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VI. 2° Romans

Parmi les nombreux romanciers doués de rares qualités de cette brilliante période littéraire en France, il y en a peu qui aient été plus féconds qu'André Theuriet, car ses romans s'élèvent au nombre de plus de soixante dont on ne peut noter ici que quelques-uns: le Mariage de Gérard (1875) est un des plus populaires; le contraste entre un hobereau de province et une jeune Parisienne très éveillée fournit des situations fort intéressantes. Le livre est bien connu par la traduction anglaise (1906); la Maison des deux Barbeaux (1865); la Fortune d'Angèle (1876); le Fils Maugars (1879); Raymonde (1877), histoire d'amour très populaire; Sauvageonne (1880), étude psychologique d'amour vigoureusement conçue; le Journal de Tristan (1880), beaux souvenirs de la vieille Argonne contenant des confessions autobiographiques; les Enchantements de la foret (1881); V Affaire Froideville (1887), étude humoristique des mœurs de bureau; Amour d'automne (1888). En Amour d'automne et dans Raymonde, comme d'ailleurs dans bien d'autres romans de Theuriet, on sent, comme dans les livres de George Sand, l'élément personnel, le héros n'étant autre que Theuriet lui-même. Deux Sœurs (1889) ; Cœurs meurtris (1896) ; Années de printemps (1896), réédités ensemble avec Jours d'été, et publiés sous le titre Souvenirs des vertes saisons. On y trouvera d'intéressants détails biographiques. Claudette, contes et propos rustiques (1900). En général le mariage est le pivot autour duquel se déroulent les idylles de Theuriet. Beaucoup ont paru d'abord dans la Revue des Deux Mondes, et ont été traduites dans beaucoup de pays.

L'Abbé Daniel a paru d'abord dans la Revue des Deux Mondes en 1863. Il se trouve dans un recueil intitulé Nouvelles intimes

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