‹ L'Abbaye de Notre-Dame de Grestain de l'ordre de Saint-Benoit à l'ancien diocèse de LisieuxChapitre 59 sur 185 · Neustria pia, p · texte numérisé non relu

Neustria pia, p

4. Mathieu d'Escouchy, I, 191 ; III, 354. — Bohert Blondel, II, 73-75; 294- 297 (éclit. Héron, 1893). — Cronicques de Normendie, p. 110-111 (édit. Hellot, 1881).

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Pont-l'Evêque que la garnison anglaise avait abandonnée ; sur Lisieux qui capilule le 16 aoùl. Puis Mantes, Vernon, Harcourl, Chambrais, Touques (27 septembre), Exmes (30 septembre). Argentan (4 octobre), Rouen (20 octobre), enfin Harlleur clef de l'embouchure de la Seine, ont fait leur reddition '. Aux premiers jours du mois de janvier 1450, les Anglais ne conservaient que Ronfleur, ville bien fortifiée et position importante qui fournissait un point favorable pour abriter un débarquement et fournir des communications par mer. A l'ouest donc du monastère de Grestain, à une distance de deux lieues, la bannière « à champ blanc une croix rouge parmy » flottait encore sur la Tour Carrée qui défendait l'étroite entrée du havre de Ronfleur ; c'était une pièce de fortification que le xiv^ siècle avait vu construire et qui était bien connue des moines de Grestain.

Le 17 janvier 1430 (n. st.), on investissait Ronfleur; la ville bloquée par terre et par mer se rendit le 18 février ^.

A cette époque se place le séjour de Charles VR à l'abbaye de Grestain. Le roi s'était rapproché depuis quelque temps du théâtre de la guerre. Il était à Montivilliers pendant le siège de Rarfleur. De là il s'était rendu à Jumièges où Agnès Sorel mourut le 9 février 1450. De Jumièges, Charles VR s'était dirigé vers Grestain alors que ses meilleurs capitaines tenaient encore le siège devant Ronfleur. Charles VII arriva à l'abbaye le 14 février ou peut-être la veille •-.

1. La reddUion de Harfleur est du i*"'" janvier 1450; la capitulation avait été conclue le 25 décembre 1449. — Les Cronicques de Xormenclie (édit. Hellot), p. 308, note 419.

2. Robert Bloiulel lédit. Hérons II, 166, 168, 344. — Les Cronicques de Xorinendie, 142-143. — Thomas Basin, Ilist. de Charles Vil, I, 231 Soc. Hist. de Fr.).

3. Arcii. nat. P. 263-, n" 471. Voy. aux pièces juslif., n" 44. Charles VII était à Grestain et non point à l'abbaye de Jumièfçes (de Beaucourt, Hist. de Charles VU, t. V, p. 360, note 2), quand furent données les lettres de commis

Ch. lÎKKAun. — L'AhI);iyii lie Xolre-Dame de Grestnin. ^

98 l'abbaye di: .notke-dame de GKESTALN

Il a été fait mention par les chroniqueurs du passage du roi de France à Grestain. « Parmi ces mêmes jours, dit Robert Blondel en parlant de la reddition de Honfleur. le roi quitte l'abbaye de Grestain où il logeait à quatre milles de Honfleur et se rend à Essay ' ».

Jean Chartier a rapporté : a Tant tost après que ladite ville de Honfleur eut esté réduite, se party le roy de ladite abbaye de Grestain et s'en alla à Bernay, de là à Essay, puis à Alençon ^. » Dans les Chroniques de Normandie, on lit: '( Ce temps durant, le roy estoit logié en une abbaye nommée Gretain, à deux lieues prez de Honnefleu ' ».

On ne connaît aucun détail du séjour de Charles ^ II à l'abbaye de Grestain. Le roi y vint pendant que les troupes de Dunois entouraient Honfleur dont le gouverneur ^ refusait d'ouvrir les portes malgré Tarlicle de la capitulation du comte de Somerset concernant cette place. Toutefois on est porté à croire que ses capitaines Yj avaient précédé vers le milieu du mois de janvier, c'est-à-dire dès l'attaque contre Honfleur. A ce moment il y eut donc dans l'abbaye: Charles VII et autour du roi quelques-uns des hommes de guerre du groupe d'hommes d'élite que vit surgir la période remarquable qui s'écoula de 1434 à 1430. Tels étaient Jean bâtard d'Orléans, comte de Dunois; Charles d'Artois, comte d'Eu, et son neveu Jean de Bourgogne, comte de Xevers ; Charles de Culant, grand maître d'hôtel du roi ; Jean d'Estouteville, seigneur de

sion pour instruire la cause de réhabilitation de Jeanne d"Arc, datées de Rouen le 13 février 1449 (v. st.), c'est-à-dire 1450.

1. '< Diebus enim illis defluentibus, serenissimus rex Karolus in abbacia de Gretain hospes, a quatuor niilliaribus fortalicio Honnefluctus vicina, recedens Essiacum petit. » Robert Blondel, II, 169 et 3i'6. — J. Chartier, Hist. de Charles VII, t. II, 189-190 (édit. Vallet de Virivillei.

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