‹ Key to Alternative extracts for composition in FrenchChapitre 35 sur 105 · DEUXIEME SECTION · texte numérisé non relu

DEUXIEME SECTION

Tommy Merton avait six ans; Harry Sandford en avait autant.^ Ils avaient tous deux un bon naturel.- Toutefois la manière dont ils avaient été élevés^ avait rendu ces deux garçons très différents l'un de l'autre. Tandis que Tommy, l'enfant gâté d'un riche gentilhomme, était volontaire et ignorant, Harry, un robuste fils de fermier, était intelligent et éveillé.'* Il savait lire et écrire. Son précepteur était M. Barlow,'' le pasteur de la paroisse, qui devait maintenant entreprendre** l'éducation de Tommy Merton.

Le lendemain de l'arrivée de Tommy au presbytère, dès que le déjeuner fut terminé, M. Barlovv les emmena au jardin, lui et Harry ; arrivé là, il prit lui-même une bêche, et donnant à Harry une houe, ils commencèrent' tous les deux à travailler avec ardeur. "Quiconque mange, dit M. Barlo\s', doit^ travailler, c'est pourquoi Harry et moi, nous travaillons un peu au jardin tous les jours. Voici mon parterre,^ et voilà le sien.'-' Maintenant, Tommy, .s'il vous plaît de vous joindre à nous, je vais vous démarquer un carré."

' H. S. le même âge. * Tous deux étaient foncièrement bons.

' leur éducation première. * gai ; vif.

^ Il était l'élevé de M. 13. * se charger de.

^ ils se mirent. " Tous ceux qui mangent. . . .doivent.

• ma planche, ... la sienne ; mon carré, ... le sien.

" Non vraiment, dit Tommy d'un ton boudeur ; je suis gentilhomme, et il ne me plaît pas de peiner' comme un ' de me tuer au travail.

coMi'osrnoN i\ ihinch 29

gan^^on de charrue. — Loiuinc vinis voiidic/, monsieur le gemilhonime, dit M. Jiarlow ; mais Harry et moi, qui ne dédaignons pas de nous rendre utiles, nous allons nous occuper de notre travail."

Au bout de deu.\ heures à peu près, M. l'.arluw dit (ju'il était temps de cesser, et conduisit - Harry à ^ un pavillon très agréable, où prenant une assiette de belles cerises mûres, il les partagea avec Harry. Tommy, qui avait suivi, et qui s'attendait à recevoir sa part, en voyant que M. Barlow ne s'occupait pas de lui,-* ne put (pas) contenir plus longtemps sa colère,^ et eut une violente crise de sanglots et de larmes.^ " Qu'est-ce que vous avez ? '' ' dit froidement M. Barlow. Tommy le regarda d'un air maussade, mais ne lit pas de réponse.* " Oh ! monsieur, s'il ne vous plaît pas de me répondre, libre à vous de vous taire ; ° personne n'est obligé de parler ici." A ces paroles, Tommy fut encore plus décontenance,^*^ et ne pouvant dissimuler sa colère, sortit du pavillon en courant.

- emmena. ■" dans. ■• ne faisait pas attention à lui.

^ ne put (pas) se contenir plus longtemps.

^ et se mit à sangloter et à pleurer de toutes ses forces.

" Ou'a\ ez-vous ? " ne répondit pas.

" vous pouvez garder le silence.

'*' T. perdit de plus en plus contenance.

Quand toutes les cerises furent mangées, " \'enez, Harry, dit M. Barlow, nous allons maintenant faire une promenade. Ils sortirent donc se promener dans les champs, où M. Barlow fit observer à Harry plusieurs sortes de plantes, lui disant ^ le nom et la nature de chacune. Dès qu'ils furent rentrés,^ ils allèrent tous les deux diner. Tommy entra, et ayant faim, il allait"' s'asseoir à table avec eux : mais M. Barlow l'arrêta, et ' et lui dit. * Aussit'it rentrés. ' il était sur le point de.

