‹ Kaiser, Kronprinz & cieChapitre 8 sur 17 · Hérode. 2. Néron. 3. Attila. 4. Barberousse · texte numérisé non relu

Hérode. 2. Néron. 3. Attila. 4. Barberousse

(// Fischietto. de Turin, Juin 1915.)

La tragédie humaine. Le supplice des responsables. « Les grands princes seront ici comme des porcs à

la broche. » (L'Enfer du Dante, Chant VIII.)

(// 420. de Florence, 22 Mai 1915.)

ITALIE

Quel fiasco !

A peine est-il entré en scène que la ficelle casse '

* Allusion aux manœuvres des sidalistes impériaux. L'Uomo di Pietra, de Milan.

Les grands conquérants.

Où pourrais-je bien me le mettre le drapeau de la plus grande Germanie ?

Dessin de Caronte. (Fischietto, de Turin, Octobre 1914.) * 11 a monté tous les échelons de l'échelle belge de Liège à Ostende et 1 ; roi des Belges, depuis la France,lui fait un formidable pied de nez.

— Voici, Majesté, la forme que l'on pourra donner auK miches de pain K.

Dessin de Flcci. (// Pasquino, de Turin, Février 1915)

Dernières nouveautés : manches pour ombrelles. // 420. de Florence. 13 Février 1915.)

ITALIE

Sur le théâtre de la guerre.

Vendeurs de... fumée. — Ilschantent : « Nous sommes les.

Empereurs qui vous honorent par leur humanité et leur grande bonté. >•

Si l'un n'était pas aveugle et l'autre sourd, tous deux se rendraient bien compte de leurs^ succès extraordinaires auprès, de l'élite du monde civilisé, déjà suffisamment édifiée sur leur compte.

Caricature de CaRONTE. (// Fiichietto, de Turin, Novembre 1914.)

* 11 est à remarquer, à proposde cette image, que la caricature:

de tous les pays s'est souvent complu dans la représentation des deux Empereurs en personnages de théâtre venant se poser devant le public comme s'ils étaient sur la scène.

La manie « BOMBARDATRICE ».

— Majesté, voici que l'Italie se déclare contre nous ! — Eh bien, qu'on bombarde la cathédrale de R...ome !

(Mondo Umotistico, de Milan, 18 Juillet 1915.)

Les ruines de la cathédrale de Reims reproduisentr les traits du Kaiser.

Ul Fischietto, de Turin. Septembre 1914.)

ITALIE

Diagnostic Phrénologique du plus grand criminel du siècle.

Composition de Fannata. (Il 420, de Florence. Janvier I9I5J

Le nez est formé par le 420, tandis que la moustache est obtenue par la fameuse Table ronde de Potsdam. Reims, Aerschot, Louvain, TTierononde, Malines servent à accentuer différents traits de la phv'ionomie, etc.

Au-dessus de la tête, le titre illustré de cet amusant journal à caricature* créé en 1914.

ITALIE

Le contrebassiste cherchant à accorder son instrument pour l'exécution de la Sérénade sentimentale.

(Il 420 de Florence, 12 Juin 1915.)

* Nombre d'images transforment les canons et autres accessoires de bombardement en instruments de musique. C'est une des particularités de la caricature italienne.

La grande et belle gorge du Kaiser.

Photographie radioscopique prise par le professeur Théodoro Lawathyren, grand médecin du grandissime Empereur, qui a déclaré qu'il faudrait opérer quelque j )ur son Illustre client.

(// 420, de Florence, Décembre 1914.)

La nouvelle monnaie allemande en nikil— ito (en nickel de rien du tout).

(// 420, de Florence, 17 Juillet 1915)

Comment finira Guillaume le fou 1

(f(5cAie«o, de Turin, Juillet 1915).

