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KAKÉMONOS

Une carpe, dont le milieu du corps est traversé dans l’eau, où elle nage, par un rayon lumineux.

Signé : Hokousaï I-itsoii manji (Hokousaï à 75 ans).

Collection Hayashi.

Shishin, l’un des 108 héros du roman de Souikô.

De profil, tourné à droite, la tète levée en l’air, tenant un bâton d’une main rejetée derrière le dos, Shishin est habillé d’une robe de dessous bleue, sa robe de dessus tombée autour des reins; il a aux pieds, des espèces de bottes de cuir lui montant jusqu’aux genoux, et ses bras nus sont tatoués de neuf dragons.

Un dessin à l’aquarellage noyé, mettant autour des contours et des plis, des teintes délavées, semblables à celles des bords de mers et d’océans, dans nos atlas.

Signé : Manji , vieillard fou de dessin à 80 ans.

l’art japonais.

Riki, un autre héros des 108, surnommé le Tourbillon noir , à cause de la rapidité, avec laquelle il faisait tourner sa hache.

De face, debout, les traits farouches, le menton appuyé sur sa main gauche, sa main droite tenant sa hache homicide. Une anatomie rocheuse, comme inspirée par les statues de pierre des Niô à la porte des temples, avec des chairs couleur brique, et quelques touches de bleu dans le noir de l’encre de Chine des vêtements.

Même signature et même grandeur que le premier.

Les deux pendants font partie de la collection Hayashi.

Un faisan, la tête retournée près d’une lige de pissenlit.

Signé : Hokousaï (de 1800 à 1806).

Un faisan.

Signé : Manji , vieillard fou de dessin à 80 ans .

Ces deux dessins font partie de la collection de M. Hayashi.

Kwakou Shighi, le ministre populaire de la

Chine, le ministre à la plus nombreuse famille de tous les ministres de la terre, représente assis sur une chaise tournante, la tête penchée vers sa femme, et entouré de plus de vingt-quatre enfants.

Un kakémono d’une facture dure, mais avec un effort chez Hokousaï, de faire plus portrait, qu’il ne fait d’ordinaire, dans ces têtes d’enfants, au ton rose de la pêche, et avec des rehauts de blanc sur le nez et les paupières.

Signé : Manji , vieillard fou de dessin, autrefois Hokousaï changé de nom , vulgairement Nakashima Tétzouzô Fouji-wa no Tamékazou, à F âge de 88 ans .

Le même sujet vers 1807, plus ancien de 40 ans.

Ces deux compositions font partie de la collection Hayashi.

« Le Lever. » Femme habillée d’une robe grise, semée de fleurettes blanches, tenant en main un yutô , une cafetière en laque, semée de pétales de fleurs d’oranger, servant au transport de

l’eau chaude, qu’elle s’apprête à verser dans un bol de porcelaine décoré de paysages bleus, posé sur un plateau à pied, près d’une brosse à dents en bois.

Signé : Hokonsaï.

« Le Coucher. » Femme qui va se coucher, en train de changer le papier de son oreiller, sa tête sortant du rose de sa robe de dessous, et son corps llottant dans les plis d’une robe de dessus d’un gris mauve, sillonné de petits oiseaux de mer, appelés au Japon miyakodori .

Même signature et même dimension que le Lever .

Ces deux kakémonos font partie de la collection de M. Hayashi.

Un troisième kakémono : la moustiquaire de cette série, est chez M. Gonse.

Tchôriô, conseiller d’Etat, .rencontrant sur un pont, Kosékikô, vieillard mystérieux qui lui remet un rouleau, avec l’étude duquel, il met en état le prince, son maître, de renverser l’Empereur, qui a fait la grande muraille de la Chine.

Dessin de premier jet, avec quelques légères

llOlvOlSAl.

colorations dans le barbotage de l’encre de Chine.

Signé : Sur la demande de Yeisai Soshû , Hokousaï Sôri a fait ce dessin . Le dessin n’est pas signé, mais porte un cachet où il y a le nom de Tokimasa (vers 1798).

