‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 267 sur 470 · Arch. de la Haute-Vienne, reg. H · texte numérisé non relu

Arch. de la Haute-Vienne, reg. H

pour les années 1701 à 1705 ^'\ nous montre que dans cette période de quatre ans, 2/5 des cotes devaient des arriérés plus ou moins considérables; 1/5 n'avait même été l'objet d'aucun paiement. Ces cotes étaient pourtant très faciles à percevoir; elles étaient toutes assises sur les maisons de Limoges ou sur les clos des environs ^^K

Les prébendes canoniales étaient également affectées par des nonvaleurs fort considérables. Les archives départementales de la Haute- Vienne renferment, entre autres, des comptes assez détaillés pour le « Gros A ^^^ y>. Nous avons trouvé en examinant ces comptes, que, pendant une période de trente ans, 1/3 des censitaires n'avait payé aucune redevance au chanoine titulaire. Ils n'avaient cherché à s'acquitter ni en argent, ni en nature ^^\

Il est inutile de multiplier ces exemples pour montrer les difficultés que l'abbaye éprouvait à percevoir régulièrement ses cens. Les arrérages qui lui étaient dus se montaient souvent à des sommes considérables. Ils fournissaient une matière inépuisable aux procureurs et avocats. Le calcul des sommes en retard, des intérêts moratoires, des dommages-intérêts, était tellement compliqué ! Pour évaluer les rentes en nature, il fallait, en outre, recourir aux forléaux ^^\ et ceux-ci, dans bien des endroits, étaient tenus d'une façon plus ou moins irrégulière ; il fallait procéder à des comparaisons de mesure.

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