurait eu raison
1. • Eo eniin sùperstite nuUas adTersorum eas teUgit terras, licet oram ^iciliensem a Lilybso proteiKani et Pachyno mnltitudo seryabat armata, si patuisset facultas, odus transitura. » Ammien Marcellin, XXI, 7.