SUR LA SALUTATION ANGÉLIQUE
« Salve, cui data, cœli est gratia donis,
« Quam sil)i , divino jungit honore Deus.
« Fœlix antc alias, tu, matres, fructus est iste :
v Fœlix est uteri , nomine Christus. Amen. »
HlISTIl S.
Sans parler de l'élégante oraison funèbre d 'Antoine de Canteleu, que nous avons citée plus haut, IIilstius a attaché son nom à un grand nombre de travaux littéraires, plus ou moins importants. — On sait encore que les vers qui se trouvaient dans la sacristie sous le tableau de la déposition de Notre- Seigneur, sont de lui, ainsi que quelques sonnets français, composés en l'honneur de D. J. Winibroot, à l'époque où il fî t imprimer ses Etrennes spirituelles 9.
1 M" de Clair., tom. II, pag. 182-183 et seq. * Nous avons donné plus haut les vers qui sont sur ce tableau, quant aux sonnets, ils ont été recueillis ainsi que quelques cahiers
i.yv.i m:» — Avnnt de mourir, Philippe voulut donner un témoignage de gratitude à ceux avec lesquels il avait passé une partie de sa vie ; il fil son testament en leur faveur et, entre autres choses, il légua au monastère 7 quartiers de terre qu'il avait achetés à Zutkerque, en Brcdenarde, afin qu'on célébrât à perpétuité un anniversaire pour le repos de son âme ; il mourut regretté de tous, le 3 octobre 1608.
On plaça sur sa tombe une inscription mémorative, longtemps suspendue à la muraille qui fermait le sanctuaire, mais le texte de cette inscription a été perdu avec le 3e vol. du manuscrit de Berlin de Visserv '.
Lesarmoiries de Philippe Hilstius, étaient : Bandé d'or et de sinoplc de 7 pièces, et il avait pour devise : Hefuyium me uni Deus '2. .
Pendant ce temps, Morand Bi.oeme ne négligeait aucun des intérêts matériels de la maison. .Nous le voyons alors bâtir le chaufloir, ainsi que le dortoir des novices, au-dessus de la promenade d'en hnsfamkitlamirn) IGOty ; il assiste au deuxième chapitre général, à (liteaux l(>09 ; il élève la muraille qui fermait le
de philosophie de Philippe Il m s nus, à la fin du manuscrit ayant pour titre : Ihujonis Conhnnlis opern.
On attribue encore à Pu. Hii stii s. les mots suivants, placés sou* une imam» do In vierge :
« Are du tris Mari" !
•< \'i f'/o soir chirior,
•• M'ifcr tffi bcimlicio
« Fm n utrllis tlulrinr! >•
• Tom III, pag. 41 .
» Hi»t. m" de lllair.. tom. II. pjg. lR<i-lR">.
cimetière des domestiques derrière le chapitre (161 1 j. 1 5«j i — igi:> A cette époque sou goût pour les constructions faillit l'entraîner à entreprendre un travail malheureux, travail qui fort heureusement ne fut pas exécuté, probablement grâce à la visite de IV. Boucherat II, Supérieur général de Tordre, alors à Clairmarais. Le croirait-t-on ? Morand était à la veille de faire démolir les jambes de force de l'Église, récemment élevées, soit paire qu'il les croyait inutiles, soit pour profiter des matériaux qui en proviendraient.... Il ne songeait pas, sans doute, quelles avaient été établies pour consolider l'édifice auquel, d'ailleurs, elles ajoutaient de la force, sans nuire à la grâce architecturale. Ce travail de destruction était commencé déjà, il dut être discontinué 1 - — Il était écrit, que ces piliers ne devaient disparaître, que 200 ans plus tard, avec l'édifice tout entier.... sous l'impitoyable marteau des modernes niveleurs —
Au mois de mai 1612, D. Y Bouciierat 11, général de l'ordre de Citeaux, arriva à Clairmarais, accompagné des Abbés de Clairvaux et des Dunes; il y fut reçu par Morand Bi.oeme et la communauté assemblée, avec les honneurs et cérémonies régulièrement prescrites en pareille occasion. Ce chef de l'ordre, était plein de zèle pour la maison de Dieu, il ne ménageait ni ses peines ni ses démarches pour son service et son utilité; il visita ou réforma l'ordre presque tout entier pendant son gouvernement el
1 Klein, idt'in. p.-ij; 185.
1594— ltillô laissa au monastère, avant de partir, des règlements et des ordres qui devaient être fidèlement exécutés. . . Ces règlements sont la plus ancienne charte de visite
/ du général que Bertin de Vissery ait rencontrée; il a cru devoir en prendre une copie, que nous reproduisons, d'après lui, aux pièces justificatives l. Cette
I pièce porte la date du 8 juin 1612.
Cependant D. Rloeme avait toujours la main à l'œuvre ; sa pensée toujours active trouvait sans cesse un aliment nouveau. Kn 1612, après le départ du Visiteur, il faisait construire a une bonne exposition méridionale, 3 chambres bien saines, pour servir d'infirmerie ; on y aboutissait par un corridor, situé au bas de la grande salle des morts. L'année suivante, l'Abbé installait Madame Anne l'Enfant, 34° Àbbessc de Blandecques, qui succédait à Isabkau de Canteleu * 1613], et il faisait faire le bénitier de marbre, posé au bas de l'escalier conduisant du dortoir à l'Église.
