IE - د
La seconde tâche à remplir, celle qui consiste à retracer la vie de celui que vient de nous ravir la mort, à relater les. différentes phases de sa noble carrière, si utile à sa patrie, cette tâche appartient désormais à l'Histoire qui trouvera dans la vie de Riaz plus d’un bel exemple à donner aux générations futures. Pour ma part, je crois avoir rempli sur la tombe du cher défunt ce pieux devoir, aussi bien que mes faibles moyens me le permettaient, | 4
L'assistance avec l’orateur, les. absents—et tous les Esyptiens sont du nombre—attestent que Riaz était un de ces hommes de génie supérieur, qui illustrèrent dans ces dernières années l'Egypte et l'Orient.
Il est incontestable que la bienfaisante action de Riaz ne s’est pas confinée dans la seule direction des affaires publiques. 11 est très rare de voir réunies en un seul homme une telle foule de vertus civiques et de si belles tendances humanitaires. C’est le destin des rares privilégiés qui planent bien haut au-dessus du commun des mortels.
Comme il faisait partie de l'avant-garde des politiciens, il était en tête des réformateurs..Parmi les administrateurs il était l’un des plus éminents, en même temps qu'il était considéré à juste titre comme l’un des mieux avisés parmi les : législateurs. Il avait sa place marquée au milieu des économistes et des financiers de haute envergure.
Ces nobles qualités ont distingué Riaz tout spécialement, aussi bien dans la génération passée que dans la génération actuelle. |
Nous, qui sommes en quelque sorte le trait d’union entre les deux âges, nous profitons tous les jours des bienfaits que nous apporta l’œuvre immortelle de Riaz : règlements d’administration publique, régime législatif, presse arabe, industrie locale, asiles philanthropiques, cercles scientifiques et
littéraires.
Pr وار
L'Institut Egyptien et la Société Khédiviale de Géographie sont au nombre des institutions qui profitèrent largement de la bienveillante intervention de Riaz. Les membres de ces deux corps savants n’oublieront jamais les bienfaits dont il les a gratifiés, et conserveront toujours un souvenir reconnaissant de cette grande figure.
Riaz n'a jamais marchandé ses faveurs à ces deux assemblées, il n’a jamais épargné ses efforts pour faciliter leur ex- pansion et leur développement.
| Quoiqu'il eût de nombreuses occupations politiques et
administratives, on compte dans les annales de ces deux sociétés plus d’une page glorieuse pour Riaz pacha.
Je cite un seul fait.
. Dans une de nos plus belles réunions, le 5 janvier 1878,
. la été le premier à saluer par un discours éloquent l’illustre
voyageur Stanley, le grand héros de l'Afrique Centrale,
celui qui, le premier, pénétra au cœur du Continent Noir, et
ouvrit au monde civilisé les vastes régions jusque là inexplorées.
Riaz fut le premier grand homme qui salua l’illustre explorateur revenant de ces contrées inhospitalières où l’homme
civilisé a moins à redouter les fauves que ses semblables plongés dans la barbarie, de ces contrées où l’on doit répéter avec le poète arabe: Les cris perçants des loups ne m'effarouchent point, tandis que la voix d’un homme me fait désirer * des ailes pour m’enfuir !
Comme l'Orient dans la personne de Riaz a fait accueil à l'Occident dans la personne de Stanley, de même, Riaz pacha fut l’intermédiaire attitré entre les Egyptiens et les Européens, lors de la fondation des tribunaux de la réforme en Egypte.
Voici déjà trente-cinq ans moins trois jours exactement
4 1 1111 relie
(1* janvier 1876), que Riaz prenait la parole pour inaugu-
rer la Cour d’Appel et le Tribunal mixtes d'Alexandrie. 1 prononçait à cette occasion une allocution de circonstance dans laquelle il invitait les nouveaux magistrats à coordonner leurs efforts pour le bien général, afin que l'institution qui venait de naître puisse marquer une ère nouvelle dans lhistoire judiciaire de l'Egypte.
C’est grâce à Riaz pacha, alors qu’il avait le portefeuille
de l’Intérieur, en 1880, que le Gouvernement consacra à l'Institut Egyptien le pavillon N.0. du groupe de bâtiments dont fait partie le ministère actuel des Travaux Publics, et où nous nous réunissons encore aujourd’hui. Ce groupe de bâtiments était connu à cette époque sous le nom d’Ecore DES Fizces NOBLES.
