Gautier, i i25, suivant les mêmes auteurs
3. AiMiER, Aimanis. Son nom figure au bas d'une charte donnée l'an 1147, indiction X% par l'évêque de Beauvais, Eudes, à la collégiale de Notre-Dame du Châtel de Clermont. A la rédaction de cette charte, à Saint- Just-en-Chaussée, assistèrent « ly abbéz de Froimont, Aimars, abbés de Ruecourt, Jehans, abbéz de Saint-Just ; Gliment, chapelain de la Canoise (collégiale de Clermont) ; Ansous de Sainct-Sanson, Guy de Bugles, Oeudes Bordel, Gallerans de Miellay, Simon de Sainct-Sanson, Gobert des Prés, Thiébaut dou Mesnil, Raoul de Faget, Renaus Velosel. »
Eudes III, évêque de Beauvais, nous y apprend que du temps de Pierre de Dammartin, son prédécesseur (1114-1133), « Renaus (deuxième du nom), comte de Clermont, donna en icheli jour de ladédication l'église de Clermont, consacrée en l'onneur et mémoire de la
tréz béneurée Vierge Marie et del'honnourauble martyr Arnoul, octroians aux canoines de l'église foire par trois jours, ch'est à sçavoir le jour de feste de S. Jehan et les deux autres jours ensuyvans » (i).
Versii5i, Aimier, abbé de Saint-Martin-aux-Bois, renonça, au nom de son monastère, à tous les droits que les chanoines de Saint-Martin pouvaient avoir à Montagny-Sainte-Félicité,sur les biens meubles et immeubles donnés à Tabbaye de Saint-Vincent de Senlis, par le frère convers Giraud. Cette renonciation fut approuvée par l'évêque de Senlis,Thibaud(i i5i-i i55),
A . Riiricurtensis ecclesie dictus abbas , universis sancte matris ecclesie Jîliis salutem. Notiun fîeri volumus ecclesiam sancti Martini de Riiricitrte habiiisse caliimpiiiain super hoc quod Girardus conversus posséderai apiid Montiniacum, in pago Silpauectensi. Fuit hiijiis calumpnie causa terminata et defuncta apud Silvanectum, in covispectu episcopiet totius qui assistebat cleri.
Concessi ego A. ut habeat in pace ecclesia sancti Vincenti totuni id unde calumpnia surrexerat, videlicet quicquii Girardus posséderai. Hoc idem concessit postea, apud Riiricurt^capitulum ipsius ecclesie et sigilli sui impressione firmavit.
Le sceau deTabbé Aimier, ou plutck de Tabbaye, appenduàracte,ctaitoblong, en cire blanche, il représentait un abbé ou évêque assis, la mitre à l'antique ouverte par devant, la main droite élevée, et tenant de la gauche une crosse tournée en dedans. La légende portait : S. Sancti Martini (2).
(i) Ant. LoisKi., ^^Témoires des pays, vUU\ comté et comtes, cvesche et cvesqiiesde 'Beauvais, iCoiy, p. 274. — Louvict. Ilist. et antiquités du l^eauvoisis, lô-^i, t. i, p. -00.
(2) Nous devons à l'obligeance de M. Poirée de la (iiiteliere, Senlis, la copie de cette pièce conser\ée jadis aux Archives de Saint-Vincent, cote F. — AvFORTY, Tabularium\ t. XIV, -5,82 et i jo. —Cf. chanoine Mui.i.KR, Promenades archéologiques, iOo«, dans les Mémoires de la S-)ciété Académicpic de l'Oise, t. XIV, p. txSy.
4. Erkenger, mentionné dans une charte de Tabbaye de Froidmont (i). Fut-il le prédécesseur ou le successeur d'Aimier? Les Bénédictins le donnent comme son successeur sous la date de 1 147.
Pierre, Pé'/n/^, abbas saiicli Martini, fut témoin en 1 155, avec Helias^monachus ejus.de la donation que fit à Tabbaye de Lannoy (2) Etienne, fils d'Engerran, vicomte d'Aumale, de tout ce qu'il possédait au territoire de Monceaux-l'Abbaye (3). Nous hésitons à laisser Pierre au nombre des abbés de Saint-Martin-aux-Bois. La qualité de moine attribuée à son compagnon He lias, au lieu de celle de chanoine, nous laisse indécis. Mais alors de quel monastère Pierre aurait-il été abbé ?
5. Gérard paraît en i iSg, dans une transaction entre Jean de Busencourt, abbé de Corbie, et Adam de Montdidier (4).
6. Henri, Henricus^ abbas de Riiricurte, fut, avec Amaury, évêque de Senlis, Hugues Marthelot, doyen de Beauvais, et Jean, archidiacre de Beauvais, Simon, doyen de Pont-Sainte-Maxence, Guy, échanson du roi, Raoul de Coudun, Baudouin de Boutenangle, Rainaud et Simon de Francières, et Etienne Potier, chevalier, témoin, en 1 160, de l'approbation donnée par Pierre de Sorel et son fils Gillebert à une donation faite à l'abbaye de Chaalis, au territoire de Trembloy (5), par Thomas d'Estrées, d'accord avec Alvide, sa femme, Evurnin, son fils, Heldeburge et Rose, ses filles (6).