SA RUES
» 2° D'un épithélium à évolution typique variable :
» a) L'épithélium a toujours une de ses parties au contact de la racine, et en particulier de l'apex. L'autre partie pénètre le conjonctif sous forme de digitations radiées plus nettes à la périphérie, où elles viennent butter contre les travées fibreuses de la capsule; |
» b) L’épithélium est toujours habité par des polynucléaires, qui restent strictement enfermés partout où l’épithélium et le conjonctif sont nettement séparés par la couche génératrice épithéliale.
» Le centre du granulome est le centre d'activité de la tumeur. La lutte contre l'infection y est plus active. L’hyperplasie réactionnelle y bouleverse les tissus et fait d'eux une fongosité où ils deviennent méconnaissables et où dominent les polynucléaires. :
» L’hyperplasie peut devenir excessive, maligne même..., mais l’évolution la plus banale de ce granulome est sa vacuolisation kystique. »
B. — TRANSFORMATION DU GRANULOME EN KYSTE PARADENTAIRE.
Comment donc se fait-elle et de quelle manière ? D'abord, d’après la tendance de l’épithélium à s'organiser,
‘suivant sa nature, en membrane épithéliale : « Là encore, la
néoformation pathologique tend à imiter la normale. » (Malassez.) |
Puis, différentes théories s'affrontent :
Taéorte De Marassez. — Malassez considère le kyste comme formé primitivement aux dépens des débris épithéliaux :
« Sous l'influence de l’irritation néoformative par polarisation cellulaire de ces éléments indifférenciés, la différenciation de ces débris épithéliaux proliférés peut aussi se faire dans le sens d’épithélium de revêtement et donner lieu à une
néoformation kystique. »
Pen” os
Taéorre pe Renter. — Ce serait un granulome suppuré se transformant secondairement en kyste.
Soit, dans la classification de Redier, un granulome abcédé avec bourgeon épithélial : « Si l’exsudat est peu abondant... et surtout s’il est circonscrit par un de ces cloisonnements épithéliaux en forme de calotte décrits par Malassez..…., ïl subit un véritable enkystement aboutissant à la production d’un kyste paradentaire. »
Taéorte DE DELATER ET BERCHER ET DE CROQUEFER. — Par vacuolisation kystique de l’épithélium hyperplasié. Cette vacuolisation se faisant «... dans la partie centrale du granulome, il se produit des hémorragies dissociant les tissus environnants, aidées en cela par des processus de dégénérescence cholestériniques.
» Une fois le granulome vacuolisé, la cavité se revêt d’un épithélium par prolifération des débris épithéliaux. »
Croquefer admet bien la dégénérescence cholestérinique, mais ne l’attribue pas à la même origine. Le facteur hémorragie est pour lui secondaire. La cholestérine proviendrait principalement pour lui des lymphocytes dégénérés. |
C. — COMMENT S'EFFECTUE L'ÉVOLUTION PROGRESSIVE DES KYSTES PARADENTAIRES,
Pour Croquefer, elle est de cause infectieuse et s'effectue par poussées inflammatoires successives suivies d’un processus de dégénérescence cholestérinique, cette infection pouvant intéresser une partie ou la totalité de la paroi.
Pour Witzel, selon Adler, l'accroissement serait dû aux sécrétions continuelles de la membrane épithéliale.
Il est possible que ces deux facteurs s'associent, mais le plus important semble être le premier.