— On rapporte qu'à celte époque, on pécha dans les étangs du monastère, un énorme brochet qui avait un canard dans le ventre, qu'on le fil servir à table, et que le Seigneur de Secry, ami et protecteur de l'Abbé, fut invité à en manger ; quoique le bro-
« Pièces justificatives, pag. 571.— Uist. nv de Clairmarais, lom. Il, pag 185 bis.
; Isahki.li; III, de Canteleu, de la même l'ami Ile que l'Abbé de r.lairmarais, dont nous avons parlé plus haut, fut la 313'' Abbesse do l'inndecques, elle mourut le 1 1 avril I623. — Annf i'Rnfant, nitVr de Kn wioisK d Kkmixks. d'Aire. 32e Abbesse, fut élue en 1623. elk augmenta les revenus, répara les bâtiments, décora l'église et mourut en 1(550. — Dutcms, Uist. du Clergé ,1e France, tom. IV. p-T ■231. Lvempl. du Cardinal Mauiy. - Cill. Christ.
chet soit considéré comme le requin d'eau douce, l.VJ4-Hii:> nous ne savons trop que penser d une pareille assertion que nous nous bornons à consigner.
Enfin, après avoir administré sa communauté pendant près de 20 ans moins deux mois , Mokand Bloeme, rendit son aine à son Dieu, le 27 mars 161 5, à lage de u'8ans, dont oO ans de profession, et laissant la communauté dans un état prospère : il avait acquitté toutes les dettes, la caisse gardait encore de nombreuses économies *.
Ce Prélat fut inhumé au milieu du sanctuaire, immédiatement au-dessous du lustre, ou grand chandelier à branches ; sa tombe fut recouverte par une pierre bleue de h pieds et demi de longueur, portant la ligure d'un Abbé revêtu de la coule, avec ses armoiries et l'inscription qui suit :
SI TU < HIU M R'1' PATRIS U"' MOHAMll BLOK.il L AMIAT1S 43, "Il OMIT ANNO Îtil5. ANIMA LECTOR BENK PRECARE.
De plus on lui éleva un magnifique mausolée, en albâtre, au-dessus de la boiserie du chœur du côté de l'Évangile. Sur ce cénotaphe on voyait son image fidèlement reproduite en relief. Ce Prélat était à genoux aux pieds de Saint-Morand, son patron; au bas du mausolée se trouvait une inscription funéraire, dont partie se lisait du côté du maître-autel et
1 Ili>t. m" rie Clnir., tom. Il pau — 1) liuN.tin Ciiiii|*i'jn
Idem, ulfin, pa^.
l.v.n -Hiir> partie du coté de la carolle. Voici ce singulier échantillon de poésie funéraire l.
« Atropossans pitié la Heur nous a ravi * Des Abbés Dom Moii.am) Bi.omwk qui a régi «. Vingt ans en grand honneur Clairmarez sans reproro, <■ Kt fait beaux ornemens à l'Église et les c!oees, # « Racheté les deniers piétés et arrentis, Ces reliques et calices par lui sont onricis. Pour la mitre obtenir premier encommenea. « Dom. Martin successeur du Pape l'impetra : « Car Dieu permit hélas que la mort fut sa prinse, « Du soir vingt et huit jours en mars seize cent quinze , a Profès de cinquante ans, années soixante et huit. « Ce nombre d'Abbés morts, quarante trois emplit. « Prioz, ami lecteur, que Dieu par sa puissance t Du repos éternel lui donne jouissance *. »
Les nécrologes de l'Abbaye indiquaient les noms suivants parmi les contemporains de Morand Hi.oeme. - — J). Oudakd Haverloix, mort le 22 décembre 1615. — 1). Louis, de Buride, mort le 27 août 1616. Ces deux cénobites furent enterrés dans In partie occidentale du cloître :{. — F. Jacques Hache, con-
1 Hist. m" de Clair., tom. Il, pag. 193. — Gali. Christ, tom. III. col. 331.
Nous avons déjà donné ailleurs cette inscription, d'après le grand cartulaire de Saint- Hei tin, de Dom Charles de Witto (voir les Abbés de Saint- Berlin, tom. Il), mais comme c'est ici réellement sa place, nous ne pouvons nous dispenser de la transcrire de nouveau; son style, ou le voit du reste, est assez curieux.
1 Hist. m" de Clairmarais, tom. III, pag. 33. — Grand cartulaire de Saint Hertin. — Gall. Christ., tom. III. col. 331. — Biographie des Abbés de Saint Hertin.
* Un écrivain fait remarquer que ces deux religieux étaient très portés à écrire leurs noms sur les murailes, surtout le premier.— Il parait que cette mani* «i toujours existe. malg»é le proveib - ^r.iin....
vers, mort le 4 octobre 1616. — F. Pierre Castre, I5M— I6i:> mort le 27 septembre 1619. — F. Antoine Boltel, corners, mort le 12 novembre 1619. — F. Morand Lefebure, mort le 10 mars 1820. — F. Jean Leroy, mort le 6 août 1620. Il avait une pierre dans le cloître du réfectoire et on voyait son portrait dans la chapelle Sain te- Barbe. — Barthélémy Bloeme, oncle de l'Abbé, il mourut vers l'an 1628.
En 1605, I). Morand fit la réception de 3 novices, qui constatèrent, eux-mêmes, leur admission , dans les vers suivants attribués à Pierre Trezel, l'un d'eux:
« Se jugo Christi juvencs très ordine suintant , '■< Franciscls Kaimond, is Piior iruluiUir. « Aller init Petrus Tne/Ei, Antonics, ex in < Deellois, extat iis haud tribus una dies »
On rapporte que l'Abbé Bloeme était si riebe, qu'il avait plus d'écus qu'il n'y avait de tuiles sur la toiture de son Eglise; on trouve quelque part le cbifîre de dix mille écus, comme évaluation approximative de ses économies Quoiqu'il en soit, ce qu'il y a de sûr, c'est qu'il eu fit le meilleur usage.
