‹ Key to the French conversation-grammar (volume 2)Chapitre 19 sur 21 · EXERCISES IN CONTINUOUS PROSE · texte numérisé non relu

EXERCISES IN CONTINUOUS PROSE

Philippe de Valois avait coutume de dire que le plus grand trésor d'un roi devait être dans le cœur de ses sujets, et qu'il aimerait mieux être roi des Français que roi de France.

Ou demandait à Aristippe quelle diflférence il y a entre un homme instruit et un ignorant. Il répondit: Envoie-les (or Envoyez-les) tous deux à des personnes qui ne les connaissent pas, et elles le verront.

Diogène demanda une somme assez forte à un dissipateur. «Quoi»! lui dit cet homme, «aux autres tu ne demandes qu'une obole {or qu'un denier)!» — «C'est vrai,» répondit Diogène, «mais je ne peux pas espérer que tu puisses me donner souvent.»

Socrate, à qui un de ses amis demandait quel était le moyen d'acquérir une bonne réputation, répliqua: Vous l'acquerrez si vous tâchez d'être ce que vous désirez paraître.

Un officier des troupes helvétiques à la solde de la France, vint une fois se plaindre au général Ney de ce que sa solde était arriérée de plusieurs mois. Le général lui dit d'un ton brusque:

— Nous autres Français, nous ne cherchons au service que l'honneur; mais vous, vous ne courez qu'après l'argent.

— Mon général, répliqua l'officier, chacun court après ce qu'il n'a pas {or ce qui lui manque).

Quand Cortez revint en Espagne, il fut froidement reçu par l'empereur Charles-Quint. Un jour il se présenta subitement au monarque. «Qui êtes-vous?» lui dit fièrement l'empereur. — «Je suis l'homme,» dit Cortez aussi fièrement, «qui vous a donné plus de provinces que vos ancêtres ne vous ont laissé de villes.»

Un habitant très pauvre de N., trouvant un soir {or une nuit) des voleurs dans sa maison, leur dit, sans

s^effrayer: «Je ne sais ce que vous cherchez de nuit dans ma maison; quant à moi, je n*y puis rien trouver en plein jour.»

Malec, visir du calife Mostadi, venait de remporter une victoire sur les Grecs et avait fait leur empereur prisonnier dans une bataille. Après avoir fait {or Ayant fait) amener ce prince dans sa tente, il lui demanda quel traitement il attendait de la part du vainqueur. «Si vous faites la guerre comme un roi,» répondit l'empereur, «renvoyez-moi; si vous la faites comme un marchand, vendez-moi; si vous la faites comme un boucher, tuezmoi.» Le général turc le renvoya sans rançon.

Un pharmacien ayant refusé de céder sa place au théâtre à la femme d'un officier, celui-ci se crut {or se sentit) ofifensé et lui envoya un cartel. Le pharmacien fut exact au rendez- vous; mais il fit observer que n'étant pas habitué à tirer {or aux armes à feu), il avait à proposer un autre moyen de vider la querelle. Il tira alors de sa poche une boîte de pilules, en prit deux et s'adressa à son adversaire en ces termes: «En homme d'honneur, monsieur, vous ne voudriez certainement vous battre avec moi qu'à armes égales {or vous désirez certainement vous battre avec moi à armes égales); voici deux pilules, l'une compossée de poison le plus mortel, l'autre tout à fait innocente. Nous sommes donc sur le même pied, si chacun en avale une. Vous aurez le choix, et je vous promets fidèlement de prendre celle que vous laisserez.» Il est inutile d'ajouter que l'affaire se termina par un rire cordial.

Le feu général Schott {or Feu le général Schott), si renommé pour sa chance au jeu, jouait gros jeu un soir à Paris avec le comte d'Artois et le duc de Chartres, lorsqu'une pétition fut apportée de la part de la veuve d'un officier français, dans laquelle elle exposait ses dif-

férents malheurs et demandait des secours. Une assiette fut passée à la ronde, et chacun y mit un, deux ou trois louis; mais quand elle fut présentée au général, qui allait jouer pour un enjeu de cinq cents louis, il dit: «Attendez un instant, s'il vous plaît, monsieur, ce sera pour la veuve.» Le coup fut favorable, et tout de suite, mettant le tout dans Tassiette, il le lui envoya.

Invasion de V Angleterre par les Normands

or

L'invasion des Normands en Angleterre.

