C'est Kant qui souligne, p
MÉTAPHYSIQUE DES MOEURS
présent. Ce pouvoir / unit dans Fespèce humaine la nature et la liberté » ; l'exemple de la Révolution française a donc montré un cas extraordinaire d'un sentiment irrésistible mis au service d'une idée. Qu'importent désormais les reculs partiels! L'essai est « trop étroitement uni à l'intérêt de l'humanité » pour n'être pas renouvelé. Une grande espérance est née; la vieillesse de Kant en est comme illuminée, et l'on peut voir comme son testament moral dans cette déclaration solennelle que nous lisons dans son dernier ouvage : « Eh bien! j'affirme, sans être un voyant, que je puis le prédire à l'humanité, d'après l'aspect et les signes précurseurs de notre époque : cette fin (la réalisation d'un État fondé sur des principes de droit) sera atteinte, et sera le prélude d'un progrès sans retour K »
1. Conflit des Facultés, p. 290. Cf. ibid. 291. Cet ouvrage est tout au moins le dernier que Kant ait publié lui-même. Les suivants furent publiés par des mains amies : ce sont des travaux antérieurs ou des notes destinées au cours. Le Conflit des Facultés se compose, d'après la préface de Kant, de trois dissertations composées à des dates et pour des fms differentes. Le lien assez artificiel qui unit ces dissertations fort différentes consiste en ce qu'elles déterminent le rapport de la faculté de philosophie, dite inférieure, avec les trois facultés supérieures : théologie, droit, médecine. La première, de beaucoup la plus importante [Conflit de la faculté philosophique avec la faculté théologique) se rattache étroitement à la philosophie religieuse de Kant.
-Jjj