Par une lettre en langue française, datée du 4 février sub n° 564, il exprimait au Président de l’Institut combien il était heureux d’avoir pu ainsi être utile à ce corps savant. Avant cette époque, l’Institut avait son siège à Alexandrie. A l’occasion de son transfert, obtenu grâce au concours de Riaz pacha, une députation des membres de l'Institut se rendit au Ministère de l'Intérieur (18 janvier 1880) pour remercier leur collègue et ministre.
Rappelons à ce propos que Riaz avait été élu membre résident de l’Institut Egyptien, le 14 juin 1874.
La sollicitude qu’accordait Riaz à la presse arabe fut grande, l'appui qu'il lui donnait, précieux. J’affirme, et personne ne saurait le contester à moins d’être terriblement ingrat, que sans Riaz la presse arabe n'aurait jamais été
à 5 érigée en puissance dont la voix se répercute aujourd’hui
: d’un bout à l’autre du pays.
Que l’on se renseigne auprès de ceux qui l'ont précédé
1 dans la tombe, les Mohammed Abdou et les Adib Ishag,
| .. Jes Ibrahim El Mouelhi, les Sélim et Bichara Takla, les Sayed
| Wefa Zaghloul, les Ibrahim el Laqani, les Emin Schmeil,
les Abou El Seoud, les Guirguis Milad, etc.
| Si la voix de cette phalange de disparus ést muette, leurs œuvres nous répondent éloquemtmment pour eux.
| Interrogez plutôt ceux qui ont survécu, ét ils sont encore
| nombreux, ceux-là vous renseigneront.
Là sollicitude de Riaz envers les intellectuels s’est étendue aux auteurs, aux traducteurs, aux publicistes. Les noms sont trop nombreux qu'il me faudrait citer, je ferai seulement allusion à la famille Boustani. Les membres de cette maison, qui se sont illustrés dans les divers champs de la culture intellectuelle ne cessèrent de profiter des bienfaits de Riaz. Car c'est à Riaz que revient l'honneur d’avoir doté la science arabe de cette vaste compilation qu’est l'Encyclopédie Daïrat El Maaref, restée malheureusement inachevée au onzième tome, et qui fait la gloire de Boutros El Boustani et de ses descendants.
En passant, me sera-t-il permis d'exprimer l'espoir qu’un continuateur de Boustani trouvera un autre mécène tel que Riaz, qui lui permettra de compléter cette œuvre magistrale
* qui ne doit pas rester inachevée ?
Nombreux sont les traducteurs, chercheurs où auteurs qui, grâce à l’aide efficace de Riaz, s’illustrèrent et furent ses plus utiles auxiliaires pour provoquer le réveil national.
D'ailleurs, le Caire compte parmi ses plus beaux monuments une fondation qui honorera à jamais la mémoire de Riaz : je veux parler de la Bibliothèque Khédiviale, Notre regretté
Ali Moubarek revendique avec juste raison l'honneur d’avoir recueilli de part et d’autre les rares trésors bibliographiques qui font la gloire de cette œuvre. Riaz, lui, peut se prévaloir d’avoir réussi à assurer l’existence et la prospérité de ce foyer intellectuel. C’est lui, en effet, qui persuada le Khédive de constituer un wakf de 1.800 feddans au profit de la bibliothèque. Le nom de Riaz restera éternellement attaché à cette fondation, car il eut la rare fortune de se voir inscrire sur l'acte constitutif en qualité de mandataire de son souverain.
Tous les travailleurs, tous les esprits cultivés se rencontrent aujourd’hui dans la Bibliothèque Khédiviale, ouverte jour et nuit, grâce aux sages dispositions prises par le Ministère actuel sous l'égide de notre auguste et bien-aimé Khédive, digne petit-fils de Mohammed Aly, héritier du trône des Fatimites, du sceptre des Ayoubites, norteur de la couronne des Zaher(?), Nasser(?), Moyad(®) et Qaït Bey(“), S.A. Abbas Hilmy IT, régénérateur des lettres arabes.
Que dire encore de celui qui fut Riaz pacha ? Certes, dans cette belle cérémonie officielle je ne puis me flatter d’énumérer une à une toutes les actions qui illustrèrent la longe carrière de ce grand homme.