Guillaume, duc de Normandie, parvint à Pevensey, village du comté de Sussex, vers la fin de septembre 1066. Les archers descendirent les premiers, puis les cavaliers, les charpentiers, les maçons et autres ouvriers qui avaient bâti trois châteaux de bois, tout prêts à être établis sur le sol. Guillaume descendit le dernier. Au moment où il touchait la rive, son pied glissa et il tomba les mains contre terre. On s'écria aussitôt: «Mauvais augure! Dieu nous préserve!» Mais Guillaume se releva promptement en disant: «Sachez que j'ai saisi cette terre de mes mains, et qu'avec l'aide de Dieu et la vôtre, je la conquerrai! Par la splendeur de Dieu, elle est à moi, elle est à vous!»

Guillaume, ayant planté son camp sur le rivage, entre Pevensey et Hastings, partit à la tête de vingt-cinq chevaliers pour reconnaître les lieux; il n'y avait que quelques chemins à peine tracés, et le duc fut contraint de mettre pied à terre pour pénétrer dans l'intérieur du pays.

Pendant six jours l'armée de Guillaume attendit l'ennemi. Frappés d'effroi, les paysans saxons fuyaient de toutes parts, emmenant leurs femmes, leurs enfants, et leurs troupeaux; ils se hâtaient de se réfugier dans les églises et dans les monastères, où ils espéraient, mai» souvent en vain, trouver un abri sûr contre les envahisseurs.

La bataille de Hastings.

Harold, rassemblant ses hommes, s'avança rapidement vers le camp des Normands, espérant les surprendre à

Timproviste. Mais Guillaume se tenait sur ses gardes, et informé par ses espions de l'approche des ennemis, il fit mettre tout son monde sous les armes. Harold et ses troupes prirent position non loin du camp normand. Après s'être fortifiés à l'aide de pieux enfoncés en terre et réunis par de hautes claies d'osier, les Saxons, la veille du combat, passèrent la nuit à boire, à se divertir et à répéter en chœur leurs chants nationaux, tandis que les Normands, moins débauchés et mieux disciplinés, firent des prières.

Le lendemain matin, 14 octobre, Guillaume rangea son armée en bataille. Enfin, le combat commence. Les archers normands attaquent les premiers les redoutes des Saxons: mais leurs flèches se brisent contre les claies d'osier; les dards pleuvent de tous côtés, et les pierres lancées des palissades écrasent les combattants. La cavalerie normande s'avança pour secourir les archers; elle est repoussée à son tour et commence à fuir. Guillaume se précipite au-devant des fuyards, en s'écriant: «Si vous fuyez, aucun de vous n'échappera à la mort».

A ces paroles de leur chef, les Normands s'arrêtent et se rallient. Mais Harold, toujours placé derrière les redoutes, repousse de nouveau les attaques de l'ennemi. L'armée normande était pour la seconde fois près de plier sous Tefifort des Saxons, lorsque Guillaume ordonne à ses gens de feindre une déroute complète et de fuir dans la campagne. A cette vue, les Saxons poussent des cris de joie. Tout à coup les Normands, faisant volte-face, les enveloppent de tontes parts, retournent vers les remparts et les enfoncent. Harold tombe mort, la tête percée d'une flèche; les Saxons consternés fuient à leur tour, pour ne plus revenir au combat.

Printed by C. F. Winter, Darmstadt.

JuliusCroos

London, 8t.Diin8taii*8 Hoase, F«tter Lane, Fleet Street.

Paris, 45 Rue Jaeob.

Rome, 307 Corso Umberto I.

St. Petersburgh, 14 lewski-Prospekt.

Heidelberg.

Edneational Works and Class-Books

Method Gaspey-Otto-Sauer

FOR THE STUDT OF MODERN LANGUAGÉS.

PUBLISHED BY JULIUS GrOOS.

«With eâch newly-IearDt language one wins a new soul.» Charles V.

«At the eDd of tbe lO*** oentnry the world is ruled by the interest for trade and traffie; it breaks through tbe barriers whlcb separate tbe peoples and ties np new relations between tbe nations.»

WiUiam U.