— Nous avons retrouvé la pierre tumulaire de Jacqiks Hamik, nous en donnons le dessin aux planches du tom. I ' Hist. m" de Clair., tom. II. pag. 193.
* On voyait dans l'inventaire de l'Abbaye, le don fait par Moham» Ui.ohme d une écuelle d'argent avec son couvert pour l'infirmerie, ainsi (pie de quelques autres pièces d'argenterie, entre autres, deux vases à pied pour boiro... Ces vases ou timbales ressemblaient assez à des ca'ices. seulement la coupe en était beaucoup plus large et très peu profonde (un travers de doigt environ). — Hist de Clair., t. Il, p 194.
C argent comme matière valait alors (161-1 20 livres 5 sols 4 dom et Km4r«- -1 usent fm Hait livres.-- D'ijire d* (; .int M.t'ii .
15«J4 — 1015 Les armoiries de Dom. Morand Bloeme, étaient une croix blanche d'argent sur Tond d'azur, mouchetée de cinq boules rouges, une, trois et une, avec celte devise parlante :
Nescit Obedienla Moram l.
Au chef de la crosse qui surmontait l'écu, on voyait une bande portant ces mots, qui formaient une seconde allusion à son nom :
!\c Moreris....
On a retrouvé ces armoiries placées dans presque toutes les constructions ou restaurations, attribuées à 1). Morand Blokmk s.
Martin Dubuisson a tracé ainsi l'éloge de ce Prélat.
t Débita persolvit, cœtum ditat quo Mohamhs
<•■ Vasa faces, vestesque parât, quas intula posât, « Inique is letho pneveniente nequit \ »
' Hanche v. n" 4.
1 Ilist. m" de Clair., par Bertin de Vi>ser\, loin. Il, pag. 17:?. 1 Idem, idem, pag. 17*2.
^RT^piF^lslTF DE DOM. NICOLAS BOUCHERAI 11, ABBÉ DE CITEAUX (8 juin 4612;.
« Ii» aelu visilalionis noslne devotum Monasterium de Claromarisco, coassistentibus nobis Hdis coabbalibus nosiris de Claravalle, et de Dunis, visitavimus, ibidemijue inveniinus praMer absentes, cmn H. D. Abbaîe, 15 rcligiosos saccrdotes, duos jnniores, non saeerdules, 3 novitios, el 5 eonversos, quihus eveinpto Kevureinlissimi I)"' Abbalis in observaulià, prumptis baee sequenlia donec majore a Provinciali convocalione slaluta, et signiticala fuerint, «piatcr in anno legenda, et ab omnibus perpetuô et inviolabiliter observanda, in virtutc salularis uhedicntia» mandanuis el precipimus.
« I . Oua» in cbarla visilalionis Cl"", ae \rm* D"' Cardinalis pra>cessoris nostri quaiu ab Kevereniiam Pia* sua* memoriarelinquendas duximus ordinaliones eontinentur : de confessione aille mis>am faciendà, de egressu è Monasterio, de otio vitando, de studiis, de computationibus ebartarum et tiluloruin custodià, RH D"" Abbati, pro suo in religionem zelo a retins deineeps observanda procure!.
« Siudeanl polissimùm omnes interiori refonnalioni uteresrat inler eos, sine murmure chantas, sine taîilio obedientia, sine \agntione claustrali soliludo. sine aiedia, et ignavi otio, piorum libroruni tertio, \<-l manualis operis honesfa orrupalio* ;ir sine Im pure in oiliciis di\iuis bilans ilevolio.
" 2. Tolum erclesia? ollicium eum cercmoniis, vigiliaj aii|ue occupa iuiiinn spolia, boii, in <>idiilc .-l;iUit^ sine idirmà pn ci
pitatioue, cum punctis el inclinationibus, servata semper Hivi Bernardi, do modo psallendi disciplina celebrentur.
« 3. Zelus disciplina? major apparent in silen io ubiqu^ servando, maxime in ccclesiâ, refcctorio, claustro, et calefaelorio Icmporc debilo.
« 4. Statirn ("omplctorio decantato, acceptaque ah omnibus a<|ua luslrali, in dormitorium umnes se recipiant, ipsoquc a préside clauso, nullo modo, nisi infirmilalis occasiono, anlè maliilinas subsequcntis dies decantandas aperiatur.
« 5. Religiosorum cubieula, non lanlum in scrutinio serolino, sed commodiore lempore, sallem ijiialer in anno a Préside, cnm adjunclis si t>î scnioribus visitentur, babeanl que Icetisternia munda in quibus lanarum usus continuetur, et pro indusiis. quo cilius tieri poterit instituant!1 observaudis . maxime et quam primum a novitiis qui in bujus modi exercitiis, cl reguke austcritalibus sunt probandi et cxcrcendi.
