‹ L'Abbaye de Notre-Dame de Grestain de l'ordre de Saint-Benoit à l'ancien diocèse de LisieuxChapitre 108 sur 185 · Ms. n · texte numérisé non relu

Ms. n

3. Le Flnmheau aslronoinique ou Calendrier royal pour la connaissance des Irms, où Von trouvera un abrégé... Le tout calculé pour l'élévalion sur le méridien de finuen. ln-12. — Voy. Frère, Manuel du Bibl. norm., I, 469.

4. Au diocèse de Goulances; et non en l'abbaye de n Lepay « qui n'existe pas.

16(l l'abbaye de NOTBE-DA:\rE DE GBI^SIAIN

naires de la vicomlé de Ponl-Aiidemer el ils étaient très répandus aux environs de Honileur. Dans cette dernière ville, un Martin Hallej était tabellion en 14ot)-li64 ; un Guillaume Halley y résidait en 15 lo; pendant plusieurs générations les Halley ont possédé Toffice de « bailli vicomtal » de Grestain et Blangy '. Quanta notre religieux bénédictin cpii étudiait l'état de l'atmosphère, il était selon nos conjectures l'un des treize enfants de Henry Halley, écuyer, bailli de la haute justice de Grestain, de 16(30 à 1684, et le petit-fils de Charles Halley, bourgeois de Honfleur, y demeurant à l'enseigne Saint-Martin (1608).

XLH. — Jea\-Baptiste-Antoine de Malherbe, 42^ abbé de Grestain. Né à Caen le 12 janvier 1712, sous-diacre du diocèse de Bayeux, chanoine de Paris en 1731, à dix-neuf ans, bachelier en théologie et maître-ès-arts, il obtint ses bulles de nomination le 11 juillet 1735; le H août suivant il prit possession par procureur. Ce jeune abbé commendataire de vingt-trois ans faisait alors sa licence en la société de Sorbonne. Il était fils du marquis de Malherbe-Juvigny et de Marie-Henriette Le Prévost. Plus tard, aumônier de la reine, vicaire général du diocèse de Rouen, en 17il, Antoine de Malherbe renonça à l'abbaye de Grestain en 1743, pour prendre la commende de la Sainte-Trinité de Tiron, couvent de bénédictins de la congrégation de Saint-Maur dans le Perche-Gouët, diocèse de Chartres. Il est décédé le 5 février

Le Mercure de juin 1735 (fol 1244) a fait mention du mariage d'Augustin-François de Malherbe, frère de l'abbé de

1. Tabell. d'Auge, 29 juin t:t6S ; 14 mars \")Tt ; 3 déceml)re 1651 ; 10 janvier 1684. A la même famille a, selon nous, appartenu Guillaume Halley, capitaine redouté d'une compagnie de partisans qui tenait campagne dans le Lieuvin, en 1425-1426 [Bibl. de V École des chartes, t. LIV, 507.513).

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Greslnin, célébré dans la chapelle du chàleau de Lion-sur- Mer, au mois précédent.

Les armoiries d^Antoine de Malherbe sont mentionnées dans V Inventaire des sceaux de la Normandie ', avec la date de novembre 1744.

En 1740, Antoine de Malherbe donna sa procuration à Jean-Antoine d'Agoull, chanoine de Paris, prieur dn prieuré Saint-Eugène de Deuil, diocèse de Paris, pour nommer à tous les bénéfices dépendant de Tabbaye de Grestain (Insinuations ecclés.^ III, 471).

XLIII. — Jean-François-Philiberï de Kent y, est le 43^ abbé de Fabbaje de Grestain. Il appartenait à une noble lamille de l'Artois qui avait essaimé dans la Normandie, le Laonnais et le Soissonnais '. Alain, baron de Renty, menait l'arrière-garde de Simon de Monlforl à la défaite de Pierre d'Aragon et des Albigeois, en 1224. Au wi*^ siècle, Jacques de Renty était capitaine d'un régiment d'hommes d'armes en garnison à la Fère ; il y décéda en Io7o. On voit sa sépulture recouverte d'une pierre funéraire à Citry-Sainl-Ponce, en Brie, au fond de la petile église du village. C'est là également que se trouve le tombeau de Gaston-Jean-Baptiste de Benty, capitaine de cavalerie, qui fut un grand homme de bien et qui est mort en réputation de sainteté, le 24 avril 1689. La fille de ce dernier et d'Isabelle de Balzac avait épousé Claude de Choiseul, décédé doyen des maréchaux de France, en 1711,

Jean-François-Philibert de Renty, clerc du diocèse d'Arras, fut nommé à l'abbaye de Grestain au mois de septembre

1. Domay, p. 323, n" 2888 : « Écu d'hermines chargé de six roses, 3, 2 et 1, couronné dans un cartouche — Sans légende. »

2. Renty est une ancienne seigneurie de l'Artois qui a donné son nom à une maison ilhistre (Bibl. nat. , Pièces or'uj., vol, 246i; Dossiers hleiis, 562). Le dernier f|ui est cité dans ces recueils généalogiques est le marquis Jean- Jacques de Kenty, décédé au mois 1737.

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1743 ^ Le roi lui aLtribiiail ainsi nn revenu de 10.000 livres environ -. Mais ce revenu n'était |)as bien assuré. L'abbé de Grestain et les religieux étaient engagés dans des procès qui cessaient et reprenaient alternativement. Les institutions qui avaient régi l'abbaye pendant plus de sept cents ans étaient tombées en désuétude et avaient cessé d'être observées depuis longtemps; leur non-usage n'avait pu en effacer absolument les traces et faire disparaître du présent les fails accomplis ; il faisait naître des contestations de toute iiaiure et suscitait des •prétentions opposées que les tribunaux appréciaient. La tâche était laborieuse ; elle était par-dessus tout très onéreuse pour les parties. Celles-ci, pour s'affranchir des charges que les procès sans fin occasionnaient, eurent recours à des transactions. LTn accord intervint entre l'abbé de Renty et les religieux de Grestain dont les noms suivent : D. Claude-François Pipard, prieur claustral ; D. Pierre-Benoît Laurent, licencié-ès-lois, bailli ; Jean-Baptiste Dalbiac, infirmier; D. Aristide Capon de Minières, bachelier en théologie. L'acte est du 28 octobre 1 752. Dans l'engagement que l'abbé souscrivit, ou ne trouve qu'une disposition de quelque importance ; il s'obligeait au payement annuel de la somme de 2.548 livres et à la fourniture de 160 boisseaux de blé, « pour tenir lieu du tiers en essence des biens de l'abbaye et en éviter le partage ' ». Cette convention principale avait déjà été stipulée dans le concordat conclu en

1744 '*. On y ajouta que la communauté n'excéderait pas à l'avenir le nombre de trois religieux.

1. A cette date, on trouve dans l'abbaye quatre religieux : Guillaume-Nicolas Desnoyer, prieur ; Jean-Baptiste Camus, prieur de Saint-Nicol ; François- Jean-Baptiste de la Morye, décédé avant 1732 ; Jean-Charles Lesueur, d'une famille originaire de Quillebeuf.

2. Le 30 octobre 1743, l'abbé de Benty donna à D. Louis Brigault des Brosses, prieur en titre et comte de Percey, des lettres de vicaire général pour nommer aux bénéfices dépendants de Grestain.

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