CHAPITRE III
Vestiges et débris embryonnaires.
Que reste-t-il chez l'adulte de ces deux canaux dont l'évolution parait si intime ?
Le canal de Müller a donné naissance à l'utérus, nous savons comment ; mais son évolution peut n'être pas toujours normale ; des anomalies peuvent se produire pour donner naissance à des malformations congénitales ou à des altérations pathologiques en puissance. Les premières ne nous intéresseront pas : elles ne rentrent pas dans le cadre de notre sujet. Il n'en est pas de même des secondes.
Au moment où se fait la fusion des canaux de Müller, des cellules épithéliales peuvent par une aberration de développement se trouver incluses dans ce qui sera plus tard le parenchyme utérin. Il en résultera au sein même des éléments mésodermiques un dépôt de cellules épithéliales prêtes à évoluer dans un sens pathologique, à un moment donné de l'existence génitale de la femme, pour donner lieu aux kystes dits mülleriens.
Le canal de Wolff dans son segment utérin peut persister, nous l'avons vu, mais presque jamais dans sa totalité. Sion le retrouve c’est sous forme de fragments, tantôt pleins, tantôt creux, tapissés d'un épithélium cylindrique ou cubique, dépourvu de cils vibratiles. Tout autour on trouve des fibres musculaires disposées én une, deux ou trois couches suivant les auteurs. |
C'est à Rieder et à Maudach que nous devons les connaissances récentes sur les vestiges de ce canal.
Etudiant des utérus de nouveau-nés, Rieder a trouvé sur 40 cas 8 fois le canal de Wolff perméable, et 7 fois sous forme de cordon
musculaire plein. Maudach sur 80 utérus l’a trouvé 32 fois perméable et 14 fois plein,