Gall. christ., XI, col
62 l'aBRAYE de NOTRE-DAME DE GRESTAIN
Au rôle de la même année 4198, l'abbé de Grestain est inscrit pour la somme de 17 marcs: <* Abbas de Grestain, 17 marc, pro plegio episcopi Lexoviensis ' ».
On connaît les courses désordonnées que Jean sans Terre fit alors dans notre contrée et ses séjours à Bonneville, Ilébertot et Trianon .
L'abbé Robert renonça entre les mains de Guillaume du Pont-de-l'Arche, évêque de Lisieux, à tout ce que Tabbaye possédait dans l'église du Mesnil-Mauger et dans les églises de Honfleur, en l'an 1233, le jour de la fête de la Conception (8 décembre) : cessil quidquid possidebant monachi. Quel a été l'objet de la cession en ce qui concerne les églises de Honfleur, Notre-Dame et Saint-Léonard, qui ne formaient qu'un seul bénéfice? En l'absence du cartulaire de Grestain, il est difficile de l'indiquer. Il s'agissait peut-être du patronage et d'une partie des dîmes, quoique beaucoup plus tard l'abbé et les religieux de Grestain aient revendiqué judiciairement le droit de nomination à la cure de Notre-Dame et Saint-Léonard. Mais le peu de connaissance que l'on a de ces faits ne permet pas de comprendre l'état des droits et des biens de Grestain, à cette époque, en la ville de Honfleur.
Robert, abbé de Grestain, et un moine de son abbaye nommé Raoul de Formoville, sont mentionnés dans une donation faite par Godefroy du Val, chevalier '. L'acte est sans date.
Sous l'administration du même abbé, un seigneur normand dont le nom se retrouve souvent dans les actes de ce temps, Hugues Papion, fît don au prieuré de Sainte-Barbe-en-Auge J et aux religieux de Grestain d'une pièce de terre de son domaine de Douxmarais. Il reçut pour cette donation quinze livres d'Anjou de la main des moines, qui donnèrent à sa