‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 251 sur 470 · LES CONFRÉRIES · texte numérisé non relu

LES CONFRÉRIES

Courtine ^'\ celle des Treize- Chandelles ^^\ comme la grande confrérie de Saint-Martial ^'^ surtout, étaient très importantes, et comptaient chacune de nombreux sociétaires.

La plupart d'entre elles eurent à traverser une crise très grave pendant le règne de François Ps et plusieurs sombrèrent au milieu de l'indifférence que la bourgeoisie commençait à affecter pour les idées religieuses. Au xvii^ siècle, celles qui avaient subsisté, furent pour la plupart réorganisées; mais, comme le remarque très justement M. Guibert ^^\ les nouvelles associations furent animées d'un esprit tout autre. Elles se proposèrent uniquement de remplir en commun certaines pratiques religieuses ; elles relâchèrent les liens de solidarité qui existaient autrefois entre leurs membres ; elles ne s'occupèrent plus de ces œuvres d'assistance, qui avaient naguère rendu tant de services. L'administration communale du reste visait déjà, dès le temps du grand roi, à répandre seule les bienfaits de la charité officielle sur tous les nécessiteux.

Les confréries furent supprimées à la Révolution. Elles se reformèrent aussitôt que Napoléon eut rétabli la liberté des cultes. Plusieurs d'entre elles subsistent aujourd'hui encore, et nous citerons spécialement la grande confrérie de Saint-Martial, dont lés membres forment, comme leurs prédécesseurs, « une garde d'honneur pour veiller sur les reliques du premier évéque de Limoges ^^K »

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