EN FRANCE
Les collections de MM. Blasini, Odon de Mussy, Georges Hugo, Bermond, Jacquin, Blondeau, Raphaël Collin, Gélis Didot, Gallimard, Grasset, Boudard, Migeon, Isaac, Vian, Paul Schmidt.
Et parmi les collections publiques la collée-
l’art JAPONAIS.
tion Guimet, et la collection commencée du Louvre, avec les dons des collectionneurs.
a l’étranger :
Les collections en Belgique, de Mmes Michotte, de Pachtère, et de M. Van den Brock de Bruxelles; en Espagne, de Mme Meyer de Presburg, deM. Oeder de Dusseldorf, du Dr Brinckmann, directeur du Musée de Hambourg; en Espagne, de MM. Mausana de Barcelone, et Àspeztenia de Cuba, en Amérique, de MM. Havemeyer, Dana, Laffin, Baumgarten, Weir, Herter, Wason, Lafarge, tous collectionneurs de New- York et de MM. Nickerson et Gonkin de Chicago.
En outre, le musée de Chicago, indépendamment de peintures originales, renferme une nombreuse réunion de livres et d’estampes provenant de la collection faite par M. Gavard au Japon.
C’est vraiment curieux, dans la vie d’un peintre japonais, les changements de noms et
de signatures, et je crois qu’il est de toute nécessité pour l’étude de l’œuvre d’Hokousaï, chez lequel ces changements sont plus fréquents que chez tout autre peintre du Japon, de les indiquer, de les signaler.
De 1778 à 1785, Hokousaï, alors dit Tétzouzô, signe ses compositions du nom de Katsoukawa Shunrô ou simplement Shunrô.
En 1785, il signe un des deux livres, qu’il publie dans l’année : Goummatei.
En 1786, à sa sortie de l’atelier Shunshô, il abandonne complètement la signature Katsoukawa Shunrô, pour prendre la signature Mougoura Shunrô, faisant comprendre par le nom de Mougoura (buisson) qu’il est indépendant de toute école. Il signe ainsi jusqu’en 1795.
En 1795, il signe Hishikawa Sôri ou simplement Sôri. Mais avant d’adopter le nom de Hokousaï pour plusieurs années, un grand diptyque en couleur représentant un défilé d’hommes, de femmes, d’enfants, se promenant devant le temple d’Asakousa : planche qui est un mélange de Kiyonaga et d’Outamaro, nous le montre signant, peut-être quelques semaines : Tôshû Shunrô , changé de nom.
En 1796, il signe : 1° Hishikawa Sôri ; 2° Sôri tout court ; 3° Hokousaï Sôri ; 4° Hokousaï.
C'est donc à partir peut-être des derniers mois de Tannée 1795, mais bien positivement à partir du Jour de l’An de 1796, qu’il prend le nom d’Hokousaï (râtelier du Nord) entremêlé d’autres noms.
En 1797, il signe : 1° Hishikaw Sôri; 2° Sôri ; 3° Hokousaï Sori.
En 1798, il signe : Sôri ; 2° Hokousaï Sôri ; 3° Hokousaï.
Cette année, il donne son nom de Sôri à son élève Sôji, et il signe : Sôri changé en Hokousaï.
En 1799, il signe: Sôri . changé en Hokousaï , et Hokousaï.
En 1800, il signe : Hokousaï, 'précédemment Sôri, et Gwakiôjin Hokousaï ( Hokousaï fou de dessin) pour la première fois.
La même année il signe le Coup d’œil sur LES DEUX BORDS DE LA SoüMIDA et le COUP d’œïL SUR LES ENDROITS CÉLÈBRES DE YÉDO, et les POÉSIES ILLUSTRÉES SUR LES RÔLES DES RONINS, publiées
en 1802 : Hokousaï Tokimasa.
En 1801, 1802, 1803, 1801, il signe : Gwakiôjin Hokousaï ( Hokousaï fou de dessin).
Il y a vers ce temps des estampes signées de lui Kakô, signature qu’il a mise au bas de sa prose, signant Tokitaro Kakô la Tactique du général Fourneau et autres livres jaunes.
