Populaiitatem elato animo contemnebat et magno. » Jbid
goire de Nazianze, Font jugé, à ce point de vue, avec une indulgence que l'on pourrait trouver excessive S bien qu'ils l'aient mêlée de quelques réserves ^ ; il est visible qu'ils savaient gré à Constance d'une certaine droiture d'intentions, et peut-être aussi qu'ils lui étaient reconnaissants des lois, plus théoriques apparemment que pratiques, rendues par lui contre le paganisme ^. Hais d'autres, plus fermes, ont prononcé sur le protecteur avoué de l'arianisme de dures sentences. Saint Hilaire de Poitiers, malgré son amour de la conciliation, a marqué Constance comme d'un fer rouge ^. Au lendemain de sa morty le vétéran des luttes pour la divinité du Verbe, saint Athanase, déclare que Constance est demeuré dans l'impiété des ariens jusqu'à la fin ^. Quelques années plus tard, saint Jérôme écrit dans son rude langage : « Le Seigneur se réveille; il commande à la tempête qui semblait prête à abîmer l'Église; la bête meurt, et la tranquillité revient ^. » II est curieux de rapprocher de ces jugements celui d'un païen, qui regarde du dehors, et est plus sensible aux ridicules ou aux inconvénients extérieurs qu'aux ravages faits dans les âmes; il nous montre comment toute une fraction de l'opinion publique, aussi éloignée des passions ariennes que du juste ressentiment des catholiques, appréciait le rôle religieux de Constance. « Celui-ci gâtait, dit Ammien Harcellin, par une superstition de vieille
1. Saint Grégoire de Nazianze» Oratio IV, 3, 21, 34; Oratio V, 16, 17.