«6. Horlorum a locis regularibus longius separalorum, usum inlerdicimus ; (juandoquidem eorum frequenlia maxime cuin gravamine et jaclura regularis ob$ervant'uc, propler solitam in eis divagationeni eorum quicti et propinquorum a>dificalioni oftieere polesl, el pro ralionibus animiiin nostrum ad boc moventibus, IV D'u" Abbalem inouuimus, et nihilomintis eidem, quanlum debemus preeipimus, ut quo cilius fieri poterit, predictos bortos amoveat. et alia loca instituai, ubi conimodiûs religiosi possint in bonesto manuum labore, sineotiopost divinorum oHiciorum spalia sese occupare el ne tandem inajus damnum el delrimentum animnbus alTeralur, ex nimià cum secularibus familiaritate, ?t frcquentiori cum eis communicalione : probibemus sub poenà inobedienlia\ ne quis cum soeularibus audeal se quacuraque borà aul pretextu, sine expressà presidis venià jungere, aul quomodo libet cum eis ludere, bibere, aut cometlere.
« 7. (ionvenlualis ivfeotio, nuuquam ullr.i borain prolrabalur, babenturqiie in singulis refeclionibus . preserinn p >sl ca
lendas 8'"", continua lectio, nisi a!i«|iinni1o IV I). Abbas, pro sua innatà prudentià dispensandum judieaverit.
« In ea, omnes, etiarn officiarii in posterùm adsint, vel saltem in secundo conventu cum bcbdomadario coquin», et mensa» lectore conseillant, nisi certô quodain messis tempore, nul alias super lioe I\ D""' Abbas pro utililate Monasterii aliud preeeperit, nec liceat alicui rcligiosorum aliquid sibi aut potus extra refeciorium aportare, Minière, aut secularibus dare, aut ofTerre, sine expressà ll'r" Dni Abbatis licenlià, aut presidis in suà absenlià.
« 8. Quia vero maxime vcrsantur in pcriculo salutis anima.* quœ secularibus implicata* negotiis a solitis regularibus exereitiis, et Monastiea? disciplina» observantes fiunt per dissuetudinem aliéna* :
« Proptereà patrem D"ura Abbatem moncmus, et quantum in domino possumus borlamur, quatenùs circa economiam curiac
qualenùs in posterum per loealionem annuam ut alias animarum snlnti, et Monasterii militari, cum majore fructu consulendodisponat, et quos baelenùs in administralione earum pnefecit religiosos, quo meliiis lieri poterit etcommodius amoveat : aut saltèm infra loca regularia de nocte se recipiant, procure! ni preeipiat.
•< 9. Xulbe mulieres preseiùm sorores de observantià, eliam ratione inlirmitntis, cum religiosis admiilentur snb pœnà per canones lata. Et ne in voraginem ccnsurarum incidant rcligiosi : binis semper ad parentes invisendos, semel dumtaxatin anno dimissis, probibemus sub eàdem pœnà ne quis ad claustra rnonialium, aut sororum cujus cumque ordinis sint ingredi présumât, imô nec mulieribus qme ad audiendum sacrum ad ecclesiam convenire soient, cancellas qiwe navem ecclesia' à eboro religiosoriim séparant nisi in proeessionibus permiltanlur transgredi.
« 10. Nnllus présumât sine légitima licenlià sese parentibns
adjungerc. Superwnienles autem in provimioribus grndikis parentes boneslè siiseipiîiuliir, el in loeo a H. D" Abbate depttlando, per eellerarium, ant bursarium traetentur.
« 11. Présides, vel eonfessarii, non secundum aMatem, sed secundum prudentiani, et capacitatem depntenlur, et quem seincl clegerit confessarium, non facile mulet propter spiriluale detrimentuui quod in frequentiori mulatione contingit.
« 12. Xulli sine urgentissimâ necessitate egrediendi licenlià coneeuatur : nunquain ver<> dimittantur ut adsint lemplormn dedicationibus, propinquoruni nuptiis sccularium, nul primitiaruin eonviviis, pngorum nundinis, »*t bujusniodi similibus : qui autem contra banc ordinationcin dnliqueril, graviter ad evcmplum aliorum puniatur.
« In professionibus auh-m. \el priinitiarum eelebrationibus, nulla fiant in poslerùm dissoluta convivia, sed exactissinù' a P. D"" Abbale decretum capituli generalis sujicr boc cdituin id)servetur.
« 13. In forinandis novitiis, maximam adbiberc débet ruram H. D"'" Abbas : idcircô quem in eo oflîcio dcputandum clegerit. nullam, neque spiritualem, neque lemporalem debere oceupationein baber»» decernimus, cuin bujusniodi ofliciuin.lotuin hoiuinem occupais possit cl valent.
* 14. Junioribus quam citissimè religiosum preceptorem P. Abbas pr;cfieial qui eos in doctrinà. et pietate rrudiat, eogalque eos ad communem usum lingua1 latina? sub prenis a H. I)"" Abbate prescribendis. Qua in re présides etiam sollirilam gérant curam.
« 15. Persévèrent omnes in communitate viue cuin amorc paupertatis, fralribus que conversis pnrticulnris depuletur magister qui eos in oHicio continent, immerilô bumilitatis rverccal, et in requisila pietate quà poteril diligentià infonnet. Cieterum, cum fratres dicantur, fraternam quoque in domino cbarilatem et pacem servent sitque illis cor unum, et anima una.
« Surerdnifts, honis inorihus, cl oxcmplis juniorrs doceaul ; juniores vicissim seniores ac sacerdotes roverennlur, et honora [ira'vcniant.
« Omnes deinùm pariter devotas orationcs ad deuni faciani: pro Ecclesià, Papa, Hege, etc. Datum in pra?fa!o Monasterio die 8" junii, anno 1612. »
Erat signatum.
