Labbe, ibid
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toute vraisemblance, grâce à ses protestations, qu'un concile tenu à Paris en 1024 eut à s'occuper de la question ^'\ Le roi Robert, Tarchevêque de Bourges, l'abbé de Saint-Martial Hugues, et plusieurs prélats assistèrent à cette assemblée et soutinrent énergiquement la cause de l'apostolicité ; les envoyés de l'évoque de Limoges protestèrent avec non moins d'ardeur; mais malgré leur opposition, les Pères du Concile se prononcèrent en faveur de saint Martial et décidèrent d'informer le Saint-Siège des décisions qu'ils venaient de prendre <*\
L'évêque Jourdan ne se découragea encore pas ; à la suite de cette double défaite, il s'adressa directement au Saint-Siège et écrivit au pape Benoît VHI une sorte de lettre ouverte ^^^ dans laquelle il l'adjurait de ne pas se prêter à la fable ridicule imaginée par l'abbé de Saint- Martial et par ses moines ^^K II concluait en déclarant qu'il ne voulait pour sa part endosser à aucun prix la responsabilité de pareilles billevesées ^^\ La mort empêcha Benoît VIII de répondre <^^ ; mais par suite de circonstances nouvelles l'évêque vint à changer brusquement d'attitude.
Quelques mois en effet avant la dédicace de la basilique du Sauveur, un synode se réunit à nouveau à Limoges (juillet, et août 1028) ^7> et pour la troisième fois l'apostolicité de saint Martial fut
1. Labbe, ibid,, col. 1 151. — Adémar de Chabannes, CommemoratiOy éd. Duplès-Agier, p. 8.