LA MENSE ABBATIALE
5^ Deux grands présy pouvant nourrir quinze ou vingt chevaux. . Mémoire.
6** Une propriété, située à une lieue de Limc^es environ, et appelée Beauvais. Elle comprenait un château, avec fossés et pontlevis, un parc clos de murs, un jardin, des bois, un étang, une gzTcnne, etc., et rapportait annuellement environ ^"^ i.ooo 1-
L'abbé touchait encore, en sa qualité de chanoine, des sommes assez considérables, que Ton peut évaluer au xvii* siècle à 700 ou 800 livres **\ Il avait donc, d'après les documents officiels, Un revenu brut de près de 17.000 livres. Ses charges, même à la fin de l'ancien régime, où elles avaient été accrues par la progression constante du taux des décimes •^\ étaient relativement peu considérables.
Elles consistaient à
ÉTallutioo de 1655.
I* Entretenir le sépulcre de saint Martial, et y faire célébrer la messe
et les offices réglementaires 500 1.
2** Payer la portion congrue du vicaire de Couzeix 200 1.
3* Fournir l'aumône aux pauvres, le jour de la Cène 130 1.
4" Acquitter les décimes 300 1.
3** Faire valoir son revenu 500 1.
6*» Solder quelques menues dépenses 1 30 1.
Le revenu net que l'abbé tirait ainsi de la collégiale variait au XVII* siècle de 14.000 à 15.000 livres et il faudrait multiplier cette
1. Cette propriété fut vendue à la Révolution comme bien national, pour 24.500 livres. EUe comprenait à cette époque une étendue de 91 cétérées (22 hectares 1/2 environ), soit : 40 cet. pour le parc et le jardin, et 3 1 cet. en bois, terres, pacages, etc. (Arch. de la Haute- Vienne,
2. Vers 1770, le revenu moyen d*un chanoine était d'environ onze ou douze cents livres (cf. ci-dessous chap. III). La somnie de sept ou huit cents livres que nous proposons pour le xvn« siècle est donc certainement au-dessoui de la vérité, puisque Tabbé avait double prébende.
3. Uabbé devait payer pour les décimes 257 livres en 1609 (BuU, de la Soc, archéol, du Limousin^ t. VIII, p. 119), et 500 livres en 1653 (Bibl. Nat., ms. Duchesne, t. XXXVIII, fol. 53 y>),