K. Nicoi... Abhas Cisl. ord. gratis.
l'WI «rundo riVièrc du I Abbaye. - Funérailles do Cumain, do Saint- Orner, inhumé à Renescure avec sa femme.— Leur tombe. — Son écu rapporté au monastère, jlans jjLgjjle des morts. — Mort de Jacques Ui As.tL's, nouvelle porta pour l'Abbé. — Confraternité avec l'Abbaye de Saint- Augustin. — Remarquable comète (1618\ - Chapitre gênerai tenu à Citeaux. — Le P. Cmomez offre un livre D. Tirant. — Achat de deux pseautiers et de deux tableaux.
— Leur sujet. — L'Abbé met h exécution la regrettable pensée de blanchir le cloître. — Il efface ainsi les portraits doses 30 prédé-
• censeurs. — Kn mémo temps, D. Tiiunt fait fairo le sien. — On
ru retrouve un exemplaire. — Construction d'un moulin à eau qui a été supprimé lors do l'établissement du moulin à vent. — Confraternité de prières avec l'Abbaye do Saint Kloi. — Mort do Pau. V.
— Election de (im-ifioiar XV. — Difficulté avec le curé de Rcnescure. — L'Abbé do Clairmarais écrit une lettre conciliante, d'après l'avis de l'Kvéquede Saint Orner, en réservant ses droits. — Qualités de I). Tihaxt. — Sa bonté envers tous. — Sa générosité excessive. — Il meurt à Saint-Omer, an bout do G ans d'administration. — On le rappo:lo à Clairmarais. — Cérémonies à celle occasion. — Pierre sépulcrale mémorativo. placée 16 ans après.
— Son inscription portant ces mots : Ahlms Milralus. — Ses armoiries. — Son éloge. — Son portrait. — Novices admis par D. Tin an r . — Moines contemporains.
Après la mort cl t? Dom. Morand Bloemk, l'Abbaye demeura vacante depuis le 22 avril 1615, jusqu'au 1) juin de la même année, époque à laquelle D. M artin Tirant fut régulièrement promu à sa place.
Dom. Martin, né à Sains était depuis longtemps moine de Clairmarais, où il avait donné de nombreuses preuves de capacité, de zèle, de dévouement el
' Il y a plusieurs villages do ce nom dans lo Pas-de-Calais.
Certaines traditions lo font originaire do Lille en Flandre Nous mettons une noto detailléo à cet égard, à l'article du 57e Abbé do même nom, lequel était probablement de la même famille.
«l'esprit religieux.... Comme son prédécesseur, peu- loi >i <lant bien des années, il avait montré dans ses fonctions de maître de la basse-cour, ce que peuvent, l'ordre, l'économie et le savoir faire : aussi fût-il jugé digne d'obtenir les suffrages unanimes de la communauté 1 le 22 avril 1615.
GuisL.UN, de Saint-Omer, sieur de Secry, qui précédemment avait employé son crédit, auprès de la Cour de Bruxelles, en faveur de Morand Bloeme, son ami, continua ses bons olïices dans l'intérêt de Martin Tirant, et ses démarches furent une seconde fois couronnées de succès; le nouvel élu reçut son brevet des Archiducs Albert et Isabelle, le 15 mai de la même année (1615;.
En conséquence ce Prélat fut confirmé par Bobert, Abbé de Villers, Vicaire général de l'ordre, le 1er juin, et prit possession de son monastère, le 9 du même mois *.
C'était le moment où Louis XIII, épousait l'Infante d'Espagne, Anne, d'Autriche, et le moment aussi, où les plus affreuses tempêtes désolèrent les Pays-Bas, qui subirent alors d'immenses désastres (1613-1618).
D. Tirant commença son administration par l'établissement d'une confraternité de prières, entre son
» llist. de Clair., tom. II, png. 197. — Call. Christ, t. III, pag. 331. — Dutems, llist. du Clergé de France, tom. IV, pag. 220. - Jongelin. — D. Guislain-Campion — H. Charles Martel.
5 Les lettres patentes de I). Vii.i.krs portaient : « En condition? ni ante trimestre etap.vnn tihi sit provision tic mnjnri confirmation?, rte ..
ini.'i -Hi.'i Abbaye et celle de lilangis.,.. Puis, avant à cœur démènera bonne fin, l'œuvre entreprise par son prédécesseur, il s'appliqua sans relâche a obtenir du Souverain-Ponlife, le droit de porter la mitre, pour loi et pour ses successeurs. Sa situation financière était aussi prospère que possible, point de dettes, point de réparations urgentes à (aire ; des économies considérables, de nombreux dépôts de numéraire.... Dom. MoiiAM) I»LOKMK avait renouvelé les cloches, augmenté les ornements, jamais occasion plus favorable pour mettre le projet à exécution et faire face aux dépenses auxquelles de\ait donner lieu rétablissement des olîices pontificaux I). Martin le comprit, et tout en travaillant à compléter les ornements cl les décorations de son Kglise -, il s'adressait à Monseigneur Dlas.kus, Kvèque de Saint-Omcr, pour le prier de le seconder à la Cour de Home, ce à quoi le Prélat consentit de très bonne grâce, de concert avec (i ci u. au me Lokmel, Abbé de Saint-Berlin, à qui l'Abbé île Clairmaiais s'était également adressé. — Des lettres très (laiteuses de rhvêqucde Saint-Omer, furent envoyées au Souverain-Pontife, le li août Ifilo. Grii.i.AU.ur. I.okmkj. joignit les siennes à l;i supplique de ï>. TiHANT, et Pali. Y, reçut ces dépêches avec une grande bienveillance; en présence de
1 Ilist. iné'lito r!o Clair . le. m. II. p.ip. ]G8-lî*0.
' Il fit faire un scMond ornement complet on soie roupe, 3 eliapo umi»»rmes et un devant d'autel ;ivcc un autre ornement en noir.
li y ajouta un vase en argent avec *r,n barssin pour les offices l'onl:fk:m\. — Tom. II. pn». "2 12;.
pareils témoignages, Sa Sainteté par une bulle datée n;:.v iii.'l des 'noues de février 1016, accordait à l'Abbé de
Uairmarais. la faveur <|u'il avait si humblement demandée l.
