‹ Julien l'Apostat (volume 4)Chapitre 70 sur 298 · Ammien Marceliin, XXI · texte numérisé non relu

Ammien Marceliin, XXI

3. Ibid, — Zosime, lU, il, ne nomme pas les deux comtes, mais dit

On raconte que, dans Tentoarage de Julien, ces nouvelles rencontrèrent d'abord des incrédules. Peut-être ses amis voyaient-ils dans Tannonce de la mort de Constance un piège pour le faire sortir de Naïsse, etTentralner au-devant des troupes de son adversaire. Julien, cependant, les rassura : il prit un livre, de divination probablement, et leur montra un pa.ssage qui confirmait à ses yeux l'exactitude du fait annoncé. Puis, ajoute Libanius, quand il vit la guerre si promptement et si heureusement finie, et quand il fut sûr que son ennemi n'était plus, la nature reprit ses droits : Julien versa d'abondantes larmes, qui coulèrent jusque sur le livre qu'il tenait à la main ; il s'informa avec intérêt delà maladie de Constance, s'enquit du lieu où était son corps, demanda si on lui avait rendu les honneurs suprêmes ^ Sentiment sin> cère, ou même impression purement nerveuse, ce mouvement spontané fait honneur à Julien, et jette une lueur d'humanité sur cette tragique histoire.

Julien n'avait plus d'ennemis à redouter. Il est vrai qu'Âquilée, refusant aussi de croire à la mort de Constance, résistait toujours, et les assiégés infligeaient même aux assiégeants de sanglantes défaites -; mais l'exemple de ses défenseurs ne gardait plus aucune

que vint vers Jalieo, à Naïsse, une grande troupe de cavalerie, nX^Oo;. Iniréwv, pour lui annoncer la mort de Constance et lui porter l'adhésion de rarmée d'Orient. Le récit d'Ammien semble préférable, bien que l'un et l'autre se puissent concilier, les cavaliers dont parle Zosime étant peutêtre l'escorte de Théolaîphe et d'Agilide.

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