‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 344 sur 470 · Archives Nationales. Vj 1262, fol. i ro · texte numérisé non relu

Archives Nationales. Vj 1262, fol. i ro

3. Geoffroy de Vigeois (Voir ci-dessus, p. 354) parle d'une consécration de l'église en l'année 1 102 ou 1103. L'église devait être à peine commencée à cette date, ou elle a été reconstruite postérieurement, car elle est certainement d'une époque plus avancée.

exiguës, quoique celle du centre soit un peu plus grande que les autres. Éclairées chacune par une baie unique ^'\ elles sont décorées par des arcatures reposant sur des pilastres, et portant sur une corniche la voûte en cul-de-four. Ces pilastres sont de la plus grande simplicité. Ils sont intimement liés à la muraille, sur laquelle ils débordent fort peu, et reposent sur un banc circulaire, qui fait le tour de toute l'église. On trouve à Arnac une disposition fréquente dans toutes les égUses de l'ancien diocèse de Limoges. Chaque travée est portée par de gros massifs de maçonnerie, qui forment une saillie considérable, et sont réunis par des arcs en tiers-point. La nef est actuellement voûtée d ogives, mais nous doutons qu'elle Tait été dès l'origine, et inclinons à croire qu'elle devait être plutôt recouverte par un berceau brisé, comme le sont encore aujourd'hui les deux bras du transept.

La façade de l'église date du xni^ siècle. Elle est percée d'une porte à ressauts, de chaque côté de laquelle se trouvent de gracieuses arcatures en tiers-point. Au-dessus sont trois niches, renfermant chacune une statue. Au centre est la Vierge, portant l'Enfant Jésus ; à droite et à gauche, saint Martial et saint Pardoux. Nous inclinons à croire, — sans oser l'affirmer, — que ces statues sont anciennes; en tout cas, elles sont d'un dessin très archaïque. Dans la partie supérieure de la façade se trouve une baie, longue et étroite, dont l'embrasure est ornée d'un cordon de moulure. Elle est ornée d'un pignon triangulaire, qui supporte la toiture, et a été refait de nos jours.

L'église présente extérieurement peu d'intérêt ; nous devons pourtant signaler les énormes contreforts qui supportent la poussée des voûtes, et qui, eu égard aux proportions de l'édifice, sont de dimensions bien anormales. Les absidioles sont décorées comme à l'intérieur, par des pilastres, qui supportent de petits arcs en plein cintre. Leurs toitures, fort basses à cause des fenêtres qui éclairent le chœur, sont polygonales, et couvertes en tuiles.

Telle est l'église d'Arnac^^^ qui restaurée récemment par M. de Baudot, se trouve aujourd'hui dans un état d'entretien satisfaisant.

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