Aussitôt après avoir reçu cette bulle, I). TlRAXT s empressa d'en donner connaissance à Monseigneur Hl.vs.i-xs, en priant Sa (irandeur de procéder au plutôt à la bénédiction et à l'imposition de la mitre Pontificale. — Le jour de la eérémonie fut immédiatement lixé, elle se fit dans la chapelle Kpiscopale, à Saint-Omer, le 13" jour de décembre I01(\ jour de la fête de Saintc-Luce, en présence de (inu.Al.Mi: Lo km kl, Abbé de Saint-Berlin, de M. Dksc.vmp. Chanoine gradué de la Cathédrale, de M. Dl.mksml, (îrand l'ailli de Sainl-Omer, de M. Stkasskl, lieutenant du gouverneur, et de MM. de Haimn et Jean Deckoix, religieux. Dans ses lettres de bénédiction, > onseigneur l'Kvéquc atteste avoir vu et lit l'induit de Puni Y, accordé à M. Tirant, avec le seel eu plomb y appendu.
Aussitôt en possession des insignes pontificaux, Dom. Martin fit construire une stalle ou chaire élégante, pour officier solennellement aux fêles de Noël, qui approchaient. Cette stalle encore efl usage au XVI II* siècle, portail les armoiries de
1 Merlin de Visuel y, (oni. Il, paj; 1UU a '101, donne textuellement le? lettres do l'Eveque de Saint-Umer et la bulle pontificale do Pau. V. Nous avons ces pièces sous les jeux, nous les reproduisons d'après lui. plus loin, comme pièces juslicatives, png. .»î>) à .*>!)?.
Cette bulle est datée de Sainte-Mai ie Majeure. à Rome, le 3r jour 'les noues de léxrier 1*U<».
ir» 15— 10-21 l'Abbé sur les quatre panneaux, elle était recouverte de soie de diverses couleurs selon les offices K Nous voyons ensuite le 44° Abbé travailler à la construction du quartier de l'Econome et de quelques autres pièces I G I G .
— Peu après, il porte plainte au Conseil d'Artois contre quelques habitants du faubourg de Lyzel, qui se permettaient de pécher avec de filets énormes dans la grande rivière de l'Abbaye, ainsi que sur les bords de la rivière de Saint- Berlin. Les inculpés, sur la dénonciation laite par huissier, Curent condamnés à l'amende2. — 1). Martin assiste également aux funérailles du Seigneur de lienescurc, Cuislain de Saint- Omer, sieur de Secry, son bienfaiteur et l'ami de son prédécesseur. Ce Seigneur, mort en son château de IWnescure, fut inhumé dans le chœur de l'église de ce village, à coté de sa femme, qui était de la maison de Bailleul. — On leur érigea à tous les deux une tombe en marbre noir, portant leurs éeus armoriés, en même temps qu'en souvenir des bienfaits qu'il avait rendus à la maison, lui et sa nombreuse famille, le blason funèbre de ce Seigneur était rapporté au monastère et pieusement suspendu dans la salle des morts ; il n'était pas oublié dans les prières de la communauté.
Cette année fut bien pénible pour l'Abbé de Clairmarais, il perdait l'un après l'autre tous ses bien-
1 llist. m • et incilitr il - Chiirmai-iiis. lom 11, [>a-. ?<).V 1 lilnii, i.lcm, paa. 20tf.
fai leurs : après le Seigneur de Renescure et son 1615— 16-21 frère \ c'était le tour de l'Évoque de Saint-Omer, qui descendait dans la tombe. — Doni. Martin Tirant après avoir renouvelé la confraternité de prières, entre son Abbaye et celle de Saint-Augustin de Tbérouannc, célébrait solennellement dans son Eglise, les funérailles de Jacques Klas-els qui, peu d'années auparavant, avait déposé sur sa léte les insignes pontificaux, qu'il avait contribué à lui faire obtenir Ces malheurs semblaient, pour les esprits crédules être annoncés par la grande et remarquable comète de 1618 laquelle, disent les chroniqueurs, fut épouvantable par sa grosseur et longueur
La même année 1618, I). Bouchekat II, tenait le chapitre général de son ordre à Citeaux, pendant que le II. l\ Crombez, de la Compagnie de Jésus, faisait un livre qu'il venait de dédier à l'Abbé de Clairmarais, sous le titre de : Ascensus Moysis in Montem. En ce moment, D. Tirant achetait pour le chœur deux pseautiers in-f° dont on se servait encore plus d'un siècle après , et faisait peindre deux tableaux pour son Eglise, l'un, représentant tous les Saints et Saintes de l'ordre, placés sous le
1 D'après le P. Jacques Malbranrq, loin. III, pan 633, Robkki, d»! Saint-Omer, Comte île Morbecques, fondateur du Collège des Jésuites. d'Aire, mourut d une hémorrhngie l'un ItilT, et avant d.* mourir il disposa do ses biens avec leurs titres en faveur des enfants de sa tante, qui étaient, dit on, des Montmorkncy, c'est par laque la maison de Saint Orner, passa dans celle du Prince d*.' Hobecqm s. — Ilist m" de Clair., toni. II. pag. '.M:?.
