Analyse du D'. Cretier, à Batavia
262. Cendre recueillie par l'auteur et offerte à M. le professeur A. C. Oudema^îs, de Delfl, qui la donna à analyser à M. van oer Kolf.
268. Cendre recueillie par le D'. van Nooten à Buitenzorg; l'analyse de M. D. de Loos a été publiée dans le Tijdschrifl ter bcvordering van Nijverheid 4* reeks, Ded VU, 1883, p. 321—322.
264. Note de M. de Loos dans le Tijdschrifl ter lievordering van Nijverheid, Deel VIII, 1884, p. 12.
!M5. Cendre recueillie par M. G. vax dex Berg, pharmacien à Batavia, et analysée par le D'. E. A. var der Burg, à Leyde. Recueil des travaux chimiques des Pays-Bas, 1883, N'. 7, p. 208—303.
2IMI. A. F. Renard. Les cendres volcaniques de l'éruption du Krakatau. Bulletin de l'Acad. royale de Belgique 3* série, t. VI N*. 11, séance du 3 Nov. 1883. Se trouve aussi dans Bulletin du Musée royal d'histoire naturelle de Belgique. Tome 111, Mars 1884: Les caractères microscopiques des cendres volcaniques etc., par John Mcrrat et A. F. Renard.
269. D'. A. Sauer. Die Krakatau-Aschen des Jahres 1883. Berichte der Naturf. Gesellsch. zu Leipzig 1883, p. 87. Reproduit dans: Cliemisches Gentral- Blatt 1884 p. 129 -135.
K. Oebbeke. Ueber die Krakatau-Asche. Neues Jahrb. fur Min. 1884, 11, p. 32 et 33. L'examen microscopique fut exécuté par M. Oebbeke, les analyses chimiques par M. A. Sghwager, à Munich.
2S9. L. Palmieri. Der Ausbruch des Vesuv vom 26 April 1872. Deutsche Ausgabe von G. Rammelsberg, Berlin 1872, p. 53 — 55.
260". Les expériences de M. M. Tyndall, Stokes et Reynolds, en Angleterre, et de M. Henry, aux Etats-Unis, ont appris que le son des signaux de brouillard est loin de se propager toujours, comme la lumière d'un phare, également dans tous les sens, et que l'intensité du son ne diminue pas non plus toujours régulièrement à mesure que la distance augmente. Ainsi il arrive, d'après M. Henry, qu'on entende le son à une certaine distance, par exemple à 5 milles marins de la source sonore (le signal de brouillard), mais non, dans la même direction, à une distance moindre, à 2 milles par exemple. En outre, on entend quelquefois le son dans une certaine direction, et non, â distance égale, dans une autre direction ; parfois même le son cesse subitement lorsqu'on se rend d'un point à un point voisin, également éloigné.
Le cas se présente aussi qu'à des jours différents on entende le son, dans une même direction, jusqu'à des distances très différentes, par exemple de 10 et de 2 milles marins; en général, avec un vent favorable le son s'entend plus loin que contre le vent, bien qu'il y ait des exceptions à cet égard.
Les recherches des autres savants ci*dessus nommés ont donné, quant aux anomalies de la propagation du son, les résultats principaux suivants:
1. Plus Tëtat de ratmosphère est calme, plus le son s'entend loin, et plus l'espace dans lequel il est entendu se rapproche d!une sphère, dont la source sonore forme le centre. Cela suppose, toutefois, que l'on néglige la réfraction du son due aux différences de température, réfraction qui tend toujours à modifier la forme de l'espace sonore en question.
2. Abstraction faite de la réfraction, le son sera entendu plus loin dans la direction d'une brise faible que par un vent violent, parce que,
' dans le premier cas, les ondes sonores rabattues de haut en bas sont renforcées par les ondes réfléchies sur la surface, la perte due au frottement à la surface étant alors plus que compensée.
3. Dans le cas d'un vent violent, même lorsqu'il souffle dans une direction favorable, les ondes vivement et fortement rabattues éprouvent une si grande perte par le frottement et l'absorption, que cette perte n'est pas compensée par la réflexion de bas en haut des ondes sonores.
