‹ Juvénal et ses satires; études littéraires et moralesChapitre 187 sur 194 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

üe« privilège* * de l’état militaire ’>

• Cette satire, composée de soixante \ers seulement, est évidemment tronquée. C’est là sans doute ce qui a fait présumer à d’anciens scholiastes qu’elle n’était pas de Juvénal *. Il est certain qu’on y chercherait en vain la vigueur, l’éclat, la puissance de souffle des précédentes pièces; d’autre part, cependant, elle rappelle plus d’une fois par son ton et ses allures la manière du maître. De là chez les critiques et les savants des trois derniers siècles deux opinions bien tranchées sur cette satire, les uns s’étant prononcés pour *, les autres contre* son authenticité. Cette diversité d’opinions s’est maintenue chez les philologues modernes. En France,

’ Satire XVI.

’ Quidam dicunt, non esse Juvenalis sed ab ejus amico upposilam (scboliaste cité par Barth., Advers., XIV, — Ista a plerlsque exploditur et dicitur non esse Juvenalis {vêtus schol. Pithœi).

* Dempster., ad Coripp., p. 137; Scaliger, cités par Lemaire.

‘ Grotius, ad Luc., III, 14j Rotgers, Var. Lect., IV, iv, p. 338; Angel. Decembr., Polit, littr., p. &a sqq. ; Barth., loc. cit. ; Plathner, Bahrd, etc., cités par le même.

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