En 1805, il signe : Konkoushin Hokousaï Givakiôj in Hoko usai .
En 1806, il signe : Givakiôj in Hokousaï , Ka tso us h i ka Hoko usa ï .
En 1807, il signe : Katsoushika Hokousaï . Ce nom il le prend par amour pour ce quartier campagnard, qu’il habita une partie de sa vie, et qui le faisait se faire annoncer chez ses amis, comme le paysan de Katsoushika.
En 1808, il signe : Hokousaï (tout court).
En 1809, 1810, 1811, 1812, 1813, peut-être 1814 et 1815, il signe: Katsoushika Hokousaï.
En ces années, quand il peint à Riôgokou un formidable Hotei il signe : Kintaïsha Hokousaï (Kintasba voulant dire la maison au sac de brocart, qui est une allusion au sac de toile d’Hotei).
En 1816, il change de nom, et signe : Hokousaïf changé en Taïto.
En 1817, sur la résistance du public à accepter le nom de Taïto, il signe : Hokousaï Taïto , dans les premiers mois de l’année : Taïto , précédemment Hokousaï.
En 1818 et 1819, il continue à signer : Taïto , précédemment Hokousaï.
En 1820, il change encore de nom, et signe : Katsoushika I-itsou, changement du nom de Hokousaï Taïto.
En 1821, il signe : Katsoushika I-itsoii (celui qui ne fait qu’une chose), comme s’il voulait exprimer le regret de n’avoir fait que de la peinture depuis sa jeunesse ; il signe encore : Guetti rôjin I-itsou ( l-itsou vieillard fou de la lune).
En 1822, il signe : Fouzénkio I-itsou (l-itsou celui qui ne fait qu’une chose, sans se laisser influencer par les autres).
En 1823, il signe : l-itsou. Hayashi dit que Hokousaï voulait qu’on prononçât ce mot Tamekazou ou I-itsou , et que c’est une erreur de prononcer Tamé-itchi.
En 1824, il signe : I-itsou , le vieillard de Katsoushika, et le vieux fou I-itsou.
En 1826, il signe : le vieillard de Katsoushika I-itsou.
En 1829, il signe: le vieillard I-itsou, et cependant comme le public a l’habitude de son ancien nom, il signe cette année, les Héros de Souiko : le vieillard I-itsou de Katsoushika , précédemment Hokousaï.
En 1834, il change une dernière fois de nom, et signe : Manji changement de nom de Hokousaï, et S vas tic a te le signe de Man (dix mille).
En 1833 il signe : Manji.
A partir de 1836, jusqu’à sa mort, il signe : Manji, vieillard fou de dessin.
Hokousaï a usé encore d’autres signatures, de 1799 à 1800, il a signé : Shinsai , nom qu’il a quitté pour le donner à son élève Hanji , et encore vers 1800, il a signé : Raïto et Raïshw, le mot tonnerre, à la suite d’un terrible coup de tonnerre, qui l’avait fait tomber de la chaussée dans une rivière.
Enfin, ainsi que l’annonce l’Oukiyo-yéRouikô de Kiôdén, a-t-il signé des Dessins d’amour, du nom de Goumma ou Gounmatei ?
Une étude sur Hokousaï serait incomplète, sans une brève énumération de ses élèves, qui sont :
Todoya Hokkei, vulgairement Iwakoubo Kinyémon, et sortant d’une maison qui avait le privilège de fournir le poisson aux daïmios. De là, le nom de Todoya (marchand de poissons). Il porte aussi les noms de Aohiga-oka, Kiôsaï.
C’est l’élève, au talent le plus inspiré par le maître, et qui parfois l’imite si bien, que le Dôtchûgwafoa , Album de dessins de voyage, par Hokousaï, lui a été attribué par quelques-uns.
l’art japonais.
Il est l’auteur d’une Mangwa publiée vers 1830, où il y a des compositions dignes de son maître. De charmants et spirituels livres d’IJokkei sont : Foujingwa zo shou, Portraits des femmes poètes du Japon, accompagnés d’un choix de leurs poésies réunies, par Gwuriuyén, publiés en 1806. Kioka Santo Meisho zouyé , les Endroits