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ARTISTIQUE

Pêcheur, un feu allumé au bout d’une gaule, pour attirer le poisson.

Un serpent s’enroulant autour d'une branche, dessin, qui rend, à la fois, et l’élasticité et la rigidité du reptile.

Une femme de profil, sur laquelle il y a un peu de bleu et de rose, comme bu par un papier buvard, dessin d’une délicatesse, d’une fluidité sans pareille.

Une guésha accroupie, vue de dos, jouant du schamisén, à la riche coiffure vue par derrière: dessin à la ligne sculpturale.

Un guerrier sur un cheval cabré, un de ces dessins, où il y a comme l’emportement d’un pinceau.

Un groupement de poissons.

Une femme surplombant un Téngou, auquel elle indique quelque chose de la main, dessin où la tête de la femme a une grâce voluptueuse indicible.

Une tête de profil d’apparition, qui n’a pas été gravée dans les Cent Contes.

Une belette guettant deux oiseaux perchés sur une branche.

Quatre femmes couchées à terre, dans des allongements d’une élégance adorable.

Une étude à l’aquarelle d’une tige de soleil.

Un cerf couché.

Une femme, avec au bout du bras levé, une raquette.

Une promenade de femmes et d’enfants préparée pour la gravure, qui n’a pas la sécheresse habituelle de ces sortes de dessins.

Une femme qui fait sa toilette devant un miroir, où se voit sa figure, et dont le bras droit tient derrière elle, un autre miroir, où se reflète le derrière de sa coiffure.

Dans la collection Gonse.

L’entrée de la Soumida. Une double rangée de rochers, émergeant de l’écume des flots. Un des plus beaux et des plus importants paysages à l’aquarelle d’Hokousaï.

Une étude de tète coupée de supplicié, la bouche et les yeux entr’ouverts, avec un filet de sang, qui, semblable à un rameau de corail, se répand de l’oreille sur le pâle visage.

Signé : Hokousaï I-itsou.

l’art japonais.

A ces deux dessins encadrés, il faut joindre trois feuilles détachées, trois merveilles provenant de la vente de l’atelier Kiôsaï.

Skôki jouant de la flûte. Une tapageuse encre de Chine, avec coloration en rouge de la tête et des mains.

Deux canards mandarins, dans le sillage que leur nage met dans l’eau. Aquarelle où la blancheur des deux canards se détache, de la façon la plus harmonieuse, sur le bleuâtre de l’eau.

Un aveugle appuyé sur un bâton, son chapeau tombé sur le dos, traversant un gué. L’encre de Chine la plus largement traitée, et où est une tête du dessin le plus savant.

Dans la collection Vever.

Un grand dessin librement jeté dans un trait représentant le viol d’une femme, prise entre les jambes d’un homme, le haut du corps retombé de côté, d’une main repoussant la main

qui veut s’introduire dans sa gorge, de l’autre main égratignant la figure de l’homme.

Ce grand, et ce très beau dessin de la collection Vever (H. 30 — L. 30) a été reproduit, ainsi qu’à peu près tous les dessins d’Hokousaï, en une réduction de 10 centimètres en hauteur, dans une gravure publiée parmi l’illustration | deSouiKÔ.

Dans la collection de M. Gillot.

La grande étude (H. 54 — L. 53) de l’aigle, pris l’année 1848, et dont il y a un kakémono chez Hayashi, et un autre chez Manzi. Une étude de toute beauté, où se voit la cruelle courbe de ce bec déchireur de chairs palpitantes, et la grandeur morne de cette prunelle, qui peut fixer le soleil.

Et une étude curieuse, parce qu’elle vous révèle des procédés d’aquarelle, pareils au-dessous que nous faisons en Europe à la peinture à l’huile, dessous sur lesquels nous revenons avec des glacis, et nous avons ici, avant que ces colorations soient perdues, et peut-être un peu assombries dans les kakémonos, le bleu du tronc d’arbre, le rougeâtre des ailes, enfin toute la variété des tonalités qui doivent dormir sous la couverte dernière.

l’art japonais.

Une femme brandissant une branche de fleurs au-dessus d'un guerrier couché à terre, sa hache entre les jambes.

Un certain nombre de paysages, où tout en haut d’une colline dominant la mer, se voit un homme portant sur l’épaule, une perche, où sont attachés deux paquets d’herbes.

Une tête de supplicié dans un plat. Un crâne, où le sommet se termine comme par une grosse loupe, d’où pendent de longs cheveux mouillés de sueur, des paupières fermées, une bouche entr’ou verte dans un rictus, sur lequel se détachent, dans une blancheur effrayante, les dents. La tète et le fond, comme éclairés par une lumière lunaire, où il tomberait de la neige.

Dans la collection Duret.

Deux aquarelles relevées de gouache et signées (H. 40. — L. 120) représentant des vues de la Soumida. Dans l’une, deux femmes, aux robes soulevées par le vent, font des signes au passeur, dont le bateau est au milieu de la rivière; dans l’autre, c’est la marche le long de la rivière, de cinq hommes et deux femmes avec des enfants, en promenade pour une partie de campagne.

Dessins très poussés, très finis, et ayant le caractère cle ses dessins appliqués de la Soumida, dans les dernières années du siècle dernier.

Dans la collection Edmond de Goncourt.

Deux crevettes à l’encre de Chine, trois à l’encre carminée. Dessin, dans son jet rapide, d’une science extraordinaire.

Signé : Katsonshika Hokousaï , avec le cachet de Tokimaso (vers 1812).

La lune, vue au travers des deux branches d’un prunier. Grand effet de cette pâle lune sur le bleu nocturne, d’où se détachent les blanches fleurs du prunier. Un dessin de poète.

Non signé.

En Angleterre, au British Muséum, cinq croquis :

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