Legros, ihid., p
9. Desmarest, op. cit., p. 148. Voir le plan de l'église et de la crypte par Legros (PI. II).
322 l'Église saint-pierre-du-sépulcre
fondation remontait au moins au vi« siècle ^'^ Elle était de plan carré et sauf un agrandissement sous labbatiat de Tabbé Guigues (974^991)"* elle ne fut guère modifiée jusqu'à la Révolution, époque à laquelle elle fut démolie. Le tombeau de saint Martial était à droite en entrant; il devait dater du \i^ siècle, comme le prouvent les deux inscriptions suivantes gravées sur des plaques de marbre : « Hic requiescit Martialis Apostolus Cbristi », et « Ademari miserere tui ^^^ ». Elles avaient été placées probablement par le célèbre chroniqueur Adémar de Chabannes, qui avait été un des plus ardents défenseurs de l'apostolicité de saint Martial. Le tombeau était surmonté au moyen âge d'un dais doré ^^\ La voûte surmontant ce dais était percée d'une petite ouverture appelée la fenêtre de Saint-Martial, auprès de laquelle les malades se faisaient porter dans l'espoir d'obtenir leurguérison ^^K
Derrière cette crypte existaient, dès les temps mérovingiens ^^\ deux autres cryptes de mêmes dimensions; la première servait de chapelle, la seconde renfermait le tombeau de Tèvc-le-Duc, qui était recouvert d'une énorme dalle sans aucun caractère ^'\
A côté de l'église Saint-Pierre-du-Sépulcre, était une grande chapelle dédiée à saint Benoît. Elle servait aux moines pour célébrer l'office de nuit et communiquait directement avec le cloître. Nous ne savons à quelle époque elle fut fondée ; mais elle fut brûlée en 1224 *^\ et immédiatement reconstruite. Elle subsista jusqu'en 1792, et fut détruite à cette date en même temps que la basilique.
1 . Grégoire de Tours parle en effet de la « crypta » où fut enterré saint Martial. {D^ Gloria confess., ch. XXVIQ.
2. « Wido abbas... ampliavit sepulcrum » (Duplès-Agier, Chroniques de Saint-Martial^ p. 286). Le mot sepulcrum désigne la crypte et non le tombeau de saint Martial. Pendant tout le moyen âge la crypte fut du reste appelée : le Sépulcre.
3. L'abbé Texier a publié ces deux inscriptions dans ses Inscript, du Limousin y p. ii8(Voir fac-similé, np V).
4. La Coinmemoratio raconte en effet qu^une nuit la « cripta aurea Marcialis apostoli » fut brûlée (éd. Duplés-Agier, p. 5).
5. Nous avons rapporté (voir plus haut, p. i$o) comment la populace, en Tannée 1327, blessa un moine de Saint-Martin qui s*était fait porter auprès de la « fenestra S. Martialis ».
6. Les miracles de saint Martial parlent en effet de la « tertia cryptella » qui existait à côté de la crypte où était enterré le premier évêque de Limoges (^Acta SS. de juin, t. V, p. 555).
7. M. Grellct-Dumazeau a soutenu à tort que ce tombeau était celui du duc Waîfre (Bull, de la Soc. arch. du Limousin , t. II, p. 73).