.'50 KK^' lO ALI'KRNArnE EXTRACTS

dit : ''Non, monsieur ; comme vous êtes trop grand seigneur pour travailler, il ne nous plait pas, à nous qui ne le sommes pas, de travailler pour les paresseux." Là-dessus Tommy se retira dans un coin, en pleurant comme si son cteur allait se fendre, mais plutôt de ( hagrin que de colère, car il voyait bien que personne ne faisait attention à sa mauvaise humeur. Mais Harry leva les yeux sur'* M. Barlow, et dit: "S'il vous plait, monsieur, puis-je disposer à mon gré de ma part du diner? — Mais oui, certainement, mon enfant. — Alors, ditil en se levant, je vais la donner tout entière ^ à Tomni) , qui en a plus besoin que moi."

* vers. ^ je vais tout donner.

LE JARDLX LXACCESSIRLE

Alice s'agenouilla et aperçut au bout du couloir le plus beau jardin qu'on ait jamais vu. Comme elle avait envie de sortir de cette salle obscure, et de se promener parmi ces plates-bandes de fleurs aux couleurs vives et ces fontaines fraîches ! mais elle ne pouvait pas même passer la tète par la porte; "et quand (bien) même ma tète passerait, pensa la pauvre Alice, cela ne .servirait pas à grand'chose sans mes épaules. Oh, comme je voudrais pouvoir me refermer comme une longue-vue ! Je crois ^ que je le pourrais, si je savais seulement comment m'y prendre." ( ar, \ oyez-vous, il était arrivé dernièrement tant de choses singulières qu' Alice commençait à croire qu'il y avait fort peu de choses (qui fussent) vraiment impossibles.

Il semblait inutile de rester à attendre'^ auprès de la petite porte ; elle retourna donc vers ■* la table, avec le vague espoir d'y trouver* une autre clef:'' . . . cette fois elle y trouva une petite bouteille.

* Il me semble. * inutile d'atlendii.. ' revint donc à.

* espérant à moitié y trouver. ' encore une clef.

rOK COMTOSI riON IN I Kl.NCH :;i

UN singulii;k vai.kt Di: riKD

Alice s'avança tiiiiickiiunt jusiju'à la porte, cl (y) frappa. *■ Ce n'est i)as la peine ' de frapper, dit le Valet de pied, et cela pour deux raisons. D'abord, parce ([ue je suis du même côté de la porte que vous, et ensuite, parce ([uils font un tci tapage à l'intérieur,- ({u'il serait impossible ([u'on vous entende."'' . . . "vS'il vous pluit, alors,' dit Alice, ([ue dois-je faire pour entrer?'' — 11 y aurait peut-être (luelque raison de frapper, continua le \'alet de pied, sans l'écouter,'' si nous avions la porte entre nous. Par exemple, si vous étiez, à l'intérieur, vous pourriez frapper, et je pourrais vous ouvrir. . . ." Il avait les yeux levés' vers le ciel tout le temps qu'il parlait, et Alice pensa que c'était vraiment ^ malhonnête (de sa part). " Mais peut-être qu'il ne peut pas s'en empêcher,"-* se dit-elle (en elle-même), il a les yeux si près du haut de la tète. Mais il pourrait répondre aux questions dans tous les cas. — Comment faire pour entrer? répéta-t-elle tout haut. — Je vais rester assis ici, fit^" le Valet de pied, jus(iu'à demain. . . . ' A ce moment la porte de lu maison s'ouvrit.

* 11 est (absolumenl) inutile. - parce qu'ils font tant de bruit la

dedans. ^ entendît. ^ Alors s'il vous plait.

•' comment entre-t-on ? * sans fiiiie attention ii elle.

' Il levait les yeux. ' décidément. ' qu'il n'y peut rien. '" dit : remarqua.

LEXTRKE Dl' Rl-l'AlRi; DK LA .SORCI KRi:

La Sorcière rjuitta le sentier et fil quelques pas ;'i travers

le pré. Elle arriva ainsi à un ruisseau, dans le lit duquel

se trouvait une large ^ pierre blanche. Elle se baissa et

toucha la pierre avec la ])oinie2 de la baguette (ni'elle

' grande ; gros.'e. '- l'extrémité; le bout.

Page 1