FRERES DES ECOLES
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L'Institut des Frères des Ecoles Chrétiennes compte syr le bienveifinni concours du clergé pour mener à bonne fin un projet destiné à assurer sa prosi. périté et son développement dans le Canada.
La pensée d'où est sorti ce projet est mise en lumière dans les lettres suivantes ; l'importance de l'entreprise, les moyens de la mener h. bonne fin,,, et soii aboutissement, sont indiqués dans U's pièces qui accompagnent cette note. ^ .,, .
Leilrc à Mnnmgnenr (fr Mnnh-énI, en rlnéc fh'i'i' Offfinhify 1f^l^^: ''
Monseigneur,
La nécessitv'. où je me trouve d'ajourner l'ouverture d'un grand nombre d'écoles qui sont offertes à la Congrégation, m'a déterminé à prendre des mesures dans le but de procurer aux jeunes gens les moyens de céder à leur attrait pour la vie religieuse et d'accroître ainsi le nombre des ouvriers en proportion de l'abondance de la moisson.
Or, il est d'expérience que des enfants qui se sont conservés bons jusqu'à l'âge de treize ou quatorze ans, {)erdent peu à peu au contact du monde et sous l'empire des passions naissantes, avec leur innocence, le goût do la piété et des choses célestes.
Ils ont de moins bonnes inspirations et la générosité leur manquerait pour répondre à l'appel de Dieu, quand même ils seraient on état de l'entendre. C'est ainr! sans doute, que beaucoup de jeunes gens, quoique prévenus des dons de I, perdent la grâce très-réelle d'une vocation sainte ; ils demeurent dans le i^iide, au grand détriment de la Religion, qu'ils devraient servir et que souvent ils délaissent ; ils compromettent par là môme, les intérêts si chers de leur dme, dont le salut est exposé aux plus graves périls.
Par tous ces motifs, Monseigneur, j'ai été entraîné à ouvrir, dans notre maison principale de Montréal, un Juvénal sous le nom de Pelil-Noi'icial ou Noviciat Préparatoire, à l'instar de ceux qui ont été établis depuis plusieurs années à Paris et dans diverses provinces de France.
Il m'a paru, Monseigneur, que je ne pouvais mieux faire pour attirer les laveurs du ciel sur cette entreprise, (pie de demander h Voire Grandeur de vouloir bien la bénir dès l'origine, tout en la recommandant à lu bienveillante sympathie du clergé do votre diocèse.
Je suis a\ec un très-profond respect, Monseigneur,
de Votre Grandeur, Le très-liumble et irès-obéissanl serviteur en N. S..
F. Ahmin-Victuk.
Lellre de Momeigneup de Monirêal, en dale du IG Novembre 1 87").
Bn réponse à la vfllre du 12 Décembre courant, je suis heureux de pouvoir
entrer dans vos pieuses, intentions, au sujet du Juvénal que vous vous proposez
d'établir à Montréal, afin do préparer de bons sujets à votre Institut.
Je comprends que beaucoup de jeunes gens que Dieu appelle à l'état religieux, sont expogés,^ par leur contact avec le monde, à perdre leur vocation, ce qui fait ordinairement qu'au lieu d'être de bons religieux, ils deviennent de mauvais sujets.
Le Noviciat Préparatoire que vou^ allez ouvrir, sera, pour ces bons jeunes gens, un asile sûr pour leur innocence et un moyen certain de sanctification. C'est donc de grand cœur que je loue, bénis et approuve un aussi excellent projet.
Dans le ferme espoir que l'établissement on question aura un plein et heureux succès.
Je demeure bien véritablement, mon cher Frère, etc.
• f IrrNAOK, Rv. DR MONTnéAI..