POLOGNE

Le Kronprinz « Hohenvoleur » (I)

L'héritier du trône allemand. — « Quoi, César, Annibal, Napoléon seraient les héros de l'Histoire ? Riez, messieurs, de cette prétention. Le véritable héros, c'est moi qui, en quelques mois, ai réussi à brûler une centame d œuvres d'art et à en voler une autre centaine. »

Caricature de Nowo-DwORSKi. (Mucha, de Varsovie, Février 1915.)

(1) Ce qualificatif figure tel quel, en français, dans le texte polonais.

POLOGNE

Le don Quichotte de Berlin.

Guillaume. — « Vois donc, Bethmann, il ne reste plus trace de la France Et maintenant, aux autres, à tour de rôle. »

A Guillaume.

— « Vous aviez, mon gaillard, une casquette en canons de fusil et en pièces d'artillerie; on vous a exterminé des corps d'armées. Vous aviez, mon gaillard, la folie de la victoire ; vous aviez un Empire plus solide que les murailles. Or le diable vous a pris la raison et il ne vous reste plus, maintenant, que la corde. »

Pour ça il a raison.

Guillaume. — «Que mes ennemis disent de moi ce qu'ils voudront. Il y a une chose qu'ils sont forcés de reconnaître, c est qu'à moi seul e pèse plus que tout le reste du monde. >'

Napoltun le Grand à Guillaume le Petit. — « Et cette pacotille allemande avait la prétention de me remplacer. C'est inou' ! A moins que ce ne soit parce que son Waterloo, à lui, se produira cent ans après le mien ! »

Toute» ces caricatures sont extraites du vaillant )Oiinial Mucha de Varsovie

POLOGNE

Avant la retraite de la grande France.

L'héritieT du trône allemand (au Musée municipal). — Monsieur le maire, je veux encore emporter cette guillotine historique, qui coupa des têtes royales, en 1793. Le Maire. — Je vous en prie, ne vous gênez pas. Après la guerre, elle pourra peut-être être utile aux sujets de Votre

Altesse.

(Mâcha, de Varsovie. 1914.) * Allusion aux dilapidations dont avait été menacé le château de G>mpiècne.

POLOGNE

Portrait de Guillaime II dans le goût et dans le style du XVII •-' siècle (1914).

César-Triumphator.

Guillaarm. — « Corse ! tu ne me fais point peur. Je réduirai tout en cendres et j'entrerai à Paris.

Napoléon Z*^''. — « Tu y entreras, c'est certain, mais la corde au cou. »

Il y eut un empereur Guillaume cabotin et bavard, qui, dès sa naissance, rêvait à supplanter Napoléon P*. Composition de Bogdan.

Dans un an au Panopticum

— Maman, j'ai peur de ce roi, maman !

— Ne crains rien, mon petit garçon, le vrai est à l'île du Diable; celui-ci n'est qu'en cire.

Toutîs ces caricatures sont extraites de \aMucha, de Varsovie ( 1.9 1 4).

POLOGNE

Des amis inséparables.

Constantin à Guillaume. — Ne prends pas le temps de la réflexion ! Marche ! En avant ! Toujours en avant ! Je ne t'abandonnerai pas et je me saisirai de toi en douceur avant que « tes fidèles sujets » n'aient le temps de comprendre.

* Constantin est e nom que les Polonais donnent à la Mort.

Caricature de Bogdan. {Mucba, de Varsovie, 1914.)'

* De toutes les images, d'une si haute portée, publiées par l'organe satirique polonais, celle-ci est bien certainement lat plus impressionnante. Et combien juste la pensée qui s'en dégage, si l'on prend la peine de tirer la conclusion que l'artiste, lui, se contente d indiquer. Le Kaiser trouvant la mort, non plus en combattant les armes à la main — les procédés de la guerre actuelle s'y opposent — mais à la suite, par exemple, de quelque bombardement aérien, qui sait si ce ne serait pas là le commencement delà finp Qu'il suive sa Bdèle amie; qu'il soit fauché par elle, et ses sujets pourraient fort bien ne pas suivre son successeur. Pour tout dire, belle image qui fait penser !

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