Duplès-Agier, (?f. «7., p
7. Déclaration de 1609. -^w'^^^'w de la Soc. arch. du Limousin^ t. VIH, p. 119.
8. Archives Nationales. Vj, 1264, fol. 164, et Arch. de la Haute- Vienne, liasse 9219 A. •
9. Ce prieuré était situé à Limoges, aux environs de la rue actuelle des Arènes.
10. « Anno MCCLX, fuit inceptum edificium Béate Marie de Arenis » (Duplès-Agier, Chroniques de Saint'Mar liai y p. 132).
cours du XIV* siècle ^'\ L'hôpital fut supprimé, probablement au siècle suivant ^^^; mais le prieuré subsista et, jusqu'à la Révolution, il fut à la collation de l'abbé ^^K
Arnac^^^ (Arnacum).
L'histoire de la prévôté d'Arnac est aujourd'hui connue, grâce à un mémoire que mon père a publié il y a quelques années. Nous lui empruntons une partie des renseignements qui nous ont permis de composer cette notice ^^\
Le nom d'Arnac apparaît pour la première fois au début du XI* siècle; mais le village de ce nom existait probablement depuis un certain temps. Qjuoi qu'il en soit, c'est aux environs de l'année 1010 que Guy de Lastours et sa femme Engalcias fondèrent en cet endroit un petit monastère, qui acquit rapidement une certaine notoriété, grâce aux reliques de saint Pardoux ^^\ L'acquisition de ces reliques est racontée en grand détail par Geoffroy de Vigeois, et son récit nous montre avec quelle inconscience les gens du moyen âge commettaient de véritables larcins, sous couleur religieuse ^'^K Le corps
1 . Ce prieuré porte dans certaines pièces du xiv« siècle la dénomination de « prioratus hospîtalis de Arenis » (Arch. de la Haute- Vienne, H 9444).
2. Le dernier acte où nous l'ayons trouvé mentionné est de 1432 (Arch. de la Haute-Vienne, H 6658).
3. Fouillé de Nadaud, aux Arch. du Grand séminaire de Limoges.
4. Amac, cne du co» de Lubersac, arr. de Brive, Corrèze. M. Duplès-Agier s*est encore trompé en plaçant cette prévôté dans une localité du nord de la Haute-Vienne, malgré le témoignage positif de tous les pouillés du diocèse.
5. R. de Lasteyrie, Bulletin de la Société arch, de la Corrèie, année 1892, p. 23 et ss.
6. Geoffroy de Vigeois, éd. Labbe, Nova Bibl. mss.y t. II, p. 280. Saint Pardoux est un solitaire du Limousin, qui vivait au viiie siècle. Il fut le fondateur et le premier abbé du monastère de Guéret. Sa vie, dont il existe deux versions, a été publié par M. Coudert de la Villate {Vie de saint Pardoux),
7. Geoffroy de Vigeois, éd. Labbe, Nova Bibl. mss.y t. II, p. 281. Les habitants de Guéret et ceux d'Arnac prétendent chacun posséder le corps de saint Pardoux. Nous ne savons lesquels ont raison ; nous ferons pourtant remarquer que le récit de Geoffroy de Vigeois semble bien extraordinaire. D'après lui, les reliques du saint auraient été transportées d'abord de Guéret à Sarlat, nous ignorons sous quel prétexte; puis de Sarlat à Arnac. Or, les moines de Guéret ont soutenu dès cette époque que les reliques conservées à Sarlat étaient fausses. La question a été discutée au moyen âge ; mais, comme les seigneurs de Lastours étaient très influents, elle fut résolue en leur faveur, et en faveur d'Arnac par conséquent. (Voir Roy-Pierrefitte, Histoire de Guéret, p. I et ss., extrait des Monastères du Limousin.)
de saint Pardoux, en effet, fut dérobé une nuit dans l'église de Sarlat par un prêtre de la ville. Transporté à Arnac, il fut solennellement reçu par Guy de Lastours, et devint rapidement le centre d'un petit pèlerinage.
Quelques années après ces événements, Guy de Lastours fit cadeau du monastère à Tabbé de Saint-Martial Geoffroy II^'^ Le Saint-Siège ainsi que Tévêque de Limoges furent appelés à confirmer cette donation en 1022 ou 1023 ^^\ Arnac fut dès lors gouvernée par des prévôts, qui, sous l'intelligente direction des moines de Saint-Martial, firent prospérer le monastère. Des bâtiments claustraux furent élevés, et, en 1028, l'église était assez avancée pour que l'évêque Jourdan, avant de partir pour les Lieux Saints, ait pu la consacrer '^\ L'église, détruite probablement par un incendie, fut reconstruite à la fin du xi« siècle, et dédiée vers 1102 ou 1103 par l'évêque de Limoges Pierre Viroald ^^\ Jusqu'au règne de Philippe-Auguste, les chroniques mentionnent à peine le nom d'Arnac; elles ont pourtant noté qu'en l'année 1175, la localité ser\'it de lieu de conférence à différents seigneurs du Limousin, qui s'y rencontrèrent pour jeter entre eux les bases d'un compromis. Réunis sous la présidence de l'évêque Géraud '^\ les vicomtes de Limoges et de Turenne, le fils du comte d'Angoulême, Guillaume Coupe-Fer, et Archambaud de Comborn, résolurent de cesser leurs longues luttes, et traitèrent ensemble, dans le cloître de la prévôté. Leur accord n'eut qu'une durée éphémère, car les gens du vicomte de Limoges ne tardèrent pas à recommencer leurs déprédations, jusque dans les environs même d'Arnac. Olivier de