I. II avril
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qu'il présumera devoir être dehors. Le soldat ne pouvant alors faire la soupe, il lui sera distribué de l' eau-de-vie chaque jour, à raison de dix rations par bouteille.
En revenant à leur cantonnement, les troupes fouilleront avec la même attention le pays qu'elles parcourront, que celui qu'elles auront couru dans leur traque.
Le général accordera une gratification de dix livres pour chaque fusil de munition ou de chasse qui sera trouvé caché, soit dans les granges ou greniers, soit dans les haies ou broussailles, à la charge, par le citoyen qui aura trouvé lesdits fusils cachés, de le déclarer et d'en justifier à l'officier qui commandera le détachement dont il fera partie.
Le mouvement général commencera le 5, à trois heures
du matin.
Le général divisionnaire^ Kléber i.
État nominatif des communes déclarées totalement
insurgées
La Ghapelle-Janson 3. La Selle-en-Luitré 4.
1. Une copie de cet ordre existe dans les papiers de Ghâteaugiron appartenant à M. Venture. Au pied de cette copie se trouve l'attestation suivante :
« Je soussigné certifie que le plan ci-dessus et des autres parts a produit les plus heureux effets dans son exécution. « Laval, le la floréal, l'an 2 de la République une et indivisible.
« Le représentant du peuple, François. »
2. Ici on a transcrit certains rapports, présentés au général Chabot, par un officier du génie, sur l'état des défenses de quelques villes du pays et qui n'ont pas leur place dans un Livre dPordres.
3. La Chapelle-Janson, commune du canton de Fougères; à huit kilomètres est de cette ville.
4- La Selle-en-Luitré, commune du canton de Fougères ; à sept kilomètres sud-est de cette ville.
Saint-Pierre-des-Landes ». Le Bourgneuf 4. La Templerie =». Saint-Ouen \
Bourgon 3. Ahuillé 6.
1. Saint-Pierre-des-Landes, commune du canton de Ghailland (Mayenne), à dix-huit kilomètres nord-ouest de ce bourg ; vingt, sud-est, de Fougères.
2. La Templerie, bourg et paroisse, commune et à quatre kilomètres et demi au sud de Saint-Hilaire-des-Landes; à quatre kilomètres nord du Bourgneuf.
3. Bourgon, commune du canton de Loiron (Mayenne); à ringt kilomètres nord-ouest de ce bourg. Les habitants de la paroisse avaient été en contact direct avec le marquis de La Rouerie, et celle-ci, dès le début, fut un centre de résistance dénoncé par les administrateurs du département, comme « animé d'un mauvais esprit et ayant entraîné les autres. » Une bande formée par les trois frères Pinson tenait en échec les patriotes de Laval, dès le commencement de 1792; les habitants prirent part à l'affaire du Bourgneuf (26-27 septembre 1792) et, le 21 décembre suivant, recevaient à coups de fusil les brigades d'Ernée et de Gorron venues pour perquisitionner. Après l'échec des Vendéens en Bretagne, la bande des frères Pinson demeura à Bourgon ou dans les bois environnants; elle comptait une centaine d'hommes.
4. Le Bourgneuf-la-Forêt, alors chef-lieu de canton du district d'Ernée aujourd'hui commune du canton de Loiron (Mayenne) ; à seize kilomètres nord de Loiron ; neuf, est, de Bourgon ; une des paroisses les plus dévouées à La Rouerie. Le 26 septembre 179a, les autorités et la force armée d'Andouillé et de la Baconnière, ayant fait une perquisition dans les environs, vinrent coucher au Bourgneuf, où elles furent attaquées le lendemain aux cris de Vive le roi, au diable les patriotes! par des bandes de paysans de la paroisse et des paroisses environnantes. Les patriotes furent repoussés et plusieurs des leurs furent tués. Le chef des Chouans du Bourgneuf était Delière, qui fut tué en 1796 ; sa bande, comme celles de toute la région, était sous les ordres de Jean Chouan.
5. Saint-Ouen-des-Toits, alors chef-lieu de canton du district de Laval, aujourd'hui commune du canton de Loiron. A neuf kilomètres nord de Loiron et huit, sud-ouest, du Bourgneuf. C'est à Saint-Ouen qu'habitaient les frères Chouan, et c'est de là que se propagea le soulèvement royaliste inspiré, avant sa mort, par La Rouerie. La première résistance prit corps dès le 19 août 1792. Nulle part les Chouans ne montrèrent autant de persévérante énergie.
6. Ahuillé, commune du canton de Laval ; à dix kilomètres sud-ouest de cette ville. La population se montra dès l'abord réfractaire aux idées nouvelles. Le i3 septembre 1792, les patriotes de Cossé le-Vivien y firent des perquisitions qui dégénérèrent en pillage. La paroisse et les environs étaient commandés par Tréton dit Jambe d'Argent ; le Chouan Jamois, dit Place Nette, y commandait sous ses ordres, en avril 1794.