-' Ilist. m» de Clair., tom II, pa^. *>OK.
1 Berlin de Vi-sery, loin. Il, pay, 20(».
IGU)— 10-21 manteau de la Sainte-Vierge, l'autre, représentant Saint-Antoine Abbé, «es tentations, sa mort et son inhumation, etc. (1018^.
L'année suivante [1619\ ï). Tirant eut la regrettable pensée de faire blanchir le cloître de son Abbaye et plus malheureusement encore il eut le temps de mettre cette pensée à exécution. Ce cl,ii;ie, on ne l'a pas oublié, était, presque entièrement peint, et avant ce malencontreux badigeonnage on y voyait avec leurs armoiries et leurs devises, les portraits des 39 premiers Abbés de damnai ais, qui ont disparu, sans retour, sous les grattages barbares des ouvriers de 1). Martin Tirant. Sans celte opération, les portraits de nos Abbés eussent pu être entièrement conservés 1 ; mais au moment où cet Abbé effaçait les portraits de ses devanciers, il faisait faire le sien, dont quelques exemplaires furent distribués après sa mort, à Saint-Omer *, où en 1 738, 1). Charles Martel, put en retrouver un qu'il rapporta au monastère ; c'est celui dont on s'est servi pour le reproduire plus tard :i. — A peu près en même temps, Dom. Martin faisait construire un moulin à eau, dit à Potelet$% moulin qui, un peu plus tard, fut supprimé et annexé à la brasserie, lorsqu'on construisit le moulin à vent qui était plus moderne 1019,.
L'Abbé contractait de plus un acte de confraternité
1 Idem, idem. pay. K~>.
- Idem, idem, *2o7.
On m voit un exemplair au MumV de Saint -Orner. A crlui «pie nous reproduisons a la planche ijc. 1 lli-t. ne* île Clair., lom. Il, \\az. i'OJ».
avfe l'Abbaye <lu mont Saint-Kloi d'Arras IC20 . — iiiii-ic-.M Il ratifiait une décision do la justice Abbatiale qui avait écoué le cadavre du nommé Jean pKUTiaooT, noyé dans des fossés dépendants de la juridiction du monastère 1020 . — Au moment de la mort du Pape Pau. V 128 janvier IG2I , alors que (îrecoiiu: XV, prenait possession du siège de Saint-Pierre, l'Abbé de Clairmarais soutenait une difficulté qui lui était suscitée par le curé de Ueneseure Cor.MANN , pour la juridiction qu'il prétendait avoir sur les domestiques de l'Abbaye deWojstine, contrairement aux privilèges de l'ordre de CiteailX. Tandis que l'Abbé de Clairmarais soutenait avec assez de fondement, que son droit devait s'étendre sur tous les membres et même les donateurs de l'Abîme. Celle difficulté fut soumise à Monseigneur Paul Iîoidot, Evêque de Saint-Omcr, qui engagea les parties et surtout l'Abbé de Clairmarais à se concilier..., Dom. TlRANT suivit ce conseil, il écrivit au curé une lettre fort bienveillante l, dans laquelle tout en constatant son droit, il autorisait le pasteur de Henescure a administrer provisoirement les domestiques de l'Abbaye de Wœsline, jusqu'à ce que la question ait pu être mieux étudiée et définitivement tranchée v.
' Idem. iJeui.
" La lettre de llnm lu; an t. écrite on luit lion> tenues el mi lalill, est consignée tt-xtut'llfiiteul dans I ' m" de Merlin de Vissery. loin II. . 2U0 Mlle porte la date du 7 mars 1621. — lue note maiuinale semhlf indiquer qui'lle est ("n i- île par I). l'ierte l'rvn 1 , a (»fi eu dnif |,i (onspr\;ilioii. — Nous la donnons plu* loin.
loio— 16-21 Tous les auteurs font l'éloge de Martin Tirant;
tous s'accordent à dire de lui : Vir pius atquc misericors, omnibus que amabilis, etc. ;Jongelin . Guislain-Campion dit, à son tour, que c'était un homme doux et pacifique, ne péchant que par excès de honté !, oubliant ses propres intérêts pour ceux des autres ; ne sachant rien refuser à qui que ce soit, il poussa la générosité jusqu'à donner les moyens de bâtir aux Dominicains, aux Cordcliers et aux Sœurs- Noires Conceptionistes de Saint-Omer, il ne pouvait, dit-on, renvoyer personne sans l'avoir satisfait.... Aussi sa trop grande libéralité fut elle cause. qu'on fut obligé de lui dissimuler la plus grande partie des épargues de son prédécesseur, dans la crainte qu'il n'en disposât en faveur des étrangers.
Dom. Martin Tirant, gouverna paisiblement sa communauté pendant G ans 3 mois et 27 jours au bout des quels il mourut au refuge de Saint-Omer, le (i octobre 1621 *. — Ses dépouilles mortelles furent rapportées dans son monastère, où le Trieur Jean Bouengier, chanta la messe. — Un Père Cordelier fit son panégyrique : douze pauvres revêtus de manteaux noirs, selon l'usage, et portant à la main des torches blasonnées, accompagnaient le corps ; ils reçurent chacun 3 florins ;î et un pain.
1 Jongclin.— Berlin de Vissety. — Guislain Campion. * D. Pierre Trezel. tom II, pag 210.
3 l e prix du marc d'argent valait alors 23 livres 10 sols connue matière renie aux monnaies et 27 livres 10 sols, comme argent fin monnayé.
I.e selier de Me se vendit a Pari*, eu ](r21. 0 livres ') sols 4 de-
(x Prélat fut inhumé au milieu du chapitre, entre loiô— iitfl les deux plus grosses colonnes.... Après les funérailles, le Prieur engagea à dîner les plus proches parents du défunt qui avaient assisté à la cérémonie. La communauté se retira dans le réfectoire ordinaire. Seize ans après la mort de Dom. Tirant, jtiEoucts, d'-Ufreingues, 41/ Abbé, fit poser à sa mémoire une grande pierre hleuc, où il était représenté en habits pontificaux, avec cette inscription en marge :
nu: j.ir.F.T n. i». u.um\i s tiiiant. primls abbas mi iiiatis qii omit
Mais cette pierre mémorative ayant été posée longtemps après le décès de celui quelle devait abriter, on trouva en 1717, cent ans après, quand on creusa la fosse de I). Maillart, que le corps de 1). Tirant dépassait la pierre de deux pieds.
Les armoiries de ï). Martin Tirant, étaient: 3 lances d'or pointes en bas \ sur fond d'azur, avec cette devise :
Doits mihi xcopus *.
Lu religieux 1). Martin Dubuisson, auquel nous devons pour ainsi la biographie poétique de tous les
niers tournoi* — « hirmario tfpfirtfinhi r.sl <in>iiilil<i$ (rumt-iili
/»«•/' eum ttcbili dr mmis \>relcrUis rtilionr IIO I. jirr modin. •> 'Du pré do Sa'mt-Maur, pap. 1*26).
' llist. m" «le Clair., tom. Il, pag. i?10 et 211.
' Nom, idem, pa?. W7.
l r,i 5 — io-M Abbés de Clairmarais, a écrit aussi l'éloge de Hmn.
M A UT IN TlUANT.
At Ih'.'iù Maiitim s cumcsso primus lioiioio <- l litur .Mitrà vl meiitum tam sacer ornai apex.
• lïre\ Limon liuix: larj;;\ qm-ritur i.Iaro inum'ia tl< xli.i.
* Ijisiqui.' IkuI'1 notas parcior alxlit opes '. »
Vu nombre des cénobites qui reçurent l'habit de ce Prélat, on trouve: — F. Jo.sce .Neityuue 1010 .
— F. Beh.naud MiciiiKLs, de Sain t-Oniei*. — F. (iitEuoire Winglet, d'Aire. — F. Mathieu Folie, de Saint-Omer. — F. Jean de Lattre, de Bélhune. — F. Chaules de la Cuelse, de Luinbrcs 1010 . — F. (jaukiel Wii.lehs. — Adrien Hatte 1(317 . ces derniers étaient diacres ou sous-diacres, à la mort do Martin Ti K A NT.
Ueligieux contemporains : — 1). Jean BoLLENGIKR, Prieur et jubilaire, mort le 1 1 mai 1022, âgé de 7"> ans, inhumé dans le cloître des bienfaiteurs. — 0. Pieu he d'Ores.miei'x, mort en France sic , en 1023, âgé de Kians. — 1K Jean le Bœuvre, jubilaire, mort le 0 juillet 1021, âgé de Oo ans, enterré dans le cloître de lecture, il avait fait construire le petit oratoire que l'on voyait dans la chapelle Sainte-Barbe, ce qui était indiqué par ces initiales : I). J. L. B. — 1023 ,
— I). Jevn Vanoe.welde, de l.assel, moitié 18 août I02Î, âgé <!e 3S ;ms, avant l'i ans de prêtrise, enterré dans le cloître de lecture.
1 Mcin, i.loin. pajî.
Nous trouvons encore dans une copie du nécio- h»i:. -nwi loge, les noms des religieux suivanrT: — I). Jean Fou rdi Nt né à Fierté, ancien curé des domestiques, receveur principal, secrétaire du chapitre, prieur et ancien de la maison, mort le 6 mars 1627, âgé de 67 ans, enterré à l'occident du cloître avec une épitaphe. Il avait fait construire l'oratoire de la chapelle Saint- Jean-Baptiste l. — D. Nicolas Oueval, mort à 8G ans, le 1 0 juillet 1 027, Il avait fait peindre le tahleau de la Transfiguration, dans la chapelle Saint-Pierre, (le tahleau portait un écriteau avec son nom. — 1). Pierke H i elle, mort le 16 octobre 1G27, âgé de 06 ans et 31 de profession. Il fut inhumé dans la partie occidentale du cloître. — D. François Rai.uo.nd, mort à hl ans, le 13 février 1629. — 1). Jacques Marche, mort le 1er avril 1G30, âgé de 71 ans. Il avait été directeur à Wœstine. — D. Jean Bouqiivu, mort le 31 août 1631 . Inhumé dans le cloître de lecture. — D. Nicolas Wariquiel, mort le 2 décembre 1631, ii ."56 ans. — I). Pierre Lombard, mort le 5 janvier 1632, à l'âge de 71 ans. Il fut inhumé dans le cloître de lecture, au-dessus de D. Jean Bouquiau. Il avait fait peindre une table d'autel dans la chapelle Saint- Nicolas. — D. Pierre Siueon, mort le 16 octobre 1632, âgé de 72 ans. 11 fut enseveli dans le cloître de lecture, avec un carreau portant le millésime de
1 lilcm. i'Iom. \v,\&. 2HL