IV. — Sources diverses
Quelques mots sur Julien sont encore à recueillir dans les Épitres 17 et 40 de saint Ambroise; dans l’'Homélie III de saint Asterius d'Amasée; dans la biographie de saint Martin par Sulpice Sévère (IV, 306); dans divers écrits de saint Augustin, la Cité de Dieu (XVIII, 52), les Confessions (VIII, 5), l’'Ep. 105, leslivres Contra litt. Petiliani (Il) et Contra Parmenionem ([, 12); dans le De Schismate Donatistarum (Il, 16) de saint Optat; dans l’Apotheosis de Prudence (vers 449-459); dans les diverses Vies de saint Athanase; dans Jean d’Anüoche (fr. 477-180 ; Müller, Fragm. hist. græc., t. IV, p. 605- 606); dans la Chronique de saint Jérôme, dans la Chronographie de Théophane, dans les Fastes d'Idace. De tous les documents chronographiques le plus intéressant est sans doute le fragment connu sous le nom d’AHistoria acephala arianorum, qui a été consulté, comme nous l'avons dit plus haut, par Sozomène, et qui, pour les faits qui se passèrent à Alexandrie pendant le règne de Julien, se montre, par la précision des détails et indication minutieuse des dates, un témoin de premier ordre !. A côté de lui l’on placera la CAroni-
1. Publié par Migne, Patr. græc., t. XXVI, col. 1443-1450, et par Sievers, dans Zeütschrift für historische Theologie, 1868, p. 89-162. — ME: Batiffol en à donné, d’après l'unique manuscrit existant, une édition plus complète dans Mélanges de littérature et d'histoire religieuses publiés à l’occasion du jubilé épiscopal de M de Cabrières. Paris, 1899, p. 100-108.
que d'Alexandrie ou Chronique Pascale , compilation formée au septième siècle, mais contenant des morceaux beaucoup plus anciens, de provenance officielle, de provenance arienne, de provenance catholique : elle offre, sur les épreuves souffertes par les chrétiens pendant la persécution de Julien, sur les renégats, sur les martyrs, des renseignements précieux. J'indique seulement pour mémoire Cassiodore, puisque le livre Vide son Historia Tripartita (Migne, Patr. lat., t. LXIX, col. 1026-1064), où il est amplement question de Julien, n’est, comme tout le reste de cette histoire, qu’une compilation (très heureusement fondue) de Socrate, de Sozomène et de Théodoret. Mais on peut descendre plus bas, et trouver encore à gli” ner. Cedrenus, au milieu du onzième siècle, consacre dans sa Chronique ? quelques pages à l’histoire ou plutôt à la légende de Julien : un ou deux détails méritent d’être recueillis. L'auteur d'Annales d'histoire romaine compilées à la fin du même siècle, Zonare #, parle aussi de Julien dans plusieurs chapitres de son livre XIII : ils ont une couleur généralement exacte, et paraissent écrits d’après des sources diverses. Sur lPusurpation de Julien et sur les rapports diplomatiques avec
Constance qui en furent la suite, des détails s’y rencontrent
qui sont de bonne apparence historique et ne concordent cependant ni avec le récit d’Ammien ni avec la position que Julien semble avoir voulu prendre sur ces faits devant l’opinion publique. On a pensé que ces détails provenaient (soit directement, soit indirectement) des Mémoires perdus d'Oribase, ce fameux érouvnua attesté par Eunape (fr. 8), et dont celui-ci s’est inspiré dans beaucoup de passages également perdus. Oribase, a-t-on dit, est peut-être, après Julien, le seul qui ait pu connaître d’aussi intimes particularités et ait