. ,fJuliu8 GrooSj PtibUsher, has for the îast thirty years heen devoting his spécial attention io educational works on modem languages, and has published a large number of dass-books for the study of those modem languages tnost generally spoken. In this particular department he is in our opinion unsur^ passed by any other German publisher. The séries consists of 160 volumes of différent sizes tchich are aU arrangea on the same System, as is easily seen by a glance at the grammars which so dosdy resemble one another, that an ' acquaintanee with one greatly facilitâtes the study of the others, This is no small advantage in thèse exacting times.when the knowledge of one language alone is hardly deemed sufficient

The textbooks of the Gospey^Otto-Sauer method hâve, mthih the Iast ten years, acquired an universal réputation f increasing in proportion as a knowledge of living languages has beccme a neeessity of modem life. The chief advantages, by which they compare favorably taith thousands of similar books, are lowness of priée and good appearance, the happy- union of theory and practice, the clear scientific basis of the grammar proper cornbined with pracUcal cfmversational exercises ^ and the System, hère conceived for the first time and consistently carried out, by which the pupil is really taught to speak and Write the fùreign language.

The grammars are ail divided info two parts, commencing with a systematic explanation of ihe rules for pronunciation , and are again suhdivided into a number of Lessons. Each Part treats of the Parts of Speech in succession, the first giving a rapid sketch of the fundamental rules, which are explained more fully in the second.

.Googlp

Method Gaspey-Otto-Saner

for the study of modem langaages.

The rules appear to ustobe eUarly given, they are explained by exatnpies, and the exercises are quHe sufficient.

To this method is entirely due the enormous success icith which the 0€$8pep'OttO'8auer texthoohs hâve met; most other grammars either content themselves wUh giving the theoretieal exposition of the grammatical forme and troMe the pupU with a confused mass of the most far-fetched irregtUarities and exceptions tvithout ever applying them^ or go to the other extrême, and simply te€u:h him to repeat in a parrotlike manner a few coUoquial phrcfses tcithout letting him grasp the real genius of the foreign language.

The System referred to is easily discoveràble: 1, in the arrangement of the grammar; 2, in the endeavour to enable the pïïpil to understand a regular text os soon as possible^ and above ail io teach him to speak the foreign language; this UUter point tcas considered by the authors so particularly charaeteristic of their works, that they hâve styled them — to distinguish thefn froni other works of a simiJar kind — ConversationcU Chrammars.

/Fhe first séries comprises manuals for the use of JEnglishmen and consists of 38 volumes,

Our admiration for this rieh collection of tcorksy for the method displayed and the fertile genius of certain of the authors, is increased when ive examine the other séries, which are intended for the use of foreigners.

In thèse works the chief difficulty under which stveral of the authors hâve labour edf has been the necessity of teaching a language in a foreign diom; not to mention the peculiar diffieulties which the German idiom offers in writing schoohbooks for the study of that language,

We must eonfess that for ihose persons who, from a pracUcal point of view, wish to leatm a foreign language sufficiently well io enable them to Write and spedk it with easCt the authors hâve set down the grammatical rules in such a way, that it is equally easy to understand and to learn them,

Moreover, we eannot but commend the élégance and neatness of the type and binding of the books, It is doubtless en this aceount too that thèse volumes hâve been received with so snuch favour and thcU several hâve reached such a large circulation,

We willingly testify that the whole collection gives proof of much care and industry, both with regard to the aims it has in view and the way in which thèse hâve been carried out, and, moreover, reflects great crédit on the editor, this collection being in reality quite an exceptional thing of its kind.**

(Extract front the Literary Review.)

Ail books boiiud.

Jnlins Qroos, London. Paris. Borne. 8t. Peterabnrgh. Heidelbsrg.

nnglr

Method Gaspey-Otto Saner

for the stody of modem langoages.

English Editions^

Elementary llodern Armenian Qrammar bj Gulian ....

Hntcli Conversation-Grammar by Valette. 2. Ed. ......

Key to the Dntcli Gonvers.-Grammar by Valette

Dutcb Reader by Valette. 2. Ed

French Conversation-Grammar by Otto. 11. Ed

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Elementary German Grammar by Otto. 7. Ed

First German Book by Otto. 8. Ed

German Reader. I. 7. Ed.; IL 5. Ed.; III. 2. Ed. by Otto à . . . Materials for tr. Engl. into Germ. by Otto- Wright. Part I. 7. Ed.

Key to the Mater, f. tr. Engl. i. Germ. I. by Otto. 8. Ed

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German Dialogues by Otto. 4. Ed

Âccidence of the German language by Otto- Wright. 2. £d. . . .

