‹ L'abbé DanielChapitre 2 sur 51 · Jeunesse, jusqu'à · texte numérisé non relu

Jeunesse, jusqu'à

Doué d'une imagination active, les scènes au milieu desquelles il grandit, les grands bois, la vallée de l'Ornain, les oiseaux, les fleurs et les fontaines l'impressionnèrent vivement. Il se passionna pour la lecture des merveilleuses légendes des paladins de France, Roland, Olivier, Arthur et surtout de cette œuvre d'imagination puissante Don Quichotte. Ces penchants vers la nature et le romantique se traduisirent de bonne heure dans les vers écrits à l'école, vers que le maître ne tarda pas à railler. Néanmoins à l'âge de dix-sept ans Theuriet éprouva le contentement suprême de lire ses propres poèmes dans le Journal de la Meuse. Ses parents pourtant n'y éprouvèrent pas le même plaisir qu'André et firent de leur mieux pour le décourager de poursuivre ses aptitudes littéraires. Le fils céda aux désirs de ses parents, sans pourtant renoncer à ses attachements romantiques, et, après avoir fait son baccalauréat, entra en 1853 comme surnuméraire dans la carrière de son père.

Questionnaire

1. Qu'est-ce qui impressionna l'imagination de l'enfant? 2. Comment s'appelle la rivière tant aimée de Theuriet? 3. Dans quel département de la France se trouve- t-elle ? 4. Quelle était l'occupation du père d'André? 5. Quelle était la lecture préférée de l'enfant? 6. Comment le maître d'école trouva-t-il les premiers essais poétiques de son élève? 7. Quelle joie suprême André éprouva- t-il lorsqu'il eut dix-sept ans? 8. Pourquoi ses parents n'éprouvèrent-ils pas le même plaisir? 9. André céda- t-il complètement aux vœux de ses parents? 10. Quelle carrière décida- t-il de suivre?

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