‹ Karel Dujardin comedie en un acte et en versChapitre 12 sur 13 · SCÈNE Mil. I · texte numérisé non relu

SCÈNE Mil. I

KAREL DUJAHDl.N, GRIFFON. i

KAREL DU.ARDIN, d part.

Lest Griffon. L’importun a déjeuné bien vite* r.BiFFON, d part et en soupirant.

C'est ici qu'avec grâce il faut s’exécuter.

KAREL DUiARDiN, d part.

Par quel expédient pourrai-je l’écarter? .

Feignant de voir Griffon pour la première foin. ' Ab I vous voilà. Griffon ! D’où vous vient cet air | <;rifpo.v, jrratamenL [morne?

De quel air parlez-vous, quand ma joie est sans i

KAREL DLJARDI.V. [bomC? i

De quels nouveaux périls sommes-nous menacés? | Deux triomphes par jour, n'est-ce donc pas assez? | Du'aiiendez-vous encor?] I

CRIFFON, d part. |

Ma femme, dont j'enrace. ' Haut. ^ * i

Je viens vous annoncer...

KAREL DUJARDIN, dVBc impatience,

Guoi donc?

GRIFFON

Mon mariage.

KARBL DUJARDIN, améremenf.

Et celui de Deppa?

GRIFFON

D’abord.

Je parlerai du mien

C'est sans doute pourquoi vous me trouviez l'air La raison dit : épouse... [ triste.

KIRRL DUJARDIN.

Et la rime : Calisie.

Connaît-elle son sort ?

GRIFFON

Elle a quitté l'hùtcl.

Et depuis ce matin on la cherche en vain.

RAIIEL DUJARDIN, d pgrf.

Ciel I

Cet or que l’on m’offrait à l’iRStant vlaat peuir

[ène

De l’héfiuge. Allons, ne laisaons rien paraître. Haut.

On la retrouvera, cher Griffon, calfnez-vuu.s;

Vous n’avez pas encor le droit d’élre jaloux.

Mais vous riez, monsieur; d'où vous vient tant de

[joie?

GRIFIWN, remettant une lettre à Karel.

Un petit mot d’écrit que Heppa vous envoie \ou8 dira le motif <Je ce contentement Que je laisse éclater.

Vous m’effrayez vraiment.

Ouvrant la lettre.

Gageons que c'est encor quelque méchante ruse. Lisant.

« Cessons enfin un jeu qui n’aurait nulle excuse,

» S'il ne devait offrir une utile leçon.

R Soyez libre, monsieur, et libre sans rançon ;

» Quand vous lirez ce mol qui vous rend à vous-

i même,

»Je serai pour la vie au seul homme que j’aime. » Sa générosité m’accable et me confond.

Je ne l'acceplejpas. Kmmenez-moi, Griffon.

GRIFFON

KARBL DUJARDIN.

Ce n'est^dooc pas le même ?

GRIFFON

11 s'eo faut bien.

J’ai dû céder la place au^droit de la conquête, Heureux encor, dit-on, d’avoir sauvé ma tête. Une autre avait sur mot...

KARBL DUJARDIN, avec impatience.

Nomme-t-on ce vainqueur?

GRIFFON

Je vous disais qu'une autre a des droits lur mon

[ cœur;

Elle vient d’hériter d’une somme assez ronde...

Kl vous aime sans doute?

Je ne puis.

KARBL DUJARDIN.

Nommez donc ce rival ; et, sur l'heure,

Il faut...

GRIFFON

Quoi! vous voulez?.,.

KAREL DL'jARDi.N, ovec emportement.

Qu’il me tue ou qu'il meure.

GRIFFON

Je n’y comprends plus rien; vous aimiez donc Qui l’eût dit 1 [Beppa?

KARBL DUJARDIN.

Eh ! mon cœur le premier s'y trompa.

GRIFFON

GRIFFON

On le dit dans le monde.

Moi, je souscris à tout pour éviter le bruit.

KAnEL,DU.lRDlN.

Je comprends, mais le père...

GRIFFON

II esc mort cette naît.

Je le crois : tant de noms figurent sur sa liste I C'est tout comme le mien, il brûlait pour Caliste Sans s'en^douier.

Caliste, encor ce nom fatal I Attendez-moi, Griffon! quelque soit mon rival. Sachons d'abord quelle est cette dame inconnue.

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