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320 DES ŒUVRES d'aRT DÉCORANT LA BASILiaUE
^ subir à Téglise d'Aquitaine. Labbé Legros croit qu'elle date seulement
l. du xii« siècle^'*. Quant à nous, il nous est difficile de formuler une
l opinion, le monument étant perdu ; mais nous inclinerions à penser
; qu'il se rattache peut-être au couronnement de certains ducs d'Aqui-
^ taine à Limoges, pendant le xii® siècle.
■^ La basilique renfermait encore différents objets d'art, que nous
l: allons brièvement énumérer. C'est ainsi que le pourtour du sanctuaire
( était orné, jusqu'au xviii*= siècle, de tapisseries représentant divers
'■ sujets mythologiques. Elles étaient fort belles ; mais un beau jour les
( chanoines éprouvèrent des scrupules. Leur pudeur, réveillée par des
[' besoins d'argent, s'aperçut avec effroi que les sujets étaient « indé-
t cents », et les personnages fort peu habillés. Le chapitre décida donc
l de vendre ces tapisseries, et de les remplacer par celles qui se trou-
[ vaient dans la sacristie. Ce fut fait en l'année 1770, et avec l'argent
J qu'on en retira, on put payer les travaux de restauration exécutés au
^ même moment dans l'église ^^K
f Dans les absidioles du rond-point, il y avait plusieurs tableaux
modernes, et une curieuse série d'émaux. Ces émaux étaient en gri- ; saille, et dataient de la Renaissance : ils représentaient les principaux
l épisodes de la vie de saint Martial, tels que les rapporte la légende
\ Aurélienne ^^\
Sur le pilier nord de la croisée du transept était placée une horloge, L dont les auteurs du xviii« siècle nous ont laissé de longues descrip-
l tions. Desmarets la dépeint en ces termes ^^^ :
l « L'horloge est une pièce ancienne avec un carillon. On voit, à côté
( du mouvement de l'horloge, la figure de la Mort en squelette qui, par
le même principe, exécute trois mouvements remarquables : elle
tourne la tête à droite, ouvre la mâchoire inférieure, et lève^de ses
deux mains la faux dont elle frappe un timbre. Ce timbre est dans un
[ globe qui sert de base à la Mort, laquelle est assise sur un panier de
ï fleurs d'où s'échappe un serpent. »
[ I. L'opinion de Legros est rapportée par Allou (op. cit. y p. 228).
2. Registre capitulaire aux Arch. départ, de Limoges, H 9466, p. 270.
3. Desmarets, ÉpJjétnérides de ij6s pour le diocèse de Limoges, p. 149 et 150.