J'ai tenu simplement, au nom de l’Institut Egyptien et de la Société Khédiviale de Géographie, à témoigner notre reconnaissance à Riaz pacha en apportant notre tribut d’hom-
G@) Le sultan El Zaher Beïbars, célèbre par la fondation de plusieurs bibliosneques publiques en Egypte et en Syrie.
(2) Le plus grand sultan d'Egypte, El Nasser Mohammed Qalaoun, qui protégea les arts et les sciences et sous lequel florissaient les encyclopédistes arabes les plus distingués.
(3) Le sultan bibliophile, sb sc l'histoire décerna le titre de Cheikh, pour consacrer sa vaste érudition.
(4) Le Sultan Qaït Bey, qui dota la ville du Caire d’une foule de dede artistiques de tous genres,
nie son à dernier soufle.
٠ ا 8 : 9 \ 7 we
3 AHMED ZÉKI PACHA.
Les te | نيام فرجل كر ياض > والرجال JA ااا قزل je 4 Gr Jar ol SJe ياضض “نبغ Jette “ وآمتازف ذلك الدور» با فرجل كر ياض > خدمهذا اليل » الىأندخل dl وهوة رجل مثل ررياض ‘ وأرجو أن يكون رأياض 2 ١ 4 لابكفينا أن نرى قومه وأهله ( LE dir dopé
ER
الثالثة ؛ 00 يلبغى LI a النامضة أن يتضافر Le mi
اس Lidell ف الشرق . وكان م إتفانه لغة العرب وولوعه بها و براعته فيها» يجيد كثيرا من اللغات الاجندية » وخدم خمسة من ef المسامين إلى أن نيف على الاين . قال الغزال elec :
étais ررياض + فقّد ref بحسن GG » وآمتاز بحب العم و بمساعدة أهليه وطالبيه € وله القدح المعلّ فخدمة par فالداخل وفى الخارج » وذهب إلى بلاد الثهال و إلى الُسطنطينية بمهمّات سياسية أفاد بها بلاده وأميره € وأتقن LUI العرب والأتراك والإفريج » وخدم dust من هلوك مص ر “وهم ,عباس الاوّل وسعيد واسماعيل وتوفيق Solos evil . وقد مات ررياض وكأت لسان حاله يقول :
خدمت Shi أر بعه وخامسا هذاالذى نحن معه
أرانى أطلتٌ فى المقال “ ولكن رياضا م Gi , هو عبارة عن is 52 فى تاريخ مصر all . و إن let قد أغفلت كثيرا من مناقب ad التى لاتفى بها إلا cal الضخام ٠
ولوكان ررياض فغير هذه البلاد لأقام الناس له تمثالاء 6 أقام أهل نو بار؛ لتوبار . وما هو أحقمنهبهذا الأثرالمادَى الذى يحدّث الأجيال بفضل Je) وبتحدى الأبناء والأحفاد” على التفانى فىخدمة البلاد .
٠. ٠ . . .4 ع فهل يكون لهذا الصوت من صدى ؛* وهلف البلد رجالٌ يحيبون الندا » أم هل يذهب ررياض se أيضا سدى € Je الغطاريف الذين سبقوه الى Je
pi PA PE المادة الثالثتة هذا bof على ناظر المعارف العمومية تنفيذ
صدر نسراى رأس التينفى À ذىاجةسنة du pr) ١٠١ سنة 1/81)
ads all ٠. للدار. Et y نيش علس . + رياض
أفلا يصح لنا بعد 599 هذا الأعس العالى أذنترحم على ر ريا ض وهذه أعماله > وهذه شُطّته “ وهذا Le للغة العربية الى تفانى فى إعلاءكامتها ddl فى ميدان السياسة والإدار ة إلى آحر il من Pal
Bt OP البال قرير العين ! فأميِك قد أخذث تتحقق قليلا (ex ous مولاك ومولانا العباس» وبفضل حكومته السعيدة الرشيلة ٠
هذا البناء» جد مصر وافخر الشرق . وان غدا لناظره قريب 1 يذ US ريا ض برجل من رجالات الأندلس» فى اواخحرالقرن الثانىللهجرة ٠ هذا الرجل كان آية فى امال حتى ماه الناس وعررفه التاري باسم الغزال