‹ Juvénal et ses satiresChapitre 77 sur 195 · LE TL' K BUT UU LA COL H DE DOMITIKN. U · texte numérisé non relu

LE TL' K BUT UU LA COL H DE DOMITIKN. U

ration. Le premier, Pline le jeune, dont il avait été le collègue au séuat, nous le dépeint ainsi : « Cruel de son naturel, il avait, en perdant la vue, achevé de perdre tout sentiment d’humanité. Il ne connaissait ni l’honneur, ni la honte, ni la pitié; c’était une raison de plus pour qu’il fût, entre les mains de Domitien, comme un trait, toujours prêt à être emporté par une impétuosité aveugle, et que cet empereur lançait constamment contre les plus gens de bien.... un scélérat dont les avis étaient toujours sanguinaires' . «Le second débuta sous Néron, qui l’exila pour avoir écrit des livres infâmes et tratiqué des charges publiques *. Ses mauvais instincts lui valurent d’être rappelé par Domitien, sous le règne duquel il exerça, comme maint autre de ses honorables collègues, le métier de délateur, qu’il cumulait avec celui d’adulateur; et, à ce sujet, le même Pline écrit encore : « C’est tout dire que de nommer le personnage 1 * 3 . » C'est ainsi que l’histoire a flétri ces deux misérables, qui pourtant appartenaient, comme tant d’autres de leurs semblables, à l’ordre sénatorial.

A son tour, Jüvénal, le poète moraliste, va les marquer au fer rouge de la réprobation : « S’avance ensuite le délateur Catullus, aux paroles meurtrières. Catullus, c’est un monstre d’infamie, même pour notre temps, flatteur quoique aveugle, un être fait pour s’installer sur un pont, et digne de poursuivre, en mendiant et en leur envoyant des baisers, les chars qui descendent la colline d’Aricie. Personne ne s’extasia davantage à l’aspect du turbot. Il ne tarissait pas d’éloges, tournant ses yeux éteints vers la gauche quand le poisson

1 Hput; IV, 21.

1 Tacite, Ann. XIV, t.

1 Episl., IV, xxii.

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