Labbe, Concilia, t. XI, col. 1244 et
2. Duplès-Agier, Chroniques de Saiut-Marlial, p. 240, 242, 243. — Bernard Itier, éd. Duplès- Agier, p. 47.
3. Les continuateurs de la Commetnoratio ne le mentionnent môme pas, et il n'est pas compté dans la liste générale des abbés (éd. Duplès-Agier, p. 9).
4. Il ne mourut en effet qu'en 1045, selon le témoignage de Bernard Itier (éd. Duplés-Agier,
5. « Reparavit aggerem quo munitum est castrumS. Martialis » (Duplès-Agijr, Chroniques de Saint'Martiaîy p. 286).
82 l'abbé odolric
l'abbé Pierre, qui construisit la porte Montmaillcr ^". L'abbé Pierre, fils d'Eucharius, seigneur de Clwio *'*, gouverna le monastère pendant dix ans, et mourut en 105 1 ^*\ Sa vie nous est inconnue et Geoffroy de Vigeois avoue lui-même son ignorance à ce sujet ^^\
Le dix-huitième abbé de Saint-Martial, Mainard, n'a joué également qu'un rôle très effacé ^'\ Pendant son administration, un terrible incendie ravagea, en 1055, le monastère et le Château. La basilique du Sauveur, qui devait être à peine terminée, fut la proie des flammes; trois moines trouvèrent la mort dans la catastrophe, et une partie du trésor et des archives fut détruite *^\ Quelques années plus tard, en 1060, la ville et l'abbaye furent encore ravagées par le feu*'\
A la fin de sa vie, l'abbé Mainard eut à résister au vicomte de Limoges qui, malgré ses protestations, vendit l'abbaye aux moines de Cluny. Le vicomte ne put exécuter le contrat sur-le-champ ; mais Tabbé étant mort le 15 des kalendes de juillet 1063 (19 juin) *^*, quelques mois plus tard les Clunisiens faisaient leur entrée dans l'abbaye de Saint-Martial.
1. « Fccit portam a Monmelier » {Comtmttwratio^ p. 9). Cette porte était sur remplacement de la place actuelle Denys-Dussoubs.
2. Geoffroy de Vigeois, éd. Labbe, Nm^a Bihl. mss.^ t. II, p. 284.