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4. Au rhy roùs Kwvotévriov qutav. Eunape, Continuation de l'Histoire de Dexippe, fr. 17; dans Müller, Fragm. hist. græc., t. IV, p. 21.

5. Voir {. I, p. 405, 414. — Sur les rapports de Julien avec Marcel, voir Koch, Kaiser Julian der Abtrünnige, p. 386-387.

JULIEN L’'APOSTAT. — Ill. 3

Quant aux chrétiens, ils eurent à souffrir de nombreuses vexations. On en a un exemple dans l'affaire d'Eleusius. Cet évêque avait eu la carrière la plus agitée, qui donne une idée de ce que pouvait être la vie de certains prélats au milieu du quatrième siècle. Rien dans son passé ne le destinait à l’état ecclésiastique. C'était un officier supérieur dans la maison militaire de Constance, quand l’évèque de Constantinople, Macedonius, le fit élire au siège épiscopal de Cyzique, en même temps qu'un payeur de la garde prétorienne, Marathon, était

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promu à celui de Nicomédie!. Eleusius mena en soldat les affaires de son diocèse. Pour ramener à l'unité la petite et inoffensive secte des novatiens, il interdit leurs assemblées, et démolit l’église qu'ils avaient à Cyzique?. En mème temps, il abattait dans la même ville les temples des dieux, et vouait au mépris public les cérémonies de la religion païenne. L’orthodoxie de ce rigide champion de la foi n’était cependant pas sans alliage. Il s’associa en plusieurs circonstances aux vexations infligées par les macédoniens aux défenseurs de la pure doctrine de Nicée #. Cependant, il repoussa toujours les opinions extrèmes de l’arianisme. Il appartenait au tiers parti des semi-ariens, plus proche mème de la définition orthodoxe que la plupart de ses amis, au jugement

. Sozomène, IV, 20; Suidas, v° Edevotoc.

. Socrate, II, 38; Sozomène, IV, 21.

. Sozomène, V, 15.

. Voir Tillemont, Mémoires, L. VI, p. 397. — Julien, Ep. 52 (Hertlein, p. 559), parle de bourgades, xouaç, détruites pendant les discordes entre chrétiens sous le règne de Constance, sur le territoire de plusieurs cités, entre autres à Cyzique. Mais on ne peut savoir si ces excès sont antérieurs à l'épiscopat d'Eleusius, ou au contraire lui sont imputables. Peut-être la

phrase de Julien fait-elle allusion seulement à la destruction de l’église des novatiens.

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