Collection Hayashi.

Sur un fond brunâtre, une grande branche tortillarde de prunier en Heurs, rien qu’à l’encre de Chine avec les fleurs gouachées de blanc : un kakémono d’un relief extraordinaire, où le noueux, l’excorié, le liégeux d’un vieux bois, sont rendus d’une manière miraculeuse.

Signé : Katsoushika Uokousaï (1806-1807).

Trois grandes lanternes posées l’une à côte de l’autre. De la peinture décorative enlevée rapidement.

Non signé.

Ces deux kakémonos appartiennent à M. Hayashi. Ils faisaient partie d’un paravent de six

feuilles, dont deux maintenant sont en possession de M. Vever, et deux en possession de M. Monnet, le paysagiste.

Femme lisant une pièce de théâtre, dans un mouvement de tête abaissée, au cou cassé. Coloration de la figure avec le blanc d’une face de pierrot, mais une robe aux tons changeants, semés de fleurettes de lespedèze , sur laquelle tranche le ton d’une ceinture verdâtre aux dessins jaune d’or. Un oiseau volant au-dessus de la tête de la liseuse.

Signé : Hokousaï ,

Collection Hayashi.

Femme de profil tournée à droite, à la tête de face surmontée de l’étoilement des épingles de sa chevelure, et avec le délicat ovale de sa figure, sortant du rose d’une robe de dessous.. Un dessin d’une grâce contournée charmante ; la robe ayant aux épaules comme le renflement d’un dolman, et se creusant à la rentrée des reins sous la ceinture, toute bouffante en avant, et se répandant et s’étalant auxpieds, en un large ondoiement. Des colorations, comme si le pa-

pier buvard sur lequel elles sont posées, trempait dans l’eau; et un noir assoupi des cheveux, et un incarnat du visage, pour ainsi dire imperceptible, et un nuageux des plis de la robe, qui semble impossible à obtenir. Un des plus désirables kakémonos d’Hokousaï.

Signé: Taïto (1887).

Collection Hayashi.

Handaka, un disciple de Bouddha, élevant en l’air un bol, d’où sort une fumée qui se change en dragon .

Dessin d’un déchiquetage personnel à Hokousaï, et où les étoffes ont l’air de lanières volantes, comme si cette animation un peu exagérée, que l’artiste met dans les corps, il voulait la porter dans les étoffes. Lavis à l’encre de Chine sur un ton rosâtre.

Signé: Hokousaï Taïto (1815).

Collection Hayashi.

Un prêtre shintoïste tenant un arc, auquel

sont attachées des poésies. Facture tout à fait grossière, barbouillage inharmonique.

Signé : Manji, vieillard de 85 ans (1844).

Collection Hayashi.

Un aigle, au moment où il se pose sur le rocher d’un écueil.

Un des kakémonos d’Hokousaï, à la coloration la plus puissante, et qui porte en haut cette curieuse note : « L’année dernière, le 28 du 11e mois, l’oiseau était vu à Kazousa, et le 18 du mois suivant, il fut pris à Sounamoura, et l’ordre de le dessiner fut donné à Hokousaï, 6e mois 1848. »

Signé : Manji autrefois Hokousaï, vieillard fou de dessin, vulgairement Nakashima Tétsouzô (et en vérité) Foujivara no Tamékazou , à V âge de 88 ans.

Collection Hayashi.

Kakémonos des six Poètes, panneaux détachés d’un paravent :

Ariwara no Narihira,

Ohtomo no Kouronoushi,

Boun-yano Yasouhidé,

Sôjô Hénjô.

Peintures décoratives enlevées d’un pinceau rapide.

Signé : Katsoushika Hokousaï (1806-1812).

Collection Hayashi.

Omono Komati,

Kisén Hosshi.

Ces deux panneaux complétant les six Poètes, et de la même dimension, et portant la même signature que les quatre autres, nous les retrouvons dans la collection de M. Vever.

