Voir ci-dessus, p
par le chevalier Golfier Hélie, en l'autel de la chapelle Saint-Benoîf *. Au temps de la sécularisation, ces fondations furent très difficiles à entretenir. Elles avaient été presque toutes gagées sur des rentes en numéraire, et plusieurs d'entre elles durent être supprimées, à cause de la diminution du pouvoir de l'argent.
Les moines de Saint-Martial pendant tout le moyen âge eurent à cœur de célébrer dignement les anniversaires de chacun de leurs abbés. Quand une de ces dates funèbres arrivait, ils allaient dès la veille en procession prier auprès du tombeau du défunt, et l'asperger d'eau bénite, au son des cloches de la basilique. Le lendemain, ils assistaient tous à la grand'messe dite pour le repos de son âme ; ils se rendaient ensuite auprès de sa sépulture, et chantaient des psaumes ^^\ Les abbés, du reste, avaient généralement laissé au chapitre des rentes importantes, pour célébrer leur anniversaire, et pour donner aux moines une pitance en ce jour ^^\ Ils n'avaient eu garde également d'oublier les pauvres. L'abbé Isembert, par exemple, avait voulu qu'en cette circonstance douze d'entre eux fussent nourris à ses frais par l'aumônier et par le chevecier ^^\
Des associations spirituelles.
Sous les derniers Carolingiens, la plupart des grands monastères ne se bornèrent pas à constituer des anniversaires isolés. Ils voulurent profiter réciproquement de tous les avantages spirituels, de toutes les indulgences, dont chacun d'eux pouvait jouir. Ils se lièrent par des alliances mystiques, par des unions de prières très touchantes. Ils décidèrent dans de véritables contrats synallagmatiques, qu'ils prieraient les uns pour les autres, et qu'ils traiteraient respectivement les