‹ Kystes et abcès de l'utérusChapitre 4 sur 44 · A MES MAITRES EN PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

A MES MAITRES EN PHYSIOLOGIE

M. Le Proresseur RICHET gr M. Le Docreur LANGLOIS

A M. lx Docreur PÉRIER

A MM. Lxs Docreurs AVIRAGNET, ROCHARD, ne MASSARY.

INTRODUCTION

Les kystes et les abcès de l'utérus semblent avoir jusqu’à ces dernières années intéressé bien peu les gynécologistes. C’est en vain qu'on en cherche des descriptions dans les traités classiques les plus récents où ils ne sont l’objet que de quelques notes isolées. Legueu affirme même qu’ « il est impossible d'essayer une description des kystes de l'utérus ». Tous les cas observés, dit-il rentrent dans la catégorie, des myomes transformés. Il est vrai que les observations éparses dans la littérature sont rares et signalées comme des curiosités ; leur intérêt a pu paraître un peu relatif. Mais c’est certainement faute d'étude que leur histoire est restée ignorée et n’a pu trouver place dans la gynécologie moderne. Pour un esprit prévenu, l’autopsie pourra certes en révéler de nouveaux exemples dont l'anatomie pathologique relèvera l'intérêt.

Il en sera pour ces kystes et ces abcès, comme pour les kystes en général, À mesure qu'on les examinera mieux, on les connaîtra d'avantage et leur histoire ne sera définitivement établie que du jour où l'on possédera un nombre suffisant d'observations bien analysées et de pièces soigneusement examinées.

L'examen histologique en faisant connaître la nature et la constitution de la paroi permettra de les elasser et de reconnaitre leur véritable origine et peut-être leur histoire clinique qui | usqu’à présent à pu paraitre bien ingrate en sera un peu mieux éclairée pour permettre d'affirmer un diagnostic qui jusqu'ici n’a pu être posé que dans la salle d'opération, sur la table d'autopsie ou sous le champ d’un microscope.

L'idée de ce travail nous a été suggérée par le cas d’une malade que nous avons été appelé à soigner dès nos premiers mois d'internat alors que nous étions l’interne de M. Richelot. Cette malade présentait une

collection purulente dans l'utérus ; la rareté du fait nous poussa à

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rechercher dans la littérature les observations analogues. Convainçeu que bien des cas semblables devaient passer inaperçus nous avons sectionné de parti pris à l'amphithéitre tous les utérus qu'il nous était donné d'examiner.

C’est en vain que pendant notre seconde année d’internat à lhôpital des Enfants-Malades nous avons recherché des documents nouveaux. Tous les utérus de petites filles que nous avons autopsiées étaient sains. Cependant l’idée nous vint que l'histoire des abeès de l'utérus pouvait être dans certains cas liée à celle des kystes de cet organe. Aussi depuis lors nous avons élargi le champ de nos recherches et nous avons eu la bonne fortune, étant l’interne de M. le prafesseur Terrier, de trouver deux kystes utérins dans des pièces enlevées par l'hystérectomie abdominale.

Nous résolümes alors de réunir l'étude de ces deux affections utérines, pensant que parfois le développement d’abcès localisés et nettement circonserits dans l'utérus, devait étre en partie lié à la formation antérieure de kystes utérins.

Nous ferons done d'abord l'étude la plus complète possible des kystes de l'utérus, réunissant toutes les observations que nos recherches bibliographiques poursuivies pendant notre internat, nous ont permis de recueillir. Nous essaierons de les classer suivant les données anatomo-pathologiques qu'elles nous auront fournies, pensant qu'à l'heure actuelle toute autre classification serait illusoire. Dans toutes les observations que nous avons analysées c’est cette étude qui laisse le plus à désirer ; aussi est-ce avec quelques faits seulement que nous entreprendrons cette étude qui ne sera qu’un préliminaire à une étude plus approfondie et plus solide que l’accumulation de faits nouveaux pourra seule permettre d'établir.

L'étude des abcès de l'utérus ne semble pas à l'heure actuelle beaucoup plus claire. Parmi les observations publiées bien peu résistent à l'analyse et nous verrons dans le courant de ce travail combien elles gagneraient à étre plus précises et mieux étudiées. Ici encore de nouveaux faits sont nécessaires pour éclairer leur histoire.

L'étude de certains kystes et abcès de l'utérus, l'anatomie pa-

fhologique et leur pathogénie sembleraient bien obscures, si nous re

INTRODUCTION faisions une place au début de ce travail au développement de l’organe de la conception. Aussi croyons-nous utile de rappeler dans un premier chapitre le développement de l’utérus non seulement dans sa période fœtale, mais encore dans la période génitale de la

femme,

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