4. Le son s'entend moins loin contre un vent plus ou moins fort, parce que les ondes sonores sont alors réfléchies au-dessus de l'oreille de l'observateur.
5. Contre une brise faible le son s'entend plus loin qu'avec un vent favorable mais fort, parce que dans ce dernier cas la forte déviation des ondes vers le bas a une action plus nuisible que la légère déviation vers le haut dans le premier cas.
6. Lorsque, contre le vent, le son se propage plus loin qiïavec un vent de même force, on doit attribuer cette anomalie à un vent supérieur plus rapide, soufflant dans une direction opposée à celle du vent de la surface.
7. Lorsque, contre le vent, le son éprouve une déviation au-dessus de l'observateur, il peut en résulter, au point où la déviation s'opère, un vide acoustique, qui peu à peu se remplit de nouveau par l'extension des ondes sonores voisines, ou par la réflexion que produit un vent supérieur, de direction opposée. De cette manière, i] peut exister des espaces où le son ne soit pas entendu, entourés d'autres dans lesquels la perception a lieu.
8. Le son pouvant subir une déviation par le vent» ou par un changement de température, ou par les deux causes réunies, il est possible qu'il ne soit pas entendu à une certaine hauteur, mais bien en des points situés plus haut.
9. Puisque le son, propagé contre le vent, cesse parfois d'être perceptible» même avant d'avoir perdu de son intensité, parce qu'il est dévié au*
dessus de la tête de l'observateur, on s'explique l'observation de M. Reynolds, que le vent a plus d'influence sur la distance jusqu'à laquelle le son est entendu, que sur son intensité. ^ 10. Puisque, dans certaines directions et à certaines hauteurs, le son n'est quelquefois pas entendu, sans être pour cela entièrement éteint, on ne peut conclure, du défaut de perception à certains moments, que l'intensité du son soit alors plus faible.
Il résulte de ces observations que, si dans les circonstances ordinaires le bruit d'un signal de brouillard est entendu jusqu'à une certaine distance, on ne peut compter qu'il en sera de même dans- tous les cas. La science, toutefois, n'est pas encore en état de dire où et comment les phénomènes anomaux se produisent. (Annalen der Hydrographie, 1884, p. 143-145).
270. La différence de temps est de 4 minutes pour chaque degré de différence de longitude.
Pour la vitesse du son j'ai admis le chiffre de 332.3 mèli'es par seconde à 0^ Gels, (d'après J. Bossgha, Leerboek der Natuurkunde 5' boek p. 106). La vitesse croît avec la température, suivant la formule:
V, = V, / 1 -+- « t = 332.3 Y 1 -h~. « =,5=:r étant lecoeflicient
de dilatation de l'air, et t la température en degrés Celsius. Pour t = 25° Gels, on trouve donc v = 347.2 mètres, valeur que j'ai adoptée pour l'Inde. Le son parcourt alors la longueur de 1** du grand cercle en 57, minutes, ou 100 kilomètres en 47. minutes, et la circonférence de la terre en 32 heures.
En supposant t = 29*'.857 (ou presque 30° Gels.), on a: v = 350; V est alors parcouru en 57i9 minutes, 100 kilomètres sont parcourus en 47« minutes, ce qui ne diffère pas notablement de la valeur que nous avons admise. Le chiffre de 30° Gels., toutefois, est probablement déjà trop fort pour la température moyenne.
Gomme exemple je prends Krakatau — Jokjakarta:
Différence de longitude = 57,o° Est; 57,, X 4 = + 20.2 minutes. Distance = 57.° ; 57, x 57, = 28.0
Total =. 48.2 minute!!
10*» 52» temps de Krakatau -*- 48™ = 11** 40» temps de Jokjakarta. La détonation partie de Krakatau à 10*" 52» temps local (de Krakatau) fut . donc entendue à Jokjakarta à 11*" 40» temps local (de Jokj.).
Pour les localités situées à l'ouest de Krakatau, la différence de temps est, bien entendu, négative.
371. Rapport du surveillant de feu M. van Metcs. Voir le Ghap. III.
KHAtATAU II 34
bSO
2ii9. Voir la relation 92, et le Ghap. 111..