Un Katsouô (poisson ressemblant au maquereau), dont une tranche a été enlevée, posé sur une tige d’œillet; un autre avec un navet : ce poisson se mangeant avec du navet râpé.

Signé: I-itsou Hokousaï (vers 1823).

Collection Hayashi.

Un vol de pluviers au-dessus d’un cours

l’art japonais.

d’eau, par un jour de neige. Kakémono d’une exécution poussée au fini.

Signé: Hokonsaï Tokirhasa (1799-1800).

Collection Hayashi .

Un shôjô, un petit génie du saké, à la chevelure rouge envolée derrière lui, soulevant de ses deux bras en l’air, un barillet de saké.

Signé: Hokousaï, fou de dessin (1801-1805).

Collection Hayashi.

Apparition de monstres. Une tête énorme, à côté d’une tête de vieille femme, au long cou d’un serpent, sortant d’une boîte.

Non signé.

Collection Hayashi.

Apparition. Derrière une lanterne de tombeaux, décorée de feuilles de nénuphar (un symbole bouddhique), une femme, d’une main appuyée sur un bâton, la tête enveloppée d’une chevelure épaisse, lesyeux creux, le nez décharné,

H0K0USAÏ.

les dents se détachant en blanc d’un trou noir, les chairs livides éclairées par la blafarde lueur de la lanterne.

Dessin, fait pour une audition de Hayashiya Shôzô, conteur .d'histoires de revenants, au moment où l’on éteignait les lumières, et ou ne restait éclairé que le dessin d’épouvante.

Signé: Manji, vieillard fou de dessin, à l’ âge de 80 ans (1839).

Collection Hayashi.

Deux têtes coupées, aux traits contractés, au blanc de l’œil injecté de sang, attachées par une cordelette à une tige de bambou. Peinture qu’on sent faite d’après nature, sur un morceau de soie entièrement recouverte de gouache, et qui joue la peinture à l’huile.

Signé : Manji, vieillard de 88 ans (1847).

Lanterne de cimetière avec la planchette de prière ; un serpent sortant de la lanterne renversée.

Non signé.

L7ART japonais.

Ces deux kakémonos, qui appartiennent à Hayashi, faisaient partie d’un paravent de 18 feuilles, que sauf ces deux sujets, Hayashi a refusé d’acheter : les seize autres représentant des cadavres en liquéfaction.

Femme habillée d’une robe, à l imitation d’une queue de paon, et sur laquelle neige un prunier en fleurs.

Peinture à la gouache, jouant la peinture à l'huile, sur une planchette destinée à être attachée par un clou à un pilastre ou à une colonne.

Non signé.

Collection Hayashi.

Un homme, un masque de Téngou, sur la figure, dansant et chantant, mène le branle de trois petits Japonais, aux joyeuses gambades.

Dessin du faire le plus léger et le plus spirituel.

Signé : Manji, vieillard fou de dessin^ 80 ans).

Collection Hayashi.

Daïkokou et Yebisou en voyage.

Dessin caricatural en une aquarelle très pochée.

Signé : Hokousaï , fou do dessin.

Collection Hayashi.

Paysage représentant, très modifiée, la vue de Tsoukouba du Shashin .

Non signé, mais portant le cacheté Hokousaï.

Collection Hayashi.

Shôki en marche, un chapeau-parasol sur son sombre visage, les mains croisées sous ses larges manches.

Un dessin à l’encre de Chine sur un fond brunâtre, qui a quelque chose de farouche dans sa noire tonalité.

Signé : Manji , vieillard de 88 ans.

Collection Hayashi.

La poétesse Seishônagon, la première romancière du roman d’amour au Japon, et qui

l’art japonais.

a écrit, au vme siècle, le Cahier de l’oreiller, Elle est représentée, ainsi que toutes les femmes de la noblesse, dont sont sorties les poétesses, avec les deux mouches à l’encre de Chine sur le front, appelées, je crois, hoshi , et les cheveux épars sur le dos, lisant un rouleau sur une petite table, devant laquelle elle est accroupie.

