ACTE II, SCÈNE VII
JULIEN
Ah! c'est toi, prêtre. Eh bien, Ecoute. Cette femme avait le cœur chrétien Et son dernier soupir a parlé d'espérance ; Et moi qui suis le seul auteur de sa souffrance, Oui, moi qui l'ai réduite à mourir dans ce lieu, Je viens te demander, prêtre, s'il est un Dieu, Qui, lorsque le remord aura puni le crime, Laissera le bourreau jugé par sa victime ; Je viens te demander s'il est un paradis Où les élus pourront absoudre les maudits, Où seront pardonnes, au delà de la tombe Et pour l'éternité, l'aigle par la colombe, Le tigre par l'agneau, les méchants par les bons. Je viens te demander cela, prêtre, réponds ; Car le bourreau, c'est moi ; la victime, c'est elle !
l'aumônier.
Il est un Dieu, mon fils, et l'âme est immortelle.
Julien tombe à genoux devant Louise morte ; l'aumônier lève une main, vers le ciel.
Nota. — Les vers marqués d'un astérisque peuvent être supprimés à la représentation.