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Le servant pousse le coin — la manivelle restant dans la position horizontale — à deux mains et sans à-coup dans la mortaise jusqu*à ce que le filet plein extérieur de la vis de serrage bute contre la paroi de la pièce; alors il tournera manivelle à droite jusqu'à ce que la plaque de fermeture s'appuie sur le canon. Le cliquet d'arrêt n*est pas rabattu après chaque coup, mais seulement lorsque le feu cesse.

D. — L'obturation.

La mise en place d'un anneau obturateur ne présente aucune difficulté. Après avoir d'abord dévissé la vis de lumière d'environ 25 millimètres, on fait sortir totalement le coin. On enduit de suif ou d'huile la surface courbe extérieure de l'anneau, puis, après s'être assuré que son logement est complètement nettoyé, on l'y introduit à la main. L'anneau sera bien placé si le trait marqué sur son arête postérieure se trouve en face d'un repère^ indiqué sur la face antérieure de la mortaise. Le coin, bien nettoyé et huilé

fort également, surtout à la contre-plaque, est alors poussé dans la mortaise par un mouvement brusque jusqu'à ce qu'on puisse tourner la vis de serrage et fermer complètement la culasse.

Cette manœuvre de fermeture, pour se faire correctement, doit exiger un certain effort; on se sert, à cet effet, de l'allonge de manivelle formée du tube en fer dont chaque canon est équipé. Si la culasse se fermait trop facilement, on aurait à placer une mince platine de laiton sous la contre-plaque et, en l'ouvrant alors, l'anneau doit rester fermement en position sans que l'on puisse le retirer à la main.

Après quelques coups, la culasse doit se laisser ouvrir et fermer par un seul homme sans trop de peine.

Il peut arriver, après un certain nombre de coups, que l'anneau soit entré un peu trop loin dans l'âme, et que le mécanisme de fermeture manœuvre trop facilement. Cette circonstance se reconnaîtra aux fuites des gaz qui passent entre la plaque et l'anneau et en noircissent les faces. Aussitôt que cela se produit, il faut introduire une mince rondelle en laiton sous la contre-plaque. L'expérience a démontré que, si les pièces ont été visitées préalablement, jamais cette manipulation ne sera rendue nécessaire pendant la durée. au combat.

Comme le prouve la pratique, des érosions sur la face sphérîque de l'anneau ne se produisent jamais. De même, elles ne se présenteront que fort rarement sur la face postérieure de l'anneau et sur la face d'appui dé la contre-plaque.

Si, par exception cependant, une érosion devait se produire sur Tobturateur pendant le combat, on continuerait le feu sans s'en préoccuper ; ce qui est d'autant plus admissible qu'il faut un grand nombre de coups avant que l'érosion s'étende sur toute la largeur de l'anneau. Pour parer à toute éventualité, chaque canon est d'ailleurs pourvu de deux contre-plaques et de deux anneaux obturateurs de rechange.

E. — Règles spéciales pour le service du mécanisme

de fermeture.

Avant chaque tir, il faut vérifier les points suivants :

1^ Les vis de la plaque de fermeture doivent être bien serrées;

^ Le mécanisme de fermeture doit être nettoyé et légèrement graissé; il ne doit s'y présenter aucun frottement ;

3"* La vis de lumière doit être vissée à fond, de sorte que la tranche inférieure touche l'obturateur en cuivre ;

4** Le canal de lumière ne doit pas être obstrué ;

5*" Les faces de contact de l'anneau et du plateau obturateurs ne doivent présenter aucune avarie.

Pendant le tir, il faut faire attention aux points suivants :

1"* Les résidus de la poudre doivent être soigneusement enlevés des faces d'obtursftion, autant que faire se peut;

^ La vis de lumière doit toujours rester yissee à fond ;

5* La vis de serrage doit, chaque fois, être serrée jusqu'à ce que la plaque de fermeture s*appuie survie canon ;

4"" Si une fuite de gaz se produit, on procède d'après la méthode susdite.

IL — Le mécanisme Krupp pour canons de gros calibre.

(Planche II.)

Le programme que nous nous sommes imposé comporte surtout rétude des canons de campagne, mais notre but étant, d'autre part, de montrer que le système Krupp est un, force nous est d'examiner rapidement le système de fermeture de ce constructeur pour canons de gros calibre.

Cette règle de conduite, nous la suivrons en tous points en ce qui concerne l'artillerie de Bange.

A. — L'appareit de fermeture.

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