Signé : Hokousal Taito (1817).

Collection Hayashi.

Yébisou rapportant un taï, dans un panier accroché derrière son dos.

Dessin à l’encre de Chine avec quelques colorations rouges et bleues : gai dessin aux traits spirituels et au lavage léger.

Signé : Sôri (1795-1798).

Shôki, en train de lire, derrière le dos d’une femme, la lettre qu’elle vient de recevoir.

Même facture que le kakémono précédent.

Ces deux kakémonos font partie de la collection Hayashi.

Cascade de Nounobiki (de la Toile accrochée), chute d’eau, dont les ondes ont les ondulations horizontales d’une toile, mollement suspendue en l’air, et qui sont dans le dessin rehaussées de gouache, avec la poussière de l’eau sur les rochers, rendue dans une imitation parfaite par une poussière de blanc d’argent.

Signé : Hokousaï (1800).

Collection Hayashi.

Une gnésha en promenade, de profil, tournée à gauche, une lanterne derrière elle. Elle est habillée d’une robe noire, ocellée de plumes de paon.

Signé : Gwakiôjin Hokousaï.

Collection Bing.

Une vieille blanchisseuse, son panier sous le bras. Lavis à l’encre de Chine.

Collection Bing.

Un bord de rivière. Encre de Chine.

Signé : Ilokonsaï.

Collection Bing.

Diable à la figure verte, accroupi devant une pipe et une tasse de saké. Aquarelle.

Signé : Manji à 88 ans .

Collection Bing.

Une femme versant du saké à un vieillard. Kakémono à la finesse d’un sourimono.

Signé : Gwakiôjin.

Collection Bing.

Un Shôki en pied, tout peint à l’encre rouge, sauf les yeux, et le trait serpentant de la bouche. Ces peintures sont, je crois, considérées au Japon, comme des préservatifs des maladies. Signé : I-itsou à 75 ans.

Collection Bing.

H0K0ÜSA1.

Ouvrier nettoyant la neige sur un tonneau, se détachant d’un ciel d’hiver, tout oualeux de neige (1).

Signé : Hokousaï Taïto.

Collection Bing.

Réunion d’une tortue de longévité, de la perle sacrée, d’une lettre de bonheur : dessin d’un groupement plein de style.

Signé : Manji .

Collection Bing.

Le pèlerin Saïghiô, ayant quitté la cour, assis sur un tertre, et contemplant la campagne avec des yeux contemplatifs d’ascète.

Signé : Hokousaï.

Collection Bing.

Un prunier en fleurs, sous le clair de lune. Encre de Chine qui a l’admirable papillo-

(i) Kakémono qui a été reproduit dans une petite impression en couleur.

l’art japonais.

tage de la lumière sur ces arbres, en leur floraison.

Collection Bing.

Une langouste dessinée avec la science ichthyologique du Maître.

Signé : Hokonsaï.

Collection Bing.

Une vieillard, fait avec le lavage brutal des vieilles années du peintre.

Signé : Hokousai , — bien certainement une signature fausse sur un dessin vrai, mais du temps où Hokousaï signe Manji.

Collection Bing.

Guésha , habillée d’une robe noire, aux transparences de la plus grande habileté, et marchant de profil tournée à gauche, ainsi que presque toutes ses études de courtisanes.

Collection Bing.

Un kakémono, divisé en trois compartiments. Entre une poésie chinoise et une poésie japonaise, dans la bande étroite du milieu, un paon, la tête Soulevée pour attraper une araignée, pendant au bout d’un fil. Une aquarelle extraordinaire, où le maître a rendu la vie remuante de la plume : l’un des plus merveilleux kakémonos d’Hokousaï que j’aie vus.

Signé : Gwakiôjin Hokousaï.

Collection Bing.

Diables s’abritant sous le chapeau de Shôki. Peinture aux anatomies fragmentées, et aux colorations brutales non fondues, et ressemblant à des morceaux de mosaïque : peinture typique du faire des dernières années d’Hokousaï.

Signé : Manji-

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