ROSIER
Ifcatfredus^'K Elle fut bientôt desservie par un prieuré, qui était très prospère au xiii*^ siècle, et était habité par une douzaine de moines ^^K L'église devint, probablement sous Charles Vil, le siège d'un doyenné ^'\ et resta à la collation de l'abbé après la sécularisation du monastère en 1535.
Le doyenné fut supprimé à la fin du xvni* siècle et uni à la mense capitulaire. Pour arriver à ce résultat, les chanoines de Saint-Martial durent pendant plus de vingt ans entasser procédures sur procédures, s'adresser à toutes les juridictions laïques ou ecclésiastiques, faire môme intervenir le Grand Conseil du roi. Ils dépensèrent plus de 24.000 livres ^^\ Le décret d'union fut enfin signé, le 28 mai 1778, mais il comportait de nombreuses restrictions. Les chanoines devaient payer la portion congrue du curé et des vicaires, entretenir l'église, donner 400 livres par an « pour le bouillon des pauvres malades »'• Ils devaient s'engager à ériger une nouvelle paroisse, si les habitants la réclamaient, à abandonner à l'évêque de Rodez quelques menues redevances pour son séminaire. Ils devaient promettre enfin de servir une rente viagère de 4.000 livres au doyen, et de donner aux anciens moines des pensions convenables ^^\ Les charges du doyenné étaient considérables. Ses revenus étaient néanmoins importants, et étaient affermées net 10.900 livres à la veille de la Révolution ^^\
Rosier ^7) (Roserium).
L'église Saint-Martial de Rosier appartenait à l'abbaye dès le Xi*^ siècle ^^\ Elle ne tarda pas à être desservie par un petit prieuré, qui
1. Geoffroy de Vigeois, éd. Labbe, Nova Bïbî, mss.y t. II, p. 282.