SCENE xn
RUTLY, SENNEVlLLf, FR.4NZ, KETTLY,
apportant le déjeuner.
KETTLY.
Quevois-je? mon père et monsieur .Senne ville I Quel bonheur!
KiniLY,
ENSEMIiLE.
Ain du vaudeville de Michel cl Chrisliiie. Doux moment pour mon cœur.
Doux momenl, plaisir extrême !
Près de celui que j'aime J'éprouve un icislant de tionlieur ..
FRANZ etSENNEVILLE.
Se décèle à l'inslanl même.
Près de celui qu'elle aime Son fronl se couvre de rougeur.
RLTLY.
De m'cacher son ardeur, En vain elle s'efforce eU'-raême,
C'est Uni : quand on aime.
On n'peul pas fair' taire sou cœur.
KETTLÏ.
Grand Dieu : comme mon cœur palpite :
Parlaienl-ils de moi tous les deux ?
FRANZ , à Senneyille.
Voyez le trouble qui l'agile Quand Rutly parait à ses yeux.
SENNEVILLE
Oui, je le vois, c'est un bien sûr indice; Je me connais à ce coup d'œil ardent ; C'est de l'amour, il est même prudent Que sans relard on les unisse.
ENSEMBLE
KETTLÏ.
Doux moment, etc.
FRANZ
Voyez-vous, etc.'
SENNEVILLE
Oui, je vois, etc.
RUTLY.
De m'caclier, etc.
FRANZ
Je vous lais.se avec elle; en ma présence elle ne dirait peut-être rien .. Capitaine, c'est ma fille, c'est le .seul bien que j'aie conservé. Je le remets entre les mains d'un officier français; je m'éloigne .sans crainte
SENNEVILLE, lui serran! la m.iin.
Vous me rendez justice.
FRANZ
Viens, Rutly.
KETTLÏ, à pnrl.
Oue peut-il avoir de si pressant à lui dire?