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Astillé I. Bréal 6.
Méral ^. La Gravelle.
Saint-Poix 3. Loiron 7.
Launay-Villiers 4. Ruillé ^.
Saint-Pierre-la-Gour 5. Montdevert 9.
1. Astillé, commune faisant alors partie du canton de Nuillé-sur-Vicoin, aujourd'hui de celui de Laval ; à quatorze kilomètres sud-ouest de Laval. Une vingtaine d'hommes passèrent en Vendée et firent la guerre dans la division de Bonchamps ; après la campagne d'outre-Loire, la paroisse fut placée sous les ordres de Jambe d'Argent et ses habitants ne cessèrent pas de combattre, jusqu'en i8o3.
2. Méral, commune du canton de Cossé-le- Vivien, arrondissement de Ghâteau-Gontier ; à vingt-sept kilomètres nord-ouest de cette ville ; six, ouest, de Cossé-le-Vivien. La paroisse était sous les ordres de Jambe d'Argent, qui attaqua à plusieurs reprises le cantonnement Républicain établi dans le bourg et lui fit, notamment, subir une déroute au mois d'août 1794.
3. Saint-Poix, commune du canton de Cossé-le-Vivien, à dix kilomètres ouest de ce bourg, sur un chemin conduisant à la Guerche-de-Bretagne.
4. Launay-Villiers. commune alors du canton du Bourgneuf, district d'Ernée, aujourd'hui du canton de Loiron ; à seize kilomètres nord-est de ce bourg; vingt et un, est, de Vitré. Le château de Villiers avait été Tune des résidences de La Rouerie et la paroisse tout entière subit directement son influence. Les hommes prirent part à l'affaire du Bourgneuf (37 septembre i;;92) et restèrent, dès lors, continuellement en état d'insurrection. Ils étaient commandés par Michel Huet, garde du château de Villiers.
5. Saint-Pierre-la-Gour, commune alors du canton du Bourgneuf, district d'Ernée, aujourd'hui du canton de Loiron, à treize kilomètres nord-ouest de ce bourg, entre les collines de Launay-Villiers au nord et les bois de la Gravelle au sud. Dès les premiers soulèvements, la paroisse se rangea sous les ordres de Jean Chouan. Celui-ci y désarma les patriotes, au commencement de 1794.
6. Bréal, ou Bréal-sous-Vitré, commune du canton de Vitré (Ille-et- Vilaine), presque à la limite du département de la Mayenne ; à treize kilomètres est-sud-est de Vitré et à quelques centaines de mètres de l'extrémité nord de la forêt du Pertre.
7. Loiron, chef-lieu de canton du district, aujourd'hui de l'arrondissement de Laval. Une échauffourée eut lieu, le 19 août i;;94, entre les hommes du bourg et la garde nationale de la Gravelle. Un cantonnement Républicain fut établi à Loiron, au mois d'août 1^93; mais les Chouans dominaient tout le pays et se livraient, jusque dans le bourg, à des représailles terribles contre leurs dénonciateurs.
8. Ruillé-Ie-Gra vêlais, commune du canton de Loiron (Mayenne); à deux kilomètres sud-ouest de ce bourg et à six, sud-est, de la Gravelle.
9. Montdevert, commune du canton de Vitré ; à treize kilomètres sud-est de cette ville, à la pointe nord-ouest de la forêt du Pertre.
Beaulieu i. Saint-M'hervé 9.
Montjean 2. Balazé ^o.
Argentré 3. Montautour ".
Etrelles 4. Ghâtillon i^.
Torcé. Prince ^^.
Saint-Aubin-des-Landes ^. Montreuil-sous-Pérouse ^4.
L'Erbrée 6. Parce i^.
La Grande-Erbrée 7. Gornillé.
La Ghapelle-Erbrée ^. Vergéal.
1. Beaulieu, commune du canton de Loiron (Mayenne), à treize kilomètres sud-sud-ouest de ce bourg. La paroisse, comme celles des environs, était entièrement dévouée aux Chouans. Au mois d'août 1793, Jambe d'Argent désarma le poste Républicain qui y avait été établi.
a. Montjean, commune du canton de Loiron ; à sept kilomètres sud-sudouest de ce bourg ; trois, est-nord-est, de Beaulieu. Jambe d'Argent en chassa, au mois d'août 1:793, un cantonnement Républicain.
3. Argentré-sous-Vitré, chef-lieu de canton du district puis de l'arrondissement de Vitré ; à neuf kilomètres sud-sud-ouest de cette ville. Le château des Rochers, où habita M°" de Sévigné, dépend de la commune d'Argentré.
4. Etrelles, commune du canton d'Argentré ; à trois kilomètres est de ce bourg et à sept kilomètres sud de Vitré.
5. Saint-Aubin-des-Landes, commune du canton de Vitré ; à huit kilomètres sud-ouest de cette ville.