Libanius, Ep
Symmaque et Maxime, revinrent par TlUyrie, et allèrent à Naisse voir Julien. Cette démarche semble avoir impliqué de leur part, et de la part de rassemblée dont ils étaient les représentants, lacceptation des faits accomplis : ils avaient à Àntioche rendu hommage au souverain de rOrient romain, ils allaient en Occident saluer le nouveau maître de Tltalie. Mais, si Ton en juge par le temps que demandait alors un voyage de Rome en Syrie, et de Syrie en lUyrie, on reconnaîtra qu'au moment où ils s'étaient mis en route, le malencontreux message de Julien n'avait pas encore été envoyé au sénat : et peut-être reflétaient-ils les dispositions de l'assemblée avant, et non après, la réception de cette lettre. Quoi qu'il en soit, Julien les reçut avec de grands honneurs. Faisant tout de suite, selon son habitude, acte d'autorité, il nomma Maxime préfet de Rome à la place de TertuUus, dont l'attitude lors de la lecture de son message lui avait déplu. Âmmien se montre surpris qu'il n'ait pas de préférence choisi Symmaque, qui était un plus grand personnage. Mais Symmaque, quoique l'un des membres les plus notables du parti païen de Rome, n'était pas un païen selon le cœur de Julien : en fait de sacerdoces, il n'était que pontife mineur et que décemvir ^ : les dieux romains lui suffisaient, et il manquait de dévotion pour les divinités exotiques auxquelles Julien s'était voué. Maxime avait un titre particulier à la faveur du prince : il était neveu de Vulca- * tins Rufinus, qui avait été l'oncle de Gallus^.
Si l'on en croit Mamertin, Julien traita tout de suite