Handbook of English and German Idioms by Lange

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Italian Conversation-Grammar by Sauer. 8. Ed

Key to the Italian Gonvers.-Grammar by Saner. 7. Ed

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Italian Reader by Cattaneo

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modem Persian Conversation-Grammar by St. Clair-Tisdall . Key to the Mod. Persian Gonvers.-Grammar by St. Glalr-Tisdall

Portu^uese Conversation-Grammar hy Eordgiën and Eunow Key to the Portnguese Gonvers.-Grammar by Kordgien and Kanow . .

Rnssian Conversation-Grammar by Motti. 2. Ed

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Spanish Conversation-Grammar by Sauer - de Arteaga. 7. Ed. Key to the Spanlsh Gonvers.-Grammar by Saner -de Arteaga. &. Ed. . .

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Kleine dentsclie Sprachlehre fur Araber von Hartmann . . . •

Armeiiia.li Edition^ Elementary CSnglish Grammar for Armenians by Gulian . . . .

Jalias Oroo8| London. Paris. Borne. 8t. Peterslrarirli. Heidelberff.

Method Gaspey-Otto-Saner

for the stody of modem langoages.

Bixlg^^yja,!! Edition,

Kleine deutselte Sprachlehre fur Bulgaren von Gawriysky . .

Grei^mctn Editloiis.

Arabisehe Konversations-Grammatik y. Harder

Schltissel daza v. Harder ....

Cfainesische Eonversations-Grammatik v. Seîdel

SchlUssel dazu v. Seidel ^

Kleine chinesische Sprachlehre v. Seidel

Schltissel dazu v. 8eidel

l>S.iii8clie Konversations-Grammatik v. Wied

Schlttssel daza v. Wied

l>iiala Sprachlehre iind WôVterbuch von Seidel . .'

SUng^lisebe Konversations-Grammatik v. Gaspey-Runge. 23. Aufl. Schltissel dazu v. Runge. (Nur ftir Lehrer und zum Selbstunterricht.) 8. Aufl. Englisches Konversations-Lesebuch v. Gaspey-Runge. 6. Aufl.

Kleine englische Sprachlehre v. Otto-Runge. 5. Aufl

Englische Gesprâche v. Runge. 2. Aufl

Materialien z. Ûbersetzen ins Englische v. Otto-Runge. 3. Aufl. Englische Chrestomathie v. Siipfle-Wright. 9. Aufl

FranzSsisehe Konversations-Grammatik v. Otto-Runge. 27. Aufl. Schltissel dazu v. Runge. (Nur ftir I^hrer und zum Selbstunterricht.) 4. Aufl. Franz. Konv.-Lesebuch I. 9. Aufl., II. 5. Aufl. v. Otto-Runge. k . . Franz. Konv.-Leseb. f. Mâdchsch. v. Otto-Runge I. 5. Aufl., II. 3. Aufl. à

Kleine franzôsische Sprachlehre v. Otto-Runge. 7. Aufl

Franzosische Gesprâche v. Otto-Runge. 7. Aufl

Franzôsisches Lesebuch v. Sûpfle. 11. Aufl

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Schltissel dazu von Plaut

Italleniselie Konversations-Grammatik v. Sauer. 11. Aufl. . . Schltissel dazu v. Gattaneo. (Nur ftir I^ehrer und zum Selbstunterricht.) 3. Aufl.

Italienisches Konversations-Lesebuch v. Sauer. 5. Aufl

Italienische Chrestomathie v. Gattaneo. 2. Aufl.

Kleine italienische Sprachlehre v. Sauer. 8. Aufl

Italienische Gesprâche v, Sauer Motti. 4. Aufl.

tJbungsstûcke zum Ûbers. a. d. Deutschen i. Ital. v. Lardelli. 4. Aufl.

Neugrieebisehe Konversations-Grammatik v. Petraris ....

Schlilssel dazu v. Petraris

Lehrbuch der neugriechischen Volkssprache v. Petraris

Xiederlfindische Konversations-Grammatik v. Valette. 2. Aufl.

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Niederlândisches Konv.-Lesebuch v. Valette. 2. Aufl

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Polnische Konversations-Grammatik v. Wicherkiewicz. 2. Aufl. . Schltissel dazu v. Wicherkiewicz. 2. Aufl

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Russisches Konversations-Lesebuch v. Werkhaupt

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Schltissel dazu v. Motti. 2. Aufl f^ - - ]

Jigitizedby VjQQ^I'

Jnliiis Groo8« London. Paris. Rome. St. Petersbnrgli. Heidelbergr.

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for the stody of modem laDguages.

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