‹ Juvenilia, uvres posthumes, reliquiæChapitre 22 sur 123 · LAIDEUR ET MISÈRE · texte numérisé non relu

LAIDEUR ET MISÈRE

De la prostitution.

La misère, qui dans tous les pays, attendrit si facilement le cœur du philosophe, ne peut ici, que lui inspirer le plus irrésistible dégoût, tant la face du pauvre est <indélébilement> originellement marquée de vice et de bassesse incurable !

L'enfance, jolie presque partout, est ici hideuse, teigneuse, galeuse, crasseuse, merdeuse.

Il faut voir les quartiers pauvres, et voir les enfants nus se rouler dans les excréments. Cependant je ne crois pas qu'ils <en> les mangent <pas>.

La vieille femme elle-même, l'être sans sexe, qui a ce grand njérite, partout ailleurs, d'attendrir l'esprit sans émouvoir les sens, garde ici <toute> sur son visage <toutes les horreurs> toute la laideur et toute la sottise dont la jeune a été marquée dans le ventre maternel. Elle n'inspire donc ni politesse ni respect ni tendresse.

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