‹ L'abbaye de Saint-Martial de Limoges;Chapitre 355 sur 470 · Archives Nationales. S · texte numérisé non relu

Archives Nationales. S

8. Le dernier de ses prévôts, Philibert de Jurançon de Rochebrune, grand prieur de Cluny, est encore mentionné dans un acte de 1791. (Roy-Pierrefite, ihid., p. 15.)

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comme le porche et le clocher qui le surmonte, sont postérieures d'une centaine d'années au moins.

L'église a la forme d'une croix latine, avec bas-côtés se prolongeant autour du chœur, trois absidioles au chevet et une sur chacun des bras du transept. Elle a deux clochers également inachevés, l'un au bas de la nef, l'autre sur la travée précédant la croisée du transept. L'église a dû être construite à deux reprises différentes. La nef, en effet, a été bâtie dans des proportions plus amples que le chevet ; le vaisseau central et les bas-côlés sont plus larges que le chœur, dans l'axe duquel ils n'ont même pas été établis exactement. Leur déviation est sensible.

Les absidioles sont à l'intérieur d'une grande simplicité ; elles sont éclairées chacune par une large baie et amorties par une voûte en cul de four. Les bas-côtés qui contournent le chœur sont étroits ; ils sont voû. tés d'arêtes, et surmontés par des combles, qui forment comme un embryon de galerie circulaire. Ces combles sont percés de petites ouvertures, donnant les unes dans l'église, les autres sur l'extérieur. Ils ont une voûte en demi-berceau, qui vient contrebutter la poussée de celle du chœur, et se continuent dans la partie est des deux bras du transept, où ils présentent une plus grande importance. Au lieu d'être éclairés par de petites baies, ils prennent jour sur l'église par un véritable triforium, avec colonnettes et arcs en plein cintre.

Le chœur est amorti par une voûte en cul-de-four, qui vient s'appuyer contre la coupole de la croisée 4u transept. Cette coupole est sur pendentifs. Elle a été défigurée dans une restauration moderne, percée d'une ouverture circulaire, et recouverte par un petit clocheton vitré du plus fâcheux effet. Dans le plan primitif, elle devait être surmontée d'un clocher, dont on peut même apercevoir les amorces. Mais l'église fut bâtie en deux reprises, et, quand on la termina, on changea ces dispositions. L'architecte, craignant d'écraser la coupole, préféra bâtir le clocher sur la travée voisine de la nef, dont il consolida les piliers en conséquence.

La nef est voûtée d'arête, ce qui a permis d'ouvrir des fenêtres au. dessus des combles des bas-côtés, et d'éclairer ainsi le vaisseau central. Elle est précédée d'un porche gothique, de dimensions assez vastes.

L'église possède deux beaux clochers. Le clocher central est le plus

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ancien et a été construit dans la seconde moitié du xii« siècle. Il est sur plan carré à la base et devait être octogone au sommet. Deux étages seulement en subsistent aujourd'hui. Ils présentent l'un et l'autre sur chacune de leurs faces deux fenêtres à baies géminées, qui reposent sur des colonnes trapues. Le second clocher a été bâti au-dessus du porche et date du xiii« siècle. La base est également de plan carré ; mais on voit, dans la partie supérieure du second étage, les trompes qui avaient été disposées dans les angles pour permettre de passer à l'octogone. Il est percé sur chacun de ses quatre côtés d'une fenêtre amortie par un arc brisé et divisée en deux baies géminées par une colonnette supportant deux petits arcs en plein ceintre. Il n'a malheureusement pas été terminé, et a été couvert par une charpente en bois.

L'ornementation générale de l'église est très simple. Les combles reposent sur des corniches à modillons; mais c'est à peine s'il y a quelques chapiteaux sculptés et quelques cordons de moulure encadrant les fenêtres. Les toitures ont été refaites dans une restauration moderne. Au lieu des couvertures en tuiles qui existaient primitivement, on a placé des dallages compliqués, qui ont coûté très cher, et laissent l'eau s'infiltrer dans les parties supérieures du monument.

L'église de Chambon, malgré le très réel intérêt qu'elle présente, est encore assez peu connue. Elle mériterait de l'être davantage, et il serait à désirer que quelque archéologue s'intéressât à elle, et en publiât une bonne monographie.

Nous donnons une liste, malheureusement incomplète, des prévôts de Chambon. Elle est empruntée en majeure partie à celle que M. l'abbé Roy-Pierrefitte a publiée <*^ :

1088 et 1089. Emmenon ^'\ Vers iioo. Gérard <*\ 1108. Hélie ^^>.

1. Roy-Pierrefitte, Histoire de CJjamhon, p. 13 (extrait des Monastères du Limousitty fascic. no XIII).

2. Bulletin de la Soc. des Lettres de la Corrèie, 1884, p. 248.

368 CHEZELLES

1192. Humbaud **\

xiii* s. (?). Aimery de Lastours <*^

1213. Guillaume Provat ^*\

I2i8 et 1222. Guillaume Gosse <'\

1267 f , Jourdain de Malemort <^\

1271. P. de Baulet <5>.

1422, 1457 et 1477. Hugues de Villelume ^'\

1506. François-Guillaume Anzelme ^^\

1569. Jean de Saint- A vit ^^\

1609. Austrégile de Frémont ^^\

1621. François de Montagnac ^^K

1632 et 1638. René de Montagnac <^>.

1678 et 1687. André Peyiaud ^^K

1721 et 1728. Jean Marin ^^K

1733 et 1747. Jacques de Maillé, grand-prieur de Cluny ^^K

175 1 et 179 1. Philibert Jurançon de Rochebrune, grand prieur de Cluny ^^\

Chérignac^'^ (Cherignacum, Charnac).

L'abbaye possédait une chapelle à Chérignac, dans le diocèse de Limoges. Elle avait établi au xiii^ siècle, pour la desservir, un petit prieuré habité par un seul moine ^^\ Elle le supprima dans la suite ; mais jusqu'à la fin de l'ancien régime l'abbé conserva le droit de nommer le titulaire de la chapelle ^^\

Chezelles^'^^ (Cazella^).

Le petit prieuré de Chezelles, au diocèse de Bourges, relevait du prieuré d'Arcs. Il était habité par deux moines au xin« siècle *"\ et

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