‹ KrakatauChapitre 80 sur 127 · HOO · texte numérisé non relu

HOO

du Gap Horn

du Cap Horn

du Cap Horn

de la Baie

de la Table

du Cap Horn 121.8

du Cap Horn 117.3

du Cap Horn

du Cap Horn

de la Baie

de la Table

du Cap Horn

du Cap Horn

du Cap Horn

du Cap Horn

de la Baie

de la Table

êA±.

êA9.

418, 4t4 et 4tft.

Voir Chapitre VI, note 44ir.

41ft.

4ie.

419' et 419*. Pour la distance totale Krakatau — France on trouve:

Localités des Indes Néerlandaises, Pour notre Arcbipel, le tableau mentionne 15 localités où Tonde a été remarquée; dans seulement deux d'entre elles l'arrivée de la première onde a été enregistrée automatiquement; les déterminations d'heure des 13 autre localités peuvent être plus ou moins inexactes. Pour la plupart, toutefois, la profondeur moyenne calculée au moyen de la vitesse de l'onde s'accorde assez bien avec les profondeurs de la carte marine; dans la mer de Java, la profondeur n'est généralement que d'environ 30 mètres.

La détermination de l'heure a Japara doit être fautive, car la profondeur qui en résulte diffère trop de celle de Rambattan (Gheribon) et d'Oedjoeng Pangka (Soerabaja.).

La perturbation qui a été enregistrée à Oedjoeng Pangka 4^ 7i avant l'arrivée de notre première onde du Krakatau, à Soerabaja ^^ Va ®t à Karang Kleta G^V* avant cette même arrivée (voir les diagrammes fig. 12 à 14), ne doit probablement pas être attribuée au Krakatau. Pour cela, d'abord, elle est trop forte comparativement à la première onde du Krakatau, et ensuite, si elle avait eu cette origine, le temps écoulé entre son arrivée et celle de la perturbation principale devrait être le même dans les trois localités.

L'intervalle de temps entre les deux perturbations a été le plus grand dans la localité la plus orientale, ce qui indique que ce premier mouvement ondulatoire ne venait pas de l'ouest, mais de YesL La perturbation de Karang Kleta et de Soerabaja aurait alors été produite par une onde, dirigée vers l'ouest, qui avait traversé le détroit de Madoera; à Oedjoeng Pangka, la première perturbation serait probablement due à l'onde qui, dirigée vers l'ouest, atteignit cette localité en passant au nord de l'île Madoera, tandis qu'une des perturbations suivantes, par exemple celle qui précéda de 3*^ */4 la perturbation principale, peut avoir été occasionnée par l'onde venue, comme il vient d'être dit, du détroit de Madoera. L'onde du Krakatau ayant eu besoin de 1 heure pour aller d'Oedjoeng Pangka à Soerabaja, puis de Vi d'heure pour atteindre Karang Kleta, et l'onde antérieure, de direction opposée, ayant naturellement mis les

mêmes temps à faire ces trajets, il en résulte que la différence de temps entre les deux perturbations, si elle était de 6^ ^4 ^ Karang- Kleta, devait nécessairement être de &" 7* ^ Soerabaja et de 3^ ^4 à Oedjoeng Pangka, chiffres qui s'accordent assez bien avec les heures observées. Quant à la première perturbation d'Oedjoeng- Pangka, elle y a eu lieu encore ^4 d'heure plus tôt, et c'est pourquoi je l'attribue à une onde qui se propagea vers l'ouest en passant au nord de Madoera.

Au Chapitre VI nous verrons que, les 26 et 27 Août, un mouvement de la mer se produisit dans la partie orientale de notre Archipel, probablement dans la mer de Banda.

Bien que le centre précis et l'heure exacte du mouvement principal soient inconnus, il ne me paraît pas douteux que ce mouvement à été la cause de la première perturbation accusée par nos trois courbes marégraphiques.

La faible profondeur moyenne trouvée pour Tjilatjap montre que le mouvement s'opérait tout près de la côte méridionale de Java, car, à une plus grande distance au sud, la mer devient beaucoup plus profonde. Bien que le mouvement ondulatoire se soit fait sentir sur toute la côte sud, il est à remarquer que dans la Wijnkoopsbaai, à Palaboean, l'eau s'est élevée beaucoup moins haut qu'à Tjilatjap, point situé beaucoup plus loin. Après que l'onde eut dépassé le Prinseneiland, le mouvement principal parait donc ne pas avoir pu se propager directement vers l'est, mais s'être d'abord rapproché peu à peu de la côte sud et l'avoir atteinte à l'est de la Wijnkoopsbaai.

Entre le détroit de la Sonde et Padang, le long de la côte ouest de Sumatra, nous trouvons déjà des profondeurs beaucoup plus grandes que dans la mer de Java. La première onde arriva à Pasar Manna, d'après le rapport (voir p. 65), à 11 heures du matin; pour cette localité une différence de 15 minutes dans le temps correspond déjà à une différence de 150 mètres dans la profondeur. Il est donc probable que la première onde n'atteignit son niveau le plus élevé qu'à 11^ 16", ou encore plus tard, ce qui donne une profondeur plus rapprochée de celle qu'on obtient pour Padang. Quant à ce résultat,

IRAKATAU II 28

que la profondeur moyenne jusqu'à Padang est plus faible que jusqu'à Manna, il provient de ce qu'entre les îles, d'Indrapoera jusqu'à Padang, la mer a moins de 100 brasses (183 mètres) de profondeur.

A Padang ce n'est pas la première onde, mais la troisième, qui s'éleva le plus haut (10&), fait qui doit toujours être attribué, comme nous l'avons déjà dît, à l'interférence avec d'autres ondes. L'amplitude est alors augmentée si les mêmes phases, par exemple les niveaux les plus hauts ou les plus bas des deux ondes, coïncident. Dans le cas actuel, la cause doit probablement être cherchée dans la présence, à l'O. et au S. 0. de Padang, des iles Mentawei; la première onde, revenant de la grande ile Siberoet, paraît s'être confondue près de Padang avec la troisième onde propagée directement, et en avoir augmenté l'amplitude.

Localités en dehors des Indes Néerlandaises. Pour les lieux situés plus loin de Krakatau, les distances mentionnées dans la liste ont toujours été calculées suivant le grand cercle, à l'aide des formules dans la Note' 88S. Lorsque la propagation suivant un seul et même grand cercle n'était pas possible, — des terres se trouvant sur le trajet, — la distance a été calculée suivant une succession d'arcs de grands cercles ; une petite erreur peut alors avoir été commise, parce que la route suivie par l'onde n'est pas connue au juste.

Pour la position du cratère du Krakatau on a admis '105'' 26^ Long. E. de 6r. et 6"* T Lat. S., coordonnées géographiques du point qui a été le centre d'action principal et aussi le centre de l'effondrement.

Dans des occasions antérieures, notamment à la suite du tremblement de terre du Pérou, en 1868, on a, pour calculer la vitesse de propagation des ondes, employé les distances telles que les donnent les cartes marines suivant la projection de Mercator ('); on trouvait

(^) Pour le calcul de la vitesse du mouvement ondulatoire occasionHé par le tremblement de terre qui eut lieu au Pérou en 1877, les distances ont été prises suivant le grand cercle. La formule employée par M. Geiritz (Pbtbrmann's Geogr. Mittheilungen, 1877, p. 454 etc.) est: cos C = sin b^ sin b, -f- cos b, cos b, cos (I, — 1,).

Dans celte formule. C est la distance cherchée, 1^ et 1, sont les longitudes des deux points, b, et b, leurs latitudes (et non les compléments des latitudes, ainsi qu'il est dit par erreur). '

ces distances, soit en mesturant sur le bord montant (N.-S.) de la carte, à la hauteur de la latitude moyenne des deux points, le nombre de degrés contenus dans la droite qui joint ces points, soit en faisant usage de la formule: Distance en milles = (b — bj milles X cosec. y, où b — bj représente en milles la différence de latitude entre les deux points, et <f l'angle sous lequel la droite qui joint les deux points coupe l'équateur ou les parallèles.

De cette manière, toutefois, on obtient les distances prises suivant la loxodromie (419), c'est-à-dire, suivant la courbe qui sur le globe coupe tous les méridiens sous un même angle; or, tous les mouvements à la surface du globe ont lieu suivant Vorthodromie, ou grand cercle, et Tare de grand cercle est, sur la sphère, la distance la plus courte entre deux points, donc plus courte aussi que la distance loxodromique. La différence est faible quand les distances sont petites, mais elle peut devenir très importante pour des distances plus grandes. Pour Krakatau-Port Elisabeth (Afrique méridionale) j'ai trouvé la distance loxodromique égale à 4796 milles, la distance orthodromique égale . à 4687, ce qui fait déjà une différence de 109 milles. Pour Kraka tau-Géorgie du Sud, la différence s'élève même à 950 milles.

Côte occidentale d^ Australie. Les données relatives à l'arrivée des ondes sur la Côte occidentale d'Australie sont très discordantes (408 et 408*) et ont évidemment rapport à des ondes différentes; il est probable aussi qu'une partie seulement de ces ondes provenaient de Krakatau, et que les autres étaient venues de la mer de Banda, en passant près des iles Timor et Rotti.

C'est ainsi qu'on rapporte qu'une onde a été observée à 4*» 30" de l'après-midi à Cossack, à midi à Ashburton-River, à 8 heures du soir seulement à Geraldton et déjà à 4*^ 30" de l'après-midi à l'île Rottnest près de Pertb. Evidemment, il ne s-'agit pas ici d'une seule et même onde; à Geraldton, l'onde de 8 heures du soir, tout en

ayant été la plus haute (il est dit que l'eau s'éleva de S mètres), avait probablement été précédée de une ou plusieurs autres ondes.

Comme il n'y a pas de marégraphes sur la Côte occidentale d'Australie, on ne peut obtenir aucun éclaircissement au sujet de ces ondes. L'heure donnée pour l'île Rottnest me parait la moins incertaine; il en résulte toutefois, pour la profondeur moyenne de la mer entre le détroit de la Sonde et Perth, seulement 219^ mètres, ce qui est probablement trop peu.

Fnde Anglaise, Les données concernant l'Inde anglaise sont tirées du Rapport du Major Baird (404'). Le chiffre calculé, au moyen de la vitesse, pour la profondeur de la mer entre Krakatau et Ceylan, savoir 2959 et 2995 mètres, est notablement inférieur à celui qui résulte de la carte marine.

Entre Ceylan et le détroit de la Sonde plusieurs sondages ont été exécutés (418), en vue de la pose du cable télégraphique sousmarin; ces sondages donnent pour la profondeur moyenne 2236 brasses, ou 4092 mètres.

La différence entre ce nombre et celui qui se déduit de la vitesse de l'onde doit tenir au peu de profondeur de la mer au voisinage des lies disséminées le long de la Côte occidentale de Sumatra (îles Mentawei, Nias, Poeloe Babi), parages où l'onde se propagea d'abord, avant d'entrer, plus à l'ouest, dans la mer profonde.

Les courbes des marégraphes de l'Inde anglaise montrent que la grande onde a partout été précédée d'un abaissement de la surface de la mer, d'une soi-disant onde négative, phénomène qui n'a pas été observé à Tandjong Priok. La grande onde, qui dans le détroit de la Sonde commença indubitablement par un exhaussement du niveau de la mer, paraît donc, arrivée dans les eaux profondes, avoir pu former en avant d'elle un abaissement, tandis que dans la mer peu profonde de Java elle était incapable de produire une semblable dépression.

Au reste, l'abaissement avait dans l'Inde anglaise une valeur très variable, allant de 7^ à Ys ^^ 1^ hauteur de la première onde positive subséquente. La forme et la dimension de la dépression paraissent donc dépendre de causes locales, en grande partie prolmblement du profil

du fond de la mer au voisinage de la côte, et aussi, comme on le verra ci-dessous, de la hauteur de l'onde positive qui suit la dépression. (Jn extrait du Rap|)ort du Major Baird à la Société Royale a été publié, par le Lient. Général J. T. Walker, dans le Journal »iVa/wre"; j'emprunte à cet extrait les conclusions suivantes :

1. Des perturbations fuirent distinctement remarquées dans 12 des 17 stations Indo-anglaises où se trouvent des marégraphes. Le mouvement des ondes se propagea vers tous les points favorablement situés, mais non vers la Côte est du golfe de Bengale.

2. La perturbation commença par un abaissement du niveau de la mer, par une onde négative; la «même chose eut lieu à Maurice.

3. Cette onde négative fut suivie d'une grande onde positive, après un intervalle de temps qui variait de 75 minutes, sa valeur pour Negapatam, la station la plus rapprochée de Krakatau, à 24 minutes, pour Âden, le point le plus éloigné.

4. Des ondes plus petites, engendrées par des éruptions antérieures moins fortes, furent enregistrées avant la grande onde négative. Elles apparaissent à Aden environ 3 heures, à Negapatam environ 18 heures avant l'onde négative, ce qui montre que les éruptions furent d'abord faibles, de sorte que les ondes formées ne se propagèrent que jusqu'aux stations les plus rapprochées, et qu'ensuite elles augmentèrent en force', au point que des perturbations furent notées même à Aden, à plus de 3800 milles marins de Krakatau.

5. Le maximum de Tamplitude fut à Negapatam de 22 inches (0"».56), à Aden de 9 itiches (0~.23). En général, la première onde positive, succédant à l'onde négative, était la plus haute de toutes; dans quelques cas, elle était suivie d'une onde plus élevée. Les ondes, qui se succédaient à des intervalles de 1 ou 2 heures, conservèrent pendant 12 heures une amplitude notable, d'environ la moitié de l'amplitude maxima. Ensuite vinrent des ondes plus petites, jusqu'au 29 et au 30 Août. Elles cessèrent d'abord à Port-Blair (îles d'Andaman) et à Negapatam, les deux stations les plus rapprochées, en dernier lieu à Aden, le point le plus éloigné.

6. Les ondes marines ne furent pas précédées d'ondulations du sol.

ainsi que cela avait été le cas lors du tremblement de terre survenu, le 31 Décembre 1881, dans le golfe de Bengale.

Ile Cocos ou Keeling. L'onde arriva ici pendant le reflux, et grâce à cette circonstance elle ne causa aucun dommage, bien que l'eau s'élevât à 4 pieds ^/^ au-dessus du niveau de haute mer. L'indication de l'heure d'arrivée de l'onde ne peut malheureusement être exacte. L'ile Keeling étant la seule station entre Krakatau et l'Afrique méridionale, la détermination de la profondeur de la mer jusqu'en ce point aurait eu un intérêt tout spécial. L'onde unique serait arrivée, dit-on, le 27 Août, à 9^ 45"» du matin, heure correspondant à 10^ 19"* temps de Krakatau; la distance de 623 milles marins aurait donc dû être parcourue en 19 minutes, ce qui est impossible {ê\9).

Mascareignes et Scychelles, Les iles situées à l'est de Madagascar étant encore dépourvues de marégraphes, les indications d'heure y sont peu certaines. Surtout le chiffre trouvé pour la profondeur à l'ile S^ Brandon parait inexact, cette profondeur ne différant probablement pas autant de celle qui existe à Maurice. Pour Rodriguez nous obtenons la profondeur moyenne considérable de 4550 mètres, pour les autres iles des valeurs moindres, la plus petite pour les Seychelles, parce qu'ici l'onde a dû passer par les eaux peu profondes du banc de Saya-de-Malha.

Afrique méridionale. Des marégraphes sont établis à East-London, à Port-Alfred, à Port-Elisabeth et à la Baie de la Table (Alfred Docks). A East-London, toutefois, l'appareil ne fonctionnait pas le jour de l'éruption.

D'après une des communications (405), une onde de 2 pieds d'amplitude atteignit à East-London le niveau le plus élevé à 5^ 38"». Cette onde n'a probablement pas été la première, mais la seconde de la série. Si la première onde est arrivée \^ 14" avant la seconde, de même qu'à Port-Elisabeth, on trouve pour la profondeur 4240 mètres, chiffre très rapproché de celui relatif à Port-Elisabeth (4200 mètres).

A Port-Alfred, le luarégraphe resta parfaitement calme jusqu'au 27 Août, 7 heures du matin. De 7^ du mat. à 2^ du soir il enregistra 21 petites ondes, d'une amplitude moyenne de 0™.12. Puis vinrent les ondes suivantes:

Interralle de tempe entre les ondée en mlnatee :

Jour h. m.

27 Août 2. 9 soir

Où

28 Août 12.16 mat.

Amplitude en mètrei.

Ondes préalables.

1* onde.

Le

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