XLIV. — ETIENNE DE ROQUEFORT
(Slephanus Aym. de Peyrac; Philippus de Roca-Forti (4) Gall. chr.)
Etienne de Roquefort, issu d'une famille noble de l'Agenais. est né dans la commune de Roquefort, aujourd'hui canton de Laplume, arrondissement d'Agen. En 11 55, il vendit une maison et un jardin situés à Moissac, clans le faubourg Saint-Ansbert, moyennant 1,230 sous arnaudins (5).
Suivant Aymeric de Peyrac et Andurandy, cet abbé occupait encore le siège abbatial en 11 72, mais il y a là évidemment une erreur de date, car nous verrons que son successeur était déjà abbé en 1160. Aymeric de Peyrac ajoute que sous cet abbatiat, sept personnes détenues comme captives, ayant fait un vœu à saint Pierre de Moissac, furent délivrées par la vertu de ce saint et vinrent en reconnaissance s'agenouiller devant l'autel du chef des apôtres (6).
(1) Andurandy, n°s 5930, 5931 et 5949.
(2) Gallia christiana, I, 165.
(3) « Post hune Petrus M" C" LI, présidente Ecclesie papa Eugenio, Raymundo comité Tolosano, marito domine Constancie ». Aym. de Peyrac, Chron., fol. 163, v°, col. 1.
(4) D'après l'abbé Fouilhac, Philippe de Roquefort ne serait pas le marne qu'Etienne de Roquefort et lui aurait succédé (G. Lacoste, loc. cit., Il, 73), mais c'est là une simple affirmation que ne justifie aucun document.
(5) Andurandy, n" 2726. — Les arnaudins sont les monnaies agenaises ainsi appelées parce que l'évêque d'Agen, Arnaud, en avait commencé la frappe au xne siècle.
(6) « Setphanus M" C" LXXII, qui dédit molendinum de Perlios novello ordini Premonstratensi. VU incarcerati se voventes beato Petro Moyssiaci sunt virtute divina relaxati et in die consecracionis dicti monasterii venerunt Moyssiaci coram altari sancti Pétri suorum vota solventes. cujus miraeulum fuit ostensum sub tempore beati Pétri apostoli ». Aym. de Peyrac, Chron., fol. 163, V, col. 1.
